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BIAIS ALLER-RETOUR

Entre science et fiction, Steven Matthews met à portée de jeune public un sujet complexe : les « biais cognitifs ». Pour rire et penser

Durée : 1h10
Dès 8 ans

Dramaturgie et collaboration à l’écriture : Jérôme Sire et Mathilde Soutter
Avec: Maud Faucherre, Lorin Kopp, Mathieu Fernandez-Villacanas, Verena Lopes, Jérôme Sire, Mathilde Soutter, Mirko Verdesca
Scénographie : Gaspard Boesch
Assistant scénographie : Andrzej Zeydler
Lumière: Rémi Furrer
Son : Benjamin Tixhon
Régie plateau : Théo Serez
Costumes : Clarissa Zoellner

STEVEN MATTHEWS

Après avoir travaillé en crèches pendant plusieurs années, Steven Matthews se lance en 2011 dans des études de théâtre à l’École Serge Martin, d’où il sort diplômé trois ans plus tard. Il joue dans de nombreux spectacles et collabore notamment avec la Compagnie Confiture, le Théâtre Spirale, la Compagnie Lesarts et la Compagnie Zikids.

En 2016, il fonde la Compagnie Don’t Stop Me Now et reçoit une bourse de la Ville de Genève pour le spectacle La princesse EST le chevalier, créé en 2018 au Théâtre La Parfumerie, repris avec succès en 2019. La même année, il crée au Théâtre des Marionnettes de Genève un second spectacle pour enfants, Tu comprendras quand tu seras grand, salué par le public et la presse. Au cinéma, Steven Matthews incarne Fritz Joss dans Un juif pour l’exemple de Jacob Berger, et joue également dans La preuve scientifique de l’existence de Dieu de Fred Baillif.

MATHILDE SOUTTER

Mathilde Soutter est musicienne et comédienne, diplômée de l’École Serge Martin en 2016. Elle a joué dans de nombreuses pièces et collabore avec plusieurs compagnies, notamment Les Arpenteurs et le Théâtre Spirale.

Elle a travaillé étroitement avec Steven Matthews pour la mise en scène de Conte un Jean et a coécrit le spectacle Tu comprendras quand tu seras grand au Théâtre des Marionnettes de Genève, dans lequel elle jouait également.

JÉRÔME SIRE

Après une suite de petits boulots, la rencontre avec l’improvisation théâtrale ouvre à Jérôme Sire un nouveau champ de perspective : le plaisir de la scène et le partage d’imaginaires. Il découvre dans le théâtre la construction collective d’histoires éphémères mais profondément réjouissantes.

Depuis, il poursuit ce chemin entre formation professionnelle, rencontres artistiques et spectacles, avec le désir constant de faire dialoguer les visions du monde par le jeu et l’écriture.

LORIN KOPP

Diplômé de l’École Serge Martin en 2014, Lorin Kopp joue dans Clowneries, reprise d’un spectacle de clown mis en scène par Jean-Claude Blanc. Très vite, il participe à la création de Cyranino, spectacle jeune public porté par Laurie Comtesse et Coralie Garcia.

Par la suite, il travaille sous la direction de Muriel Matile dans La Paix perpétuelle et développe un intérêt marqué pour les marionnettes, notamment dans Le Roi tout nu au Théâtre des Marionnettes de Genève. Il joue également dans Sirènes, création de la compagnie Balor.

MIRKO VERDESCA

Mirko Verdesca achève sa formation à l’École Serge Martin en 2014. Il joue dans plusieurs spectacles de la Compagnie Confiture, notamment Les 39 marches, Feydeau à Moto et La Starteupe.

Il se produit également dans Lysistrata avec le Collectif Puck, Un thé à Tanger de Tahar Ben Jelloun et La Parfumerie de Miklos Laszlo. Pianiste, il a suivi des cours au Conservatoire de musique de Genève et à l’EJMA.

MAUD FAUCHERRE

Maud Faucherre est formée à l’École Serge Martin. Elle a également suivi des formations en danse, chant, marionnettes et clown, notamment avec Noemi Lapzeson, Frédéric Gindraux et Neville Tranter.

Ces dernières années, elle a joué dans Juste après ou juste avant de la Compagnie 100 % Acrylique et dans Maybe – une vie de Sarah Marcuse.

MATHIEU FERNANDEZ

Mathieu Fernandez est diplômé de l’École Serge Martin. Il a suivi divers stages de masques, de clown et de pantomime.

Au théâtre, il a joué notamment dans L’invisible chemin, Celle qui n’est pas maudite (qu’il a coécrite avec Jérémie Nicolet) et Les Chronoclowns, présentés dans plusieurs lieux en Suisse romande.

VERENA LOPES

Verena Lopes est formée à l’École Serge Martin et a complété son parcours par de nombreux stages de jeu, notamment avec Benjamin Knobil, Brigitte Jaques-Wajeman, Mario Konstantin Bucciarelli et Marthe Keller.

Elle a récemment joué dans Heteroclite buffer-memory, If… une odyssée verte et Girls & Boys, dans une mise en scène de Bastien Blanchard.

GASPARD BOESCH

Elle livre la complexité à tiroirs de ce qui nous tisse. Les fragments se suivent, sans queue ni tête: un triangle ménagé dans le rideau accouche d’un homme nu, un pan latéral dévoile un Sisyphe qui répète le geste de tirer sur une corde au bout de laquelle rien jamais n’apparaît, il y a des courses sans fin, des dormeurs arrêtés en plein songe, des couples en postures intrigantes, un homme coupé en deux par un rideau, des groupes assis de dos… Freud, les mythes, l’absurde… Les images passent, performances rythmées sur les palpitations du cœur, suspendues comme hors sol dans un électro planant ou prises dans un swing tropical et communicatif…

Fidèle à sa manière, Shechter n’utilise aucun accessoire. Sa danse est un théâtre collectif où les corps seuls portent la charge de visions dont l’exécution fascine au moins autant, sinon plus, que la singularité. Il fait feu de leurs arcanes pour construire une heure trente de danse pure, dans un crescendo et avec un art de la répétition qui font sa signature. L’inquiétante étrangeté de certaines images succède à la jubilation de danser ensemble, pris par cette transe même qu’on partage sur les dancefloors. Elle emporte si bien les spectateurs qu’ils sortent de leurs fauteuils pour danser sur scène et mieux y retourner ensuite, lorsque l’espace de la scène se rétrécit pour enfermer une poignée de danseurs inquiets entre des murs de lumière rouge.

Le Theatre of Dreams fonctionne à plein. La scénographie permet à Schechter de faire danser l’espace, en plus des corps et des lumières. La musique mène le bal tout en accélérations, en séductions et en suspens. La danse éblouit, marquée par cette gestuelle hyperaffûtée, à l’énergie communicative et à la beauté irrésistible qui est celle de Shechter. Les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent vivre la danse dans leur tête plutôt que dans leurs corps s’agaceront de cette répétition de choses effleurées. Elles ne font sens que si on se laisse chavirer par leur rythme. Car le meilleur chemin possible pour monter dans le chaos organisé de ce Theatre of Dreams est de s’y laisser aller sans résister.

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ALONZO KING LINES BALLET

THE COLLECTIVE AGREEMENT/ODE TO ALICE COLTRANE

Durée : 1h30
Tout public

Virtuosité, élégance, sensualité ! Voici deux perles que nous propose le chorégraphe visionnaire américain Alonzo King pour une soirée en deux temps sous le signe de l’émerveillement.

Directeur artistique / Co-fondateur Alonzo King
Directeur créatif / Co-fondateur Robert Rosenwasser
Directrice générale Ruth Nott
Maître de Ballet Jenny Sandler
Manager de compagnie Brandi Williams  

Danseurs Maël AMATOUL, Adji CISSOKO, Theo DUFF-GRANT, Lorris EICHINGER, Shuaib ELHASSAN, Joshua FRANCIQUE, Mikal GILBERT, Anna JOY, Marusya MADUBUKO, Tatum QUIÑÓNEZ

Artistes invités : Victoria VASSOS, avec l’aimable autorisation du Ballet West et Megan Elizabeth LECRONE
Responsable de production Seah Johnson / Régisseur général Byron Roman / Technicien Joshua Weckesser  

Production de tournée Delta Danse

LA COMPAGNIE

Alonzo King LINES Ballet est une compagnie de ballet contemporain fondée en 1982, où le chorégraphe Alonzo King fusionne traditions et diversité culturelles par des collaborations artistiques internationales. Conjuguant à la technique classique une intervention toute personnelle, Alonzo King projette ses interprètes dans une danse inventive, se traduisant par une hallucinante articulation des corps. Figure incontournable et visionnaire, il a reçu de nombreuses distinctions, notamment la médaille des arts de San Francisco, une intronisation au California Hall of Fame, et un Dance Magazine Award en 2020. William Forsythe dit de lui qu’il est « l’un des rares véritables maîtres de ballet de notre époque ». Deux fois par saison, la compagnie présente de nouvelles créations au public américain, avant de les partager au reste du monde lors de ses tournées internationales.

LINES Ballet s’engage à former la prochaine génération d’artistes grâce à divers programmes de formation tout au long de l’année. En parallèle, LINES rend la danse accessible aux adultes et aux jeunes de la région de San Francisco grâce à des cours ouverts à tous, abordables et de qualité, ainsi qu’à des programmes éducatifs gratuits en milieu scolaire.

« Le terme LINES (littéralement « lignes ») fait allusion à tout ce qui est visible dans la sphère des phénomènes. Il n’y a rien qui ne soit fait ou formé sans ligne. La droite et le cercle définissent et englobent tout ce que nous voyons. Tout ce qui peut être vu est formé par une ligne. En mathématiques, c’est une extension de longueur droite ou courbe sans largeur aucune. Les lignes sont présentes partout : dans nos empreintes digitales, la forme de nos corps, les constellations, la géométrie. La ligne implique une connexion généalogique, une filiation et aussi une parole. Elle marque le point de départ et le point d’arrivée. Elle indique une direction, une intention de communication, et un concept. Le fil d’une pensée. Une frontière ou bien l’éternité. Une ligne mélodique. L’Équateur. Ligne de vibration ou ligne du point à point, elle est l’organisation visible de ce que nous voyons. »

Alonzo King

ALONZO KING, Chorégraphe et Directeur artistique

Alonzo King s’installe à San Francisco et fonde la compagnie LINES Ballet en 1982, aujourd’hui l’une des plus importantes et des plus enthousiasmantes compagnies d’outre-Atlantique.

Admirateur de Balanchine, Alonzo King développe une danse inventive, sensuelle et vibrante avec des danseurs à la technique classique irréprochable, et crée des ponts entre tradition et modernité. Par ses collaborations avec des artistes de disciplines et cultures différentes, il propose un travail toujours nouveau et nourri par la diversité culturelle. 

Alonzo King a créé des pièces pour les répertoires de nombreuses compagnies à travers le globe comme le Ballet Royal de Suède, Frankfurt Ballet, Joffrey Ballet, Dance Theater of Harlem, Alvin Ailey American Dance Theatre, Hong Kong Ballet, North Carolina Dance Theatre, Washington Ballet et les Ballets de Monte-Carlo. Il a travaillé abondamment dans les milieux de l’opéra, de la télévision, du cinéma, et a chorégraphié des pièces pour la première ballerine Natalia Makarova et l’acteur célèbre Patrick Swayze. Reconnu pour ses qualités de pédagogue, King a été Maître de Ballet invité pour le National Ballet of Canada, Les Ballets de Monte-Carlo, San Francisco Ballet, et d’autres compagnies. 

Le maire de San Francisco Gavin Newsom lui a attribué le Annual Mayor’s Art Award en octobre 2008, le qualifiant de « véritable trésor de San Francisco, incarnant l’excellence créative et la diversité culturelle de la ville ». King est titulaire de deux doctorats honorifiques et a été membre de différents comités au National Endowment for the Arts, California Arts Council, et au Lila Wallace-Reader’s Digest Arts Partners Program. Il a été nommé Maître de Chorégraphie Afro-Américaine par le Kennedy Center, et est un ancien membre de la commission des Arts de la ville de San Francisco, ainsi qu’écrivain et conférencier sur l’art de la danse.

THE COLLECTIVE AGREEMENT

Créé en 2018 pour le San Francisco Ballet / Repris en 2024 – Durée 28min

Initialement commandé par le San Francisco Ballet en 2018, The Collective Agreement fait peau neuve grâce à la relecture d’Alonzo King, de la technique irréprochable des danseurs du LINES Ballet et de l’installation lumineuse innovante de l’artiste Jim Campbell. Le chorégraphe collabore une nouvelle fois avec le pianiste de jazz Jason Moran pour créer une alchimie artistique qui donnera au ballet une nouvelle résonance.

L’intimité des duos et ensembles fait écho aux rythmes progressifs de la partition du compositeur. La musique a été enregistrée en studio par l’Orchestre Symphonique National de Lituanie, avec Jason Moran au piano, qui signe sa huitième composition pour le LINES Ballet.

ODE TO ALICE COLTRANE

Créé en 2024 – Durée 44min

Fasciné par la musique d’Alice Coltrane depuis son enfance, Alonzo King a chorégraphié l’une de ses premières pièces sur son oeuvre. Il revient aujourd’hui à son répertoire pour créer un ballet dans le cadre de « L’Année d’Alice », un hommage national à son héritage comprenant des performances et des expositions par LINES Ballet, Impulse! Records, le Detroit Jazz Festival, le Hammer Museum et la New-York Historical Society. « Son parcours musical et spirituel a contribué à définir et à façonner une vie et tout un genre musical », déclare la harpiste et compositrice nommée aux Grammy Awards, Brandee Younger. La pièce, créée dans le cadre de la saison d’automne 2024 de la compagnie, rend hommage à la légendaire leader spirituelle, compositrice, pianiste et harpiste Alice Coltrane.

« Le message transmis dans The Collective Agreement est celui de la compréhension, un thème qui trouve une profonde résonance dans le contexte actuel. […] L’équilibre toujours changeant entre l’interdépendance et l’individualité est incarné par la chorégraphie, à la fois nuancée et dynamique. »

Stephi Wild, Broadway World

« Ode to Alice Coltrane d’Alonzo King, interprétée par l’ensemble de la compagnie, rend un hommage retentissant au génie et à la diversité des talents et de l’imagination de Coltrane […] Les artistes de LINES, enveloppés dans une brume scintillante d’argent et de doré, ont embrassé les portés et les sauts, les pas de deux et les ensembles, de magnifiques adagios et des mouvements virtuoses d’inspiration folklorique […] Appelons cette ode une fantaisie, une réalité augmentée, ou un témoignage du pouvoir d’une oeuvre née de l’inspiration créative. Ou simplement, qualifions-la de magnifique.»

Janice Berman, Dance With Me

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LES ABIMÉS

Compagnie Le bel après-minuit
TEXTE DE CATHERINE VERLAGUET

Durée : 1h10
Dès 8 ans

Avec sensibilité, humour et poésie, Catherine Verlaguet livre une histoire sensible pour aborder, à hauteur d’enfant, violences familiales et guérison. Un sujet délicat, traité avec humanité et espoir.
Texte: Catherine Verlaguet
Mise en scène : Bénédicte Guichardon
Avec: Nathan Chouchana, Julien Despont, Constance Guiouillier, Marion Träger
Assistanat mise en scène : Damien Saugeon
Scénographie : Aurélie Thomas
Costumes, accessoires: Fabienne Desflèches, Bénédicte Guichardon
Création sonore : Maxime Tavard
Création lumière, régie générale : Emeric Teste
ou Christophe Troeira (en alternance)

BÉNÉDICTE GUICHARDON

Metteur en scène

Diplômée de l’ENSATT en administration et assistanat à la mise en scène, Bénédicte Guichardon est également titulaire d’une licence d’études théâtrales de la Sorbonne Nouvelle. Assistante du metteur en scène Jean-Louis Jacopin pendant deux ans, elle participe en 1991 à la création du Rire Médecin, où elle exerce durant sept ans des responsabilités de communication et de recherche de fonds.

Formée auprès de Jacques Lecoq, Alain Mollot et Alain Gautré, elle joue à sa sortie dans trois spectacles de la compagnie Doriane Morel (Bestioly Blues, Bubbles, Ballade des Bigorneaux). De 2007 à 2013, elle travaille avec des compagnies de théâtre de rue (Opposito, Numéro 8, Hombres, Bureaucratiques et Monstres d’Humanité).

En 2014 et 2015, elle joue dans un cabaret au Théâtre de la Gaîté Montparnasse. Elle intègre ensuite la compagnie Le Laabo pour la création d’(Ex) Limen, puis la compagnie Jeune Scène d’Île-de-France pour plusieurs spectacles jeune public. Forte de ce parcours mêlant administration et création, elle fonde la compagnie Le bel après-minuit en 2002, avec laquelle elle a monté sept spectacles et quatre petites formes.

CATHERINE VERLAGUET

Auteur

Après des études théâtrales et une première carrière de comédienne, Catherine Verlaguet se consacre à l’écriture. La plupart de ses textes sont publiés aux Éditions Théâtrales, certains également chez Lansman et Actes Sud. Son ouvrage Corps à la maison reçoit le Grand Prix de la radio en 2021.

Elle écrit de nombreux textes pour Olivier Letellier, parmi lesquels Joli petit boy ! et Marie-Aude Murail, dont Le Processus, créé à Broadway en 2010, puis à New York en 2017. Elle reçoit à plusieurs reprises des distinctions, dont le prix Godot de la Culture, le prix à la Page, le prix Collidram de la Seyne-sur-Mer, le prix Galoupia et le grand prix du jury du festival Momix.
Artiste associée à La Filature, scène nationale de Mulhouse, au CDN de Nancy et au Théâtre de la Ville à Paris, elle collabore régulièrement avec Bénédicte Guichardon. Ensemble, elles fondent la compagnie Le bel après-minuit en 2002.

DAMIEN SAUGEON

Assistant à la mise en scène

Damien Saugeon collabore avec la compagnie Le bel après-minuit en tant qu’acteur et manipulateur. Il joue notamment dans L’Ombre de Tom et sa petite forme, ainsi que dans En aparté de Catherine Verlaguet.
Avec le collectif Quatre Ailes, qu’il cofonde, il est narrateur et manipulateur dans plusieurs adaptations, dont Mille secrets de poussins. Il interprète Victor dans Certaines regardent les étoiles. Il participe également à de nombreuses créations mêlant théâtre, manipulation et acrobatie, notamment autour des œuvres de Murakami, Mugby, Tytell ou Pompée.
Formé au trapèze fixe et au tissu acrobatique, il participe à des spectacles circassiens et se produit dans plusieurs festivals internationaux. Il a suivi les formations de l’École internationale de théâtre Jacques Lecoq et travaille régulièrement comme assistant à la mise en scène.

AURÉLIE THOMAS

Scénographe et créatrice costumes 

Diplômée de l’École supérieure d’arts décoratifs puis de l’École supérieure d’art dramatique du TNS, Aurélie Thomas est scénographe et costumière. Elle travaille d’abord aux côtés de Jean-Louis Martinelli, puis au sein de la compagnie Xi de Guillaume Delaveau.
Elle conçoit décors et costumes pour de nombreux textes du répertoire classique et contemporain, notamment Sophocle, Euripide, Marlowe, Racine, Shakespeare et Strindberg. Elle collabore avec Christophe Rauck, mettant en scène des auteurs comme Brecht, Gogol, Crimp ou Ostrovski.
Parallèlement, elle signe les scénographies de plusieurs projets adaptés de textes non théâtraux et développe un travail de réécriture scénographique et plastique, tout en poursuivant une collaboration régulière avec la compagnie Le bel après-minuit.

MAXIME BELOTTI-TAVARD

Régisseur son, régisseur général et créateur sonore

Issu de l’Université d’Huddersfield, Maxime Belotti-Tavard travaille depuis quinze ans en tant que créateur sonore, régisseur général et régisseur vidéo. Il débute comme régisseur d’accueil à Champigny-sur-Marne avant de tourner en Île-de-France sur de nombreux projets mêlant théâtre, concert et formes hybrides.
Il collabore avec des artistes et compagnies sur des tournées nationales, notamment pour des projets musicaux et théâtraux variés. Lorsqu’il n’est pas en tournée, il enregistre des artistes chez lui et conçoit des musiques originales pour ses prochaines collaborations.
Il travaille régulièrement avec la compagnie Le bel après-minuit, pour laquelle il assure la création sonore et la régie générale sur plusieurs spectacles.

NATHAN CHOUCHANA

Comédien

Formé à l’École Jacques Lecoq, Nathan Chouchana joue en France et à l’étranger dans des spectacles de rue avec la compagnie Adhoc. En 2016, il fonde sa propre compagnie, La Puce et l’Acrobate, au sein de laquelle il met en scène et interprète plusieurs spectacles jeune public.
Il crée notamment Trois Hivers sans Soleil, Les 3 cheveux d’or et Je rêve pour toi. En parallèle, il intègre le spectacle Jeanne, où l’être étrange élève parmi nous, avec lequel il remporte en 2021 le prix du public du festival des Tréteaux de France.
Il poursuit depuis une collaboration étroite avec Le bel après-minuit et enseigne par ailleurs le théâtre et l’acrobatie dramatique.

JULIEN DESPONT

Comédien – P’tit Lu

Julien Despont débute son parcours au Cours Florent. D’abord inscrit en cursus de comédie musicale, il s’oriente rapidement vers le théâtre. Durant sa formation, il travaille sous la direction de Pierre Moure, Xavière Bonadona, Suzanne Marrot, Jerzy Klesyk, Bruno Blairet et Lena Bréban.
En 2019, il intègre l’ESCA, École Supérieure de Comédiens par l’Alternance. En 2020, il joue dans La maison d’os de Roland Dubillard au Théâtre Montansier à Versailles et au Studio Théâtre d’Asnières. La même année, il interprète Les nouveaux anciens, mis en scène par Bruno Boulzaguet au Studio d’Asnières.
En 2021, il joue dans La Mouette, mis en scène par Paul Desveaux au Studio d’Asnières, puis dans Le massacre à Paris, mis en scène par Jean-François Auguste à l’Oratoire du Louvre. En 2022, il joue le rôle-titre dans Youri, mis en scène par Marco Caraffini, avant d’interpréter Convulsions de Hakim Bah en 2022-2023, dans une mise en scène de Marion Träger.

CONSTANCE GUIOUILLIER

Comédienne – Nora

Constance Guiouillier obtient une double licence Lettres et Arts, parcours arts du spectacle, à l’Université et au CRR de Cergy-Pontoise. Elle poursuit sa formation au Studio Théâtre d’Asnières-sur-Seine et intègre l’ESCA en 2017.
Durant ses études, elle travaille avec Zabou Breitman dans La Dame de chez Maxim, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, ainsi qu’avec Hervé Van Der Meulen dans Peines d’amour perdues et Rabelais. Depuis sa sortie de l’ESCA en 2020, elle travaille avec différentes compagnies.
Elle joue notamment dans La Maladie de la famille M de la Cie Sayn, mise en scène par Hako Slakovic. Elle fait partie de la Cie Carré 128, créée par Ambre Dubrulle. Elle est également, depuis 2020, dans Soudain chutes et envols de la Cie du Bredin. En parallèle, elle développe des projets de théâtre en entreprise avec la Cie Decommodia et travaille aussi les techniques du doublage.

MARION TRÄGER

Comédienne – Faïza

Marion Träger obtient une licence d’arts du spectacle. Elle développe une fascination pour les monstres et l’invisible, explorant la marionnette et différentes méthodes de construction et de manipulation auprès d’Aurore Caillet, Pascal Laurent, Natacha Belova et Santiago Moreno.
En 2020, elle rejoint la première classe Égalité des chances à l’École Supérieure du Théâtre de Bordeaux, avant d’intégrer l’ESCA jusqu’en 2023. Pendant cette formation, elle joue avec Carole Bouillad, Sofiane et Selma Oussi, prête sa voix à Claire Brétecher, et interprète Trace mis en scène par Gilles David, Rêveries mis en scène par Juliet O’Brien, ainsi que plusieurs créations dirigées par Marco Deschamps-Ségura.
Les formes dans lesquelles elle s’inscrit sont volontairement pluridisciplinaires et de plus en plus orientées vers le jeune public. En 2024-2025, elle joue et manipule dans Le petit Popron rouge, mis en scène par Gingolph Gâteau.

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LA FOLLE JOURNÉE OU LE MARIAGE DE FIGARO

avec Philippe Torreton

Durée : 1h50
Dès 14 ans

Une comédie brillante et brûlante d’actualité portée par un immense Philippe Torreton ! Derrière les éclats de rire, une révolte gronde. « Le Mariage de Figaro » n’est pas qu’une farce délicieuse : c’est une charge féroce contre les abus de pouvoir, une comédie qui cogne autant qu’elle divertit.

Beaumarchais, visionnaire indomptable, brosse le portrait mordant d’une société rongée par les privilèges. Figaro, valet rusé et insolent, rêve d’épouser Suzanne, mais son maître, le Comte Almaviva, veut exercer sur elle son « droit du seigneur ». La comtesse, humiliée par les infidélités de son époux, s’allie à Suzanne pour déjouer ses plans.

Derrière le vaudeville, l’auteur déploie une critique acerbe des rapports de domination sociale et de genre : qui possède qui ? Qui contrôle qui ?

Sous la direction engagée de Léna Bréban, ce classique retrouve une résonance sidérante. La metteuse en scène fait voler en éclats le quatrième mur : le public devient témoin, presque complice de cette joute où se mêlent désir, manipulation et insoumission.

Porté par Philippe Torreton en Figaro, chaque mot percute, chaque réplique fuse avec une énergie ravageuse. Entouré d’une troupe vibrante, il incarne la résistance jubilatoire face à un système d’oppression qui s’accroche.

Le Mariage de Figaro devient alors plus qu’une comédie : une lutte vivante, vibrante, essentielle.

Avec : Philippe Torreton, Marie Vialle, Éric Bougnon, Grétel Delattre, Salomé Dienis Meulien, Catherine Allégret, Jean-Jacques Moreau, Pascal Vannson, Antoine Prud’homme de La Boussinière, Jean Yves Roan.

Mise en scène: Léna Bréban
Assistante à la mise en scène : Ambre Reynaud
Scénographie: Emmanuelle Roy
Costumes: Alice Touvet
Lumières: Denis Koransky
Compositeur: Victor Belin
Perruque: Julie Poulain
Création sonore: Victor Belin et Raphael Aucler

PIERRE-AUGUSTIN CARON DE BEAUMARCHAIS

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, plus souvent désigné comme Beaumarchais, est écrivain, dramaturge, musicien et homme d’affaires. Son existence est tout entière marquée par l’empreinte du théâtre et, s’il est principalement connu pour son œuvre dramatique, en particulier la trilogie de Figaro, sa vie se mêle étrangement à ses œuvres.

C’est très jeune, en tant qu’horloger, qu’il pénètre à la Cour. En 1761, il obtient un brevet de secrétaire du roi et est anobli.

En 1767, il publie sa première pièce, Eugénie, drame social, puis en 1770 Les Deux Amis. Toutes deux sont des échecs. En 1768, il a épousé sa deuxième femme, une riche veuve, et exploite ses terres. Mais, à la suite de la mort de Pâris-Duverney, le financier qui l’avait initié aux affaires, un long procès oppose Beaumarchais au comte de La Blache. Celui-ci l’accuse de faux en sa faveur sur le testament de son ami.

À la suite d’un duel, Beaumarchais est incarcéré puis, en 1773, il perd son procès contre le comte de La Blache. Il écrit alors ses Mémoires, qui font rapidement scandale. Beaumarchais perd ses droits civiques mais gagne l’estime populaire.

En 1774, le roi fait de lui un agent secret, en Angleterre et en Autriche. Le 23 février, c’est la première du Barbier de Séville, à la Comédie-Française, et le premier grand succès. Il obtient du roi des subsides pour soutenir les Américains révoltés contre l’Angleterre et est réhabilité par le Parlement.

En 1777, il fonde la Société des auteurs dramatiques.

Créé en 1784 à la Comédie-Française, malgré l’opposition du roi, Le Mariage de Figaro est un triomphe et sera joué plus de cent fois de suite dès sa création.

Inquiété sous la Révolution française, quoique membre du Comité de salut public, il doit émigrer et ne rentre qu’en 1796, trois ans avant sa mort. Pourtant, sans doute mieux que tout autre auteur du siècle des Lumières, Beaumarchais a su mettre en scène les aspirations de la bourgeoisie montante. Son style mêle avec un brio particulier le drame et la comédie, la poésie et la langue parlée.

La trilogie de Figaro, son œuvre théâtrale qui l’a rendu célèbre, réunit :

Le Barbier de Séville, ou la Précaution inutile, comédie en quatre actes, 1775.La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro, comédie en cinq actes, 1778.L’Autre Tartuffe, ou la Mère coupable, drame moral en cinq actes, 1792.

LÉNA BRÉBAN

Léna Bréban se forme au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Elle est dirigée par de nombreux metteurs en scène, parmi lesquels Alain Françon, Charles Tordjman, Catherine Anne, Jean-Louis Benoit, Ladislas Chollat ou encore Pascal Rambert.

En 2015, elle joue dans La Maison d’à côté de Sharr White, mise en scène par Philippe Adrien, performance pour laquelle elle est nommée au Molière de la comédienne dans un second rôle.

On la retrouve régulièrement dans des rôles au cinéma et à la télévision. En tant qu’autrice et metteuse en scène, elle monte et signe l’adaptation de Verte de Marie Desplechin, spectacle nommé au Molière du jeune public en 2019.

Durant le confinement du printemps 2020, elle conçoit Cabaret sous les balcons, spectacle qu’elle joue par la suite avec sa troupe sous les fenêtres des EHPAD de Saône-et-Loire, et qui lui vaut la mention spéciale « Initiative » du Prix de la Critique 2020-2021.

Depuis janvier 2020, Léna Bréban est membre du Vivier d’artistes constitué par Nicolas Royer à l’Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône, où elle joue et met en scène, fin janvier 2021, Renversante d’après Florence Hinckel, spectacle qu’elle a déjà joué plus de 500 fois. Elle a également adapté et mis en scène Sans famille d’Hector Malot à la Comédie-Française, repris au Théâtre du Vieux-Colombier.

En janvier 2022, elle crée Comme il vous plaira de William Shakespeare au Théâtre de la Pépinière à Paris. La pièce remporte quatre distinctions lors de la 33e Nuit des Molières 2022 (spectacle du théâtre privé, metteuse en scène, comédienne et comédienne dans un second rôle), ainsi que le Prix Laurent-Terzieff 2022 du Syndicat de la critique. La même année, elle reçoit le Prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD.

Cette saison, en plus des reprises de ses spectacles, elle met en scène la comédie musicale inédite Peau d’homme, d’après l’œuvre d’Hubert et Zanzim, qu’elle adapte avec Ben Mazué pour le Théâtre Montparnasse.

PHILIPPE TORRETON

En 1987, Philippe Torreton entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, où il suit les classes de Madeleine Marion, Catherine Hiegel et Daniel Mesguich. Il devient pensionnaire de la Comédie-Française en 1990, puis sociétaire de 1994 à 1999. Il y interprète notamment Scapin, Laërte, Tartuffe, ainsi qu’Arlequin dans La Double Inconstance et La Serva Amorosa de Goldoni, et joue des textes de Brecht, Sartre, Strindberg et Vinaver.

Après son départ du Français, il crée Henri V dans la Cour d’honneur du Festival d’Avignon en 1999.

Ces dernières années, il interprète notamment Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, mis en scène par Dominique Pitoiset (Prix Beaumarchais 2013, Molière du meilleur comédien et Prix du Syndicat de la critique 2014), La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht, également mise en scène par Dominique Pitoiset, Richard III de William Shakespeare, mis en scène par Philippe Calvario, Oncle Vania d’Anton Tchekhov, mis en scène par Claudia Stavisky, Un pied dans le crime d’Eugène Labiche, mis en scène par Jean-Louis Benoît, ainsi que Hamlet de William Shakespeare, mis en scène par Jean-Luc Revol. Il met également en scène Dom Juan de Molière au Théâtre Marigny en 2007.

En 2018, il collabore pour la première fois avec Arnaud Meunier pour la création de J’ai pris mon père sur mes épaules, commande d’écriture faite à Fabrice Melquiot, puis sur Tout mon amour de Laurent Mauvignier. Entre ces deux créations, il joue dans La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, mis en scène par Claudia Stavisky.

En 2022, il crée au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, avec le comédien Vincent Garanger, le spectacle Lazzi de Fabrice Melquiot.

En 2024, il met en scène et interprète Le Funambule de Jean Genet, création à la MC2 Grenoble, puis à Paris au Théâtre de la Ville – Les Abbesses, avant une tournée.

Au cinéma, il a tourné dans plus d’une trentaine de films, notamment sous la direction de Bertrand Tavernier (Capitaine Conan, César du meilleur acteur 1997 ; Ça commence aujourd’hui, Prix Lumière du meilleur acteur 2000 et prix du meilleur acteur étranger en Espagne), Patrice Leconte, Antoine de Caunes, Jean-Daniel Verhaeghe, Volker Schlöndorff, Mathieu Kassovitz, Philippe Lioret, Michel Gondry, Malik Chibane, Laurent Heynemann et Olivier Assayas.

En 2010, il joue dans Présumé coupable de Vincent Garenq (nomination au César du meilleur acteur 2012, Prix d’interprétation au Festival d’Angoulême 2011, au Stony Brook Film Festival de New York 2012 et au Festival de Vologda 2012).

Dernièrement, il tourne dans Simone d’Olivier Dahan (2019), Les Bonnes Intentions de Gilles Legrand, Trois jours et une vie de Nicolas Boukhrief (2018), Gueules noires de Matthieu Turi (2022) et L’Affaire de l’esclave Furcy d’Abd Al Malik (2024).

À la télévision, il joue dans de nombreux téléfilms et séries, parmi lesquels Infidèle (saisons 1 et 2) de Didier Le Pêcheur et Didier Bivel, Mystère au Louvre de Léa Fazer, Flic tout simplement et La Traque d’Yves Rénier, Et la montagne fleurira d’Éléonore Faucher et Les Enfants des justes de Fabien Onteniente.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Comme si c’était moi (Seuil), Le Petit Lexique amoureux du théâtre (Stock), Mémé (L’Iconoclaste, 2014), Cher François (2015), Thank You, Shakespeare (2016, Flammarion), Nous qui sommes devenus le mauvais temps (Le Cherche Midi), Jacques à la guerre (Plon, 2018), Une certaine raison de vivre (Robert Laffont, rentrée littéraire 2021), une Anthologie de la poésie française (Calmann-Lévy), Lettre à un jeune comédien (Tallandier, 2022). Son dernier ouvrage, Un cœur outragé, est paru aux éditions Calmann-Lévy en avril 2024.

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WHITE DOG

Compagnie Les Anges au plafond

Durée : 1h30
Dès 12 ans

Les Anges au plafond réunissent jeux de lumière, projections et bouleversantes marionnettes de papier pour réécrire ce poignant récit.

Un spectacle de Camille Trouvé et Brice Berthoud
Mise en scène : Camille Trouvé, assistée de Jonas Coutancier
Adaptation : Brice Berthoud et Camille Trouvé
Dramaturgie : Saskia Berthod
Marionnettes : Camille Trouvé, Amélie Madeline, Emmanuelle Lhermie
Scénographie : Brice Berthoud, assisté de Margot Chamberlin
Musique : Arnaud Biscay et Emmanuel Trouvé
Création sonore : Antoine Garry
Création image : Marie Girardin et Jonas Coutancier
Création lumières : Nicolas Lamatière
Création costumes : Séverine Thiébault
Mécanismes de scène : Magali Rousseau
Construction du décor : Les Ateliers de la MCB

LES ANGES AU PLAFOND

Les Anges au Plafond porte depuis sa création en 2000, un projet pluridisciplinaire à la croisée des arts : théâtre, arts plastiques, art du mouvement, magie nouvelle, musique.

Cette transversalité des pratiques constitue  véritablement le moteur de sa recherche et participe à faire reconnaître les arts de la Marionnette comme vecteur d’innovation et de renouvellement des esthétiques dans le domaine théâtral.

Camille Trouvé et Brice Berthoud, co-fondateurs de la compagnie, articulent leur langage artistique autour de 3 grands axes : le souffle de l’épopée, l’espace en question et le geste de manipulation, visible ou invisible. Portés par l’envie de conter des histoires intimes et spectaculaires, ils nous transportent dans les récits de trajectoires de vie, des mythes fondateurs d’Antigone et d’OEdipe aux figures d’artistes  contemporains. Après quatre spectacles qui mêlent l’intime et le politique et mettent en scène les
figures de Camille Claudel et Romain Gary, ils ressentent aujourd’hui la nécessité d’aller ailleurs. Leur geste de création prend comme point de départ, non plus le récit d’une trajectoire de vie connue, mais le principe de manipulation même, comme moteur de l’écriture. Avec la création du Nécessaire Déséquilibre des choses, ils partent en exploration dans les méandres de l’être humain. 

CAMILLE TROUVÉ

Formée à l’art de la marionnette Glasgow, elle co-fonde la Compagnie Les Chiffonnières. Jusqu’en 2006, elle mène, avec ces artistes plasticiennes et musiciennes, une recherche sur le rapport entre image et musique. Elle se forme auprès de grands metteurs en scène et auteurs de théâtre tels que Wajdi Mouawad, François Cervantes et Catherine Germain, Laurent Fréchuret et suit les cours de formation continue l’ESNAM (Ecole Nationale des Arts de la Marionnette). Constructrice, bricoleuse d’objets articulés insolites, marionnettiste et comédienne, elle poursuit sa recherche, traçant au fil des créations un univers visuel original et décalé. Comédienne-marionnettiste dans Le Cri quotidien, Une Antigone de papier, Les Mains de Camille, Du rêve que fut ma vie, Le Bal Marionnettique et Le Nécessaire Déséquilibre des choses elle a réalisé la mise en scène des Nuits polaires, Au Fil d’Oedipe, R.A.G.E, White Dog et Le Nécessaire Déséquilibre des choses. 

BRICE BERTHOUD

Formée à l’art de la marionnette Glasgow, elle co-fonde la Compagnie Les Chiffonnières. Jusqu’en 2006, elle mène, avec ces artistes plasticiennes et musiciennes, une recherche sur le rapport entre image et musique. Elle se forme auprès de grands metteurs en scène et auteurs de théâtre tels que Wajdi Mouawad, François Cervantes et Catherine Germain, Laurent Fréchuret et suit les cours de formation continue l’ESNAM (Ecole Nationale des Arts de la Marionnette). Constructrice, bricoleuse d’objets articulés insolites, marionnettiste et comédienne, elle poursuit sa recherche, traçant au fil des créations un univers visuel original et décalé. Comédienne-marionnettiste dans Le Cri quotidien, Une Antigone de papier, Les Mains de Camille, Du rêve que fut ma vie, Le Bal Marionnettique et Le Nécessaire Déséquilibre des choses elle a réalisé la mise en scène des Nuits polaires, Au Fil d’Oedipe, R.A.G.E, White Dog et Le Nécessaire Déséquilibre des choses. 

HISTOIRE

L’intrigue de « White Dog » se déroule dans l’Amérique des années 60 en proie à de violents conflits internes. Martin Luther King vient d’être assassiné et la communauté noire lutte sans relâche pour la défense de ses droits civiques.

C’est dans ce contexte violent que le couple formé par Romain Gary et son épouse Jean Seberg, recueille un chien abandonné, nommé Batka, et s’y attache. L’animal, d’apparence si douce et affectueuse n’est pourtant pas un chien ordinaire. Par moment, apparaissent chez lui les signes d’une incroyable monstruosité, d’une extrême sauvagerie : un basculement total du familier. « Mais qu’est-ce qu’il a ce Chien ? ».

Commence alors une enquête pour essayer de comprendre et tenter de guérir l’animal… Jeux de lumière, projections, marionnettes et acteurs sont réunis pour réécrire en direct ce poignant récit autobiographique de Romain Gary. Au rythme d’une batterie jazz aux sonorités afroaméricaines, les grandes pages vierges de la scène se noircissent sous les yeux du spectateur dans un déroulé haletant et cinématographique, qui raconte une société meurtrie et meurtrière, aux multiples zones d’ombre. Deux ans après R.A.G.E, la compagnie des Anges au Plafond poursuit son éclairage de l’humanisme de Romain Gary en s’attelant avec force et acuité à la question du conditionnement de l’esprit humain. Quel espoir pour le rêve de fraternité et de réconciliation lorsque bêtise humaine rime avec férocité animale et quand la manipulation prend des allures de dressage ? Peut-on désapprendre la haine ?

LA SCÉNOGRAPHIE

La scénographie comme une machine à jouer. Tout commence par une page blanche, support de l’écriture. Le narrateur couche cette histoire sur le papier pour s’en libérer.

La scénographie est ainsi composée de grandes feuilles vierges dont les métamorphoses en direct viennent donner vie aux chapitres du livre. Une page par personnage. Ecriture en direct, ombre, pop-up, sculpture, le décor de papier révèle les trous et les non-dits de l’histoire. Au centre, un plateau-tournant ou « tournette » permet l’apparition magique de personnage et de situation du quotidien. L’intrigue se raconte dans l’entrebâillement d’une porte, entre l’intimité de la maison et la violence de la rue. Le décor tourne sur luimême pour changer notre point de vue sur l’histoire. La cage dans laquelle est enfermé le chien à « rééduquer » apparaît comme l’une des métamorphoses de ce décor marionnettisé.

LA PLACE DES MÉDIAS

Dans Chien Blanc, Gary pressent toute la puissance des médias sur l’opinion publique et décrit un monde qui se regarde vivre à travers le petit écran. La présence du téléviseur noir et blanc des années 60 est centrale.

Nous cherchons aussi à décrypter ce qui est perçu par le prisme des médias et ce qui est vécu en direct par les protagonistes. Pour évoquer les moments marquants de cette époque, nous utilisons des photos d’archives, retravaillées et projetées au rétroprojecteur.

Pas de vidéo ici, sur l’écran du rétroprojecteur, l’image est arrêtée et c’est le jeu de
manipulation du marionnettiste qui choisit les focus et redonne la sensation du réel.

LA MUSIQUE EN DIRECT

L’action se déroule au rythme d’une batterie dont les accents voyagent depuis le jazz des années 60 jusqu’au groove hip-hop contemporain. Une recherche de matière sonore et de texture retranscrite en live, tous les soirs sur le plateau. 

Cette rythmique souligne l’urgence de la situation, la tension grandissante à l’intérieur du couple et entre les deux communautés qui s’affrontent

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BEAUSÉJOUR

Après le cirque, le numérique, le sport, le vent ou l’apesanteur, c’est tout simplement face au temps qui défile, et qui nous défie, que Mourad Merzouki s’interroge.

Durée : 1h00
Tout public

Après les triomphes de Pixel, Boxe Boxe, Vertikal, Folia ou Zéphyr présentés au Forum, le chorégraphe fait aujourd’hui endosser à ses quinze danseurs de nouveaux corps, d’autres âges aux drôles de rotondités.

Dans Beauséjour, Mourad Merzouki porte une réflexion engagée sur le mouvement et la performance physique face au vieillissement. Cette pièce amène les danseurs hip-hop à adopter de nouvelles gestuelles, loin de leurs performances habituelles.

Pour Mourad Merzouki, « la vieillesse peut être le séjour bienheureux où réside la beauté ! Beauté qui défie le temps, qui résiste et qui existe autrement. »

Porté par les rythmes électro-tango de Müller & Makaroff (Gotan Project), c’est l’esprit guinguette qui réapparaît sous les yeux du public dans cette œuvre enivrante, burlesque et émouvante.

La danse, plus que jamais, est l’écrin de la vie et du partage !

Direction artistique et chorégraphie : Mourad Merzouki
Assisté de Kader Belmoktar
Création musicale : Müller & Makaroff (Gotan Project)
Texte: Fabrice Daboni aka Fafapunk
Voix: Fabrice Daboni aka Fafapunk, Gilles Fisseau
Lumières: Yoann Tivoli assisté de Nicolas Faucheux
Scénographie: Benjamin Lebreton
Costumes: Pauline Zurini – Faux corps: Cécilia Delestre
Perruques et maquillages: Catherine Saint-Sever
Coproduction Les Nuits de Fourvière – Festival international de la Métropole de Lyon, Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne / Cie Käfig,
Scène de Bayssan – Domaine Départemental de l’Hérault (Béziers), 53 Sport dans la Ville

Avec le soutien de Pôle en Scènes (Bron), Théâtre Théo Argence (Saint-Priest)

BEAUSÉJOUR

Dans cette nouvelle création, j’explore le corps face au temps. Je porte une réflexion nouvelle et engagée sur le mouvement et la performance physique.

À mon âge et après 30 ans de carrière, les danseurs de ma génération n’ont plus le même rapport au corps. Et pourtant, nous continuons, dans nos spectacles et dans nos performances, à célébrer le beau. C’est une autre énergie et ce sont d’autres élans, nous ne cherchons plus la prouesse physique spectaculaire mais une autre esthétique toujours gracieuse et énergique. J’ai choisi de construire une chorégraphie autour de cette réalité. Celle du corps vieillissant. Notre société admet le corps et le valorise, mais dans les critères spécifiques que cette dernière s’est imposée à elle-même. Dans Beauséjour, je regarde le corps usé, celui qui a vécu, celui qui porte les marques et les douleurs du temps.

La nostalgie ici n’est pas un sentiment amer, c’est une force vive qui renaît et qui se déploie à nouveau. Beauséjour est l’utopie à la fois d’un passé qui renaît par réminiscence et d’un présent vécu par des corps proéminents, boursoufflés et courbés. Un véritable défi chorégraphique pour des danseurs hip-hop qui doivent s’approprier de nouvelles gestuelles, incarnant des personnages singuliers, loin de leurs performances habituelles.

De ces personnages attachants et assumés dans leur originalité se dégage une vision renouvelée du beau, dans laquelle la danse se veut universelle et transgénérationnelle. La vieillesse peut être le séjour bienheureux où réside la beauté ! Beauté qui défie le temps, qui résiste et qui existe autrement.

Porté par les rythmes électro-tango de Müller & Makaroff, c’est l’esprit ginguette qui réapparaît sous les yeux du public. La danse, plus que jamais, est l’écrin de la vie et du partage.

Mourad Merzouki

MOURAD MERZOUKI

Figure du mouvement hip-hop depuis le début
des années 1990, le chorégraphe inscrit son travail
au carrefour de multiples disciplines. Autour de
la danse hip-hop, se greffent le cirque, les arts
martiaux, les arts plastiques, la vidéo et la musique
live, ouvrant de nouveaux horizons à la danse.

Sa formation s’enracine dès l’âge de 7 ans dans la
pratique des arts martiaux et des arts du cirque à
Saint-Priest. À 15 ans, sa rencontre avec la culture
hip-hop l’emmène vers le monde de la danse.

Il crée sa première compagnie Accrorap en 1989,
avec Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd.
Il développe cette gestuelle née dans la rue
tout en se confrontant à d’autres langages
chorégraphiques auprès notamment de Maryse
Delente, Jean-François Duroure et Josef Nadj.

En 1994, la compagnie présente Athina lors de la
Biennale de la Danse de Lyon, un véritable succès
qui réussit à transposer la danse hip-hop de la rue
à la scène. Pour développer son univers artistique,
il décide de fonder en 1996 sa propre compagnie,
qui prend le nom de sa pièce inaugurale : Käfig.
Signifiant « cage » en arabe et en allemand, ce nom
indique son parti pris d’ouverture et son refus de
s’enfermer dans un style.

De 1996 à ce jour, il crée 40 pièces, dont la diffusion
ne cesse de s’élargir. Au total, plus de 2 millions
de spectateurs ont découvert les créations de
sa compagnie lors de 4 000 représentations en
France et à l’étranger, soit à travers 65 pays.

Afin de soutenir la création hip-hop, il conçoit un lieu
de création et de développement chorégraphique :
le Centre chorégraphique Pôle Pik ouvre ses portes
à Bron en 2009. L’implantation de ce lieu impulse
la mise en œuvre du festival Karavel, qui devient
un rendez-vous incontournable pour la danse
hip-hop sur la scène nationale.

En juin 2009, le chorégraphe est nommé à la
direction du Centre chorégraphique national de
Créteil et du Val-de-Marne. Il y développe un projet
intitulé « La danse, une fenêtre sur le monde », dont
l’ouverture est le maître-mot. Il poursuit, à côté de
la création et de la diffusion de ses spectacles, un
travail de formation et de sensibilisation à la danse
hip-hop, en créant des rencontres originales
favorisant l’accès à l’art chorégraphique et le
soutien aux équipes indépendantes.

En 2013, il crée le festival Kalypso, offrant un nouvel
espace de visibilité aux compagnies de danse
hip-hop sur le territoire francilien.

En mars 2016, il est nommé conseiller artistique de
Pôle en Scènes à Bron, projet mettant en synergie
le Centre chorégraphique Pôle Pik et l’Espace Albert
Camus autour d’une ambition commune de diffusion,
de formation et de création du spectacle vivant.

Il reste fidèle à sa démarche artistique en proposant
de créer des passerelles entre les disciplines,
d’ouvrir les espaces et de les investir avec un public
toujours plus large.

En janvier 2023, après 13 années à la tête du CCN
de Créteil et du Val-de-Marne, il ré-installe
la compagnie Käfig dans l’Est lyonnais, à Bron et
à Saint-Priest, renouant avec le territoire qui l’a vu
grandir.

En 2024, à l’occasion des Jeux Olympiques
de Paris 2024, il porte la Flamme Olympique pour la
Ville de Créteil et crée la chorégraphie de l’épreuve
libre de natation artistique de l’équipe de France.
Il chorégraphie également Trokad’héros,
réunissant

MÜLLER & MAKAROFF (MUSIQUE)

Eduardo Makaroff, originaire de Buenos Aires en
Argentine, et Christoph H. Müller, né en Suisse,
se sont rencontrés à Paris lors de la création du
groupe Gotan Project en 1998. Ils avaient déjà tous
deux une riche carrière musicale, tant dans leur
pays d’origine qu’en France. Avec Gotan Project, ils
ont été pionniers dans la réinvention électronique
du tango au début des années 2000.

Parallèlement à leurs activités au sein du groupe,
ils ont écrit et produit ensemble de la musique
pour des longs métrages, des documentaires et
des publicités. À partir de la bande-son du film
El Gaucho d’Andres Jarach, ils ont créé en 2008
un album du même titre, leur première sortie sous
le nom de Müller & Makaroff.

Avec Gotan Project en 2001, ils ont sorti
La Revancha del Tango, Lunatico en 2006
et en 2010 Tango 3.0, trois albums qui ont connu
un grand succès international. Beaucoup de leurs
chansons ont été utilisées dans des films, séries
télévisées… Après trois tournées mondiales de Gotan
Project, l’association Müller & Makaroff prend une
nouvelle dimension avec Reencuentro, un clip et un
court métrage initiés par Renault et réalisés par
Pablo Giorgelli (primé au Festival de Cannes).

En 2014, Catherine Ringer, du groupe culte français
Les Rita Mitsouko, les rejoint pour chanter leurs
nouvelles compositions Tango Pop. Le résultat est
un album : PLAZA FRANCIA – A new Tango
Songbook, sorti sur le label français Because.

En 2014 et 2015, PLAZA FRANCIA fait une grande
tournée en France et en Europe, dans les principaux
festivals et salles de spectacles. En 2018, Müller &
Makaroff sortent un deuxième album, PLAZA
FRANCIA ORCHESTRA, avec les voix invitées de
Catherine Ringer et de la diva capverdienne Lura.

En 2018-2019, ils tournent avec un nouveau groupe
comprenant Volco & Gignoli et Maria Muliterno au
chant. En octobre 2020, ils sortent le premier titre de
leur nouveau projet ANTROPOCENO ! feat. Fémina,
Hilda Lizarazu & Mia Folino.

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LILY & LILY

avec Michèle Bernier et Francis Perrin

Durée : 2h
Tout public

La pièce mythique de Barillet et Grédy, jouée par Jacqueline Maillan en 1985, revient dans une version revisitée et moderne avec notamment Michèle Bernier et Francis Perrin pour enchanter une nouvelle génération de spectateurs.

Une comédie de
Barillet & Gredy
Mise en scène par
Marie Pascale OSTERRIETH
Adaptation
Marie Pascale Osterrieth & Michèle Bernier

DISTRIBUTION :
MICHÈLE BERNIER LILY ET DEBORAH
FRANCIS PERRIN SAM
ERIC BOUCHER JONATHAN
RITON LIEBMAN DOUG
VÉRONIQUE BOULANGER CH ARLENE
CYRIL GARNIER JULIO
MORGANE CABOT YVETTE
BASTIEN MONIER GASTON

BARILLET & GREDY

Inscrit à l’IDEC, avec pour ambition de prendre la suite des réalisateurs qu’il admirait tels que Jacques de Baroncelli, Jean Grémillon, ou René Clair (pour lequel il écrivit avec Barillet les dialogues de Belles de Nuit pour Gérard Philipe), Jean-Pierre Gredy rencontra Pierre Barillet sur les bancs de la fac de droit : ni l’un, ni l’autre ne s’y amusait.

Barillet s’y était inscrit pour faire plaisir à ses parents, mais dans le sillage de Cocteau et de ses pseudo-tragédies, il rêvait de grandeur dans les écrits de Montherlant et ambitionnait de devenir comme François Mauriac, un auteur de drames comme ceux que ce dernier faisait créer à la Comédie-Française. Son personnage favori à l’époque ? Monsieur Couture dans Asmodée ou des personnages de Tchekhov…

Alors qu’est-ce qui s’est passé ? UN ORAGE !

Alors qu’ils descendaient tous les deux en voiture dans le Midi, une méga-tempête les cloua plusieurs jours à Avignon dans une chambre de l’hôtel de l’Europe. C’était avant le wifi et les vidéos-games et comme ils étaient intelligents et farceurs, ils écrivirent par simple jeu une comédie prenant pour modèle les travers de leurs mères : l’une un peu snob, mettant en avant sa vie à Alexandrie, l’autre préoccupée du matin au soir par ses histoires de « bonnes ». Et en l’écrivant, ils se tordaient de rire comme deux galopins.

Sauf que, en septembre, Barillet, très ami avec Gaby Sylvia, lui donna la pièce à lire et elle s’enflamma. Il n’y crut pas, elle oui. Et ils finirent par monter la pièce à Bordeaux, car, inconnus, ils ne trouvèrent évidemment pas une salle à Paris.

À Bordeaux, ils eurent d’excellentes critiques et arrivèrent même à vendre les droits de cinéma à un réalisateur local : Monsieur Cousinet (je n’invente rien, il tourna le film avec Robert Lamoureux).

À Paris, la Comédie-Wagram affichait une pièce qui fit long feu et Gaby Sylvia leur proposa de reprendre chez eux Le Don d’Adèle.

La suite, on la connaît : Aragon vint, la pièce trouva également grâce aux yeux d’Elsa. Il fit une critique dithyrambique, voyant dans la pièce une féroce critique de la bourgeoisie. La Comédie-Wagram remplit sa salle pendant plus de 1000 représentations.

En France, à l’étranger, cette pièce-sésame est jouée sans relâche depuis 1949.

Les succès s’enchaînent avant de devenir vraiment internationaux : Fleur de cactus en 1964 (avec Sophie Desmarets et Jean Poiret), puis jouée 1250 fois sur Broadway par Lauren Bacall et tournée à Hollywood par Ingrid Bergman.

1968, Quarante carats, autre triomphe, avec une production new-yorkaise portée par Julie Harris et une adaptation cinématographique avec Liv Ullmann.

Puis le second grand succès avec leur actrice favorite Sophie Desmarets, Peau de vache, jouée pendant quatre saisons.

Entre Paris et les tournées, Jacqueline Maillan a joué Barillet & Gredy pendant quinze années : Le Chinois, Folle Amanda, Le Pont Japonais, Potiche, Lily et Lily.

La dernière pièce montée qu’ils ont écrite ensemble fut à l’affiche sous le titre Magic Palace, titre qu’ils n’aimaient pas et qui va être republiée, car elle est en partie autobiographique, sous le titre Je suis deux.

Gredy a écrit ses mémoires dans Tous ces visages. Barillet, en deux volumes, Quatre années sans relâche et À la ville comme à la scène, et a reçu le Prix Interallié de l’essai pour une monumentale biographie de Flers, Caillavet et Croisset.

Depuis leur disparition, Michel Fau s’intéresse à leur œuvre.

Et dans cette version, nous avons deux Lily pour le prix d’une : Michèle Bernier.

Roland Oberlin

MICHÈLE BERNIER 

Après une formation théâtrale, notamment deux années au Cours Viriot qui décideront de sa passion pour le théâtre, elle intègre le Petit Théâtre de Bouvard où elle rencontre Mimie Mathy et Isabelle de Botton. Elles deviendront le trio comique « Les Filles ».

Elles connaissent le succès sur scène en 1988 avec Existe en 3 tailles, puis en 1991 avec Le Gros n’Avion. Michèle retrouvera par la suite Isabelle de Botton pour la mise en scène de Moïse, Dalida et moi.

En 1998, Michèle Bernier crée avec Marie Pascale Osterrieth son premier one-woman-show, Le Démon de midi, qui connaît quatre années de succès.

Suivront Nuit d’ivresse de Josiane Balasko, puis Dolores Claiborne de Stephen King, et son deuxième seule en scène Et pas une ride ! de Marie Pascale Osterrieth, qui l’accompagnera également pour son troisième one-woman-show en 2019, Vive demain !

Michèle connaît aussi en 2014 un immense succès dans la pièce de Laurent Ruquier Je préfère qu’on reste amis, aux côtés de Frédéric Diefenthal, suivi en 2023 par le second opus Je préfère qu’on reste ensemble, qu’elle joue avec Olivier Sitruk au Théâtre des Variétés.

En dehors de la scène, Michèle enchaîne de nombreux projets pour le cinéma et la télévision, dont récemment de Jean-Pierre Améris ainsi que de Christophe Lamotte, sans oublier bien sûr sa série, dont chaque saison connaît, depuis 2014, un formidable accueil.

FRANCIS PERRIN

Formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, remporte trois premiers prix de comédie avant d’intégrer la Comédie-Française en 1972. Il y interprète des œuvres du répertoire classique, notamment celles de Molière.

Rapidement, le cinéma fait appel à lui pour des rôles marquants, notamment dans La Gifle de Claude Pinoteau, avant qu’il ne devienne une figure majeure de la comédie française avec des succès tels que Le Roi des cons (1981), Tête à claques (1982) et Le Joli Cœur (1984).

Entre 1992 et 2000, il dirige le Théâtre Montansier à Versailles et collabore ensuite avec Jean-Claude Brialy au Festival d’Anjou, avant d’en assumer seul la direction en 2002 et 2003.

Sur scène, il s’illustre dans les œuvres de Feydeau, Sacha Guitry et bien sûr Molière, qu’il met également en scène. Son rôle emblématique de Scapin, qu’il a interprété plus de 300 fois, reste durablement gravé dans les mémoires.

Entre 2013 et 2017, il rend hommage à Molière et à sa troupe avec son seul en scène Molière malgré moi.

À la télévision, il connaît également un immense succès et séduit le grand public avec son rôle emblématique dans la série policière .

En 2024, il partage la scène du Théâtre de Paris avec Anny Duperey, Corinne Touzet et Pascal Légitimus dans Le Duplex de Didier Caron. L’aventure se poursuit dans le même théâtre, aux côtés cette fois de Michèle Bernier, avec la comédie mythique de Barillet et Gredy Lily et Lily.

ÉRIC BOUCHER

Après une formation de chanteur au Conservatoire, commence sa carrière dans l’opérette et les comédies musicales. On le retrouve notamment dans Fifi, Irma la Douce et Yes !, à l’:contentReference[oaicite:1]{index=1}, dans une mise en scène de Vladislav Galard et Robert Bogdan Hatisi.

Au théâtre, il travaille avec de nombreuses metteuses et metteurs en scène parmi lesquels Agathe Alexis, Didier Long, Régis Santon, Jean-Luc Moreau et Ladislas Chollat dans Le Père de Florian Zeller, ainsi qu’avec Jean-Baptiste Sastre dans Un chapeau de paille d’Italie à Chaillot.

Au cinéma, il tourne sous la direction de Yves Robert, Gérard Oury, Claude Berri, Delphine de Vigan, Charlotte de Turckheim, Jean-Patrick Benes, Woody Allen et Pascal Elbé.

À la télévision, on le retrouve dans de nombreux téléfilms et séries, dont la plus récente, Nero, pour Netflix

Auteur-compositeur-interprète, il se produit également sur scène au Sentier des Halles, à l’Église de la Madeleine et dans de nombreux festivals.

RITON LIEBMAN

Riton Liebman est un acteur, auteur et réalisateur belge, né en 1964 à Bruxelles.

Sa carrière démarre très tôt, à l’âge de treize ans, avec le film Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier, aux côtés de Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Carole Laure. Cette première expérience fondatrice lance durablement sa passion pour le cinéma et le théâtre.

Parallèlement à son parcours d’acteur, il écrit et interprète de nombreux one-man-shows, parmi lesquels Dirk le Rebelle, Liebman Renégat et Noël à Cavell, affirmant un univers personnel, mêlant humour, autodérision et regard lucide sur le monde.

Au cinéma, il apparaît dans des œuvres variées telles que Polisse de Maïwenn, Bienvenue à Marly-Gomont et C’est la vie de Julien Rambaldi. En 2013, il passe derrière la caméra pour réaliser Je suis supporter du Standard, un film semi-autobiographique explorant les liens entre football, identité et mémoire intime.

En 2024, il signe son premier livre, La vedette du quartier, dans lequel il raconte, avec humour et sans détour, son parcours d’acteur et les coulisses d’une vie dédiée à la scène et à l’écran.

VÉRONIQUE BOULANGER

Riton Liebman est un acteur, auteur et réalisateur belge, né en 1964 à Bruxelles.

Sa carrière démarre très tôt, à l’âge de treize ans, avec le film Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier, aux côtés de Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Carole Laure. Cette première expérience fondatrice lance durablement sa passion pour le cinéma et le théâtre.

Parallèlement à son parcours d’acteur, il écrit et interprète de nombreux one-man-shows, parmi lesquels Dirk le Rebelle, Liebman Renégat et Noël à Cavell, affirmant un univers personnel, mêlant humour, autodérision et regard lucide sur le monde.

Au cinéma, il apparaît dans des œuvres variées telles que Polisse de Maïwenn, Bienvenue à Marly-Gomont et C’est la vie de Julien Rambaldi. En 2013, il passe derrière la caméra pour réaliser Je suis supporter du Standard, un film semi-autobiographique explorant les liens entre football, identité et mémoire intime.

En 2024, il signe son premier livre, La vedette du quartier, dans lequel il raconte, avec humour et sans détour, son parcours d’acteur et les coulisses d’une vie dédiée à la scène et à l’écran.

CYRIL GARNIER

Après une formation au cours Dominique Viriot, Cyril Garnier fait ses armes au café-théâtre en créant le duo Garnier et Sentou en 2005.

Révélé au grand public en 2010 grâce à l’émission On ne demande qu’à en rire, animée par Laurent Ruquier sur France 2, le duo écume les théâtres de la francophonie avec ses spectacles, mais aussi à travers des pièces comme À deux lits du délit ou Les Grands Moyens.

Cyril se tourne ensuite vers le drame dans des fictions télévisées, notamment avec un rôle récurrent dans la série Demain nous appartient sur TF1, qu’il interprète jusqu’en 2020.

Désireux de revenir au théâtre, il crée au Théâtre des Béliers Avignon son seul en scène J’aurais voulu être astronaute, actuellement en tournée.

Il renoue également avec la comédie en intégrant en 2023 la troupe de Dernier coup de ciseaux.

Il poursuit dans cette veine cette saison avec Rupture à domicile au Théâtre Rive Gauche en première partie de saison, puis Lily & Lily au Théâtre de Paris en 2025.

MORGANE CABOT

Morgane Cabot débute sa carrière à seize ans en interprétant Pauline, le rôle principal du film Trois Petites Filles de Jean-Loup Hubert, sorti en 2004.

Elle apparaît ensuite dans de nombreux téléfilms et séries, parmi lesquels La Battante, Fête de famille, Vénus et Apollon (saison 2) et Il faut marier maman.

Au théâtre, elle débute en 2017 dans Folle Amanda au Théâtre Antoine, puis dans la comédie musicale Welcome to Woodstock.

Dernièrement, elle a joué dans Dernier coup de ciseaux au Théâtre des Mathurins à Paris, une comédie policière interactive à succès, et a également interprété Guenièvre dans Merlin, la légende musicale aux Folies Bergère.

Morgane Cabot est aussi scénariste. Elle développe actuellement un premier projet de série intitulé Baby Clash et vient de coécrire et coréaliser une mini-série, Zen, dans le cadre du Nikon Film Festival.

BASTIEN MONIER

Bastien débute sur scène en 2019 dans le spectacle Robin des Bois : la légende ou presque, mis en scène par Guillaume Beaujolais, une expérience fondatrice.

En 2021, il joue dans la pièce Signé César de Thomas Bernier et participe à de nombreux projets audiovisuels, notamment le court-métrage Lisa de Sébastien Blondel ou encore Ma sœur, sous la direction de Joss Berlioux.

En 2022, il crée le rôle de Sherlock Holmes dans le spectacle éponyme des frères Safa au Théâtre du 13e Art.

Également chanteur, il joue en 2023 dans la nouvelle adaptation du Soldat Rose au Grand Rex, mise en scène par Julien Alluguette.

En 2024, il rejoint avec enthousiasme la troupe des Misérables au Théâtre du Châtelet, dans une mise en scène de Ladislas Chollat.

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ORCHESTRE NATIONAL DE CANNES

Cannes Latino !

Durée : 1h40 avec entracte
Tout Public

Qui n’a jamais rêvé de fêter la nouvelle année sous les tropiques ? C’est vers cette destination que l’Orchestre national de Cannes et son directeur Benjamin Levy nous proposent d’embarquer, dans un tourbillon de rythmes et de couleurs placé sous le signe des danses d’Amérique latine.

L’ORCHESTRE NATIONAL DE CANNES

Depuis près de 50 ans, l’Orchestre national de Cannes mène une politique audacieuse en faveur du patrimoine musical d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Associant excellence et simplicité, prestige et inventivité, tradition et modernité, il cherche constamment à aller à la rencontre de tous les publics grâce à sa créativité et à la diversité de son répertoire. Siégeant dans la capitale mondiale du cinéma, il fait naturellement de la musique à l’image un axe majeur de son développement. Constitué de 37 musiciens permanents placés depuis 2016 sous la direction musicale de Benjamin Levy, l’Orchestre national de Cannes a été labellisé en 2022 « Orchestre national en région » ; il accueille chaque saison plus de 35 000 spectateurs âgés de 6 mois à 99 ans. Donnant presqu’une centaine de concerts par an, de Cannes aux villages de l’arrière-pays, il rayonne sur l’ensemble du territoire de la région Sud et au-delà par ses invitations à se produire sur les plus grandes scènes françaises. Soucieux de répondre aux attentes d’un public varié, il fait évoluer la forme de ses concerts et propose des programmes accessibles et adaptés à chacun, tels que des concerts pédagogiques d’une heure, des Baby Concerts, des afterwork musicaux ou des concerts augmentés, et développe des actions d’éducation artistique et culturelle pour les publics scolaires, éloignés ou empêchés. Engagé auprès des jeunes générations, il accompagne les talents de demain par le biais de son Académie et de ses partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur de la musique (IESM, CNSMDP, CNSMDL, etc.) Ainsi, participe-t-il tous les ans à la formation d’une centaine d’étudiants en musique.
Attaché au répertoire moderne et contemporain, l’Orchestre national de Cannes donne chaque saison des créations mondiales. À ce titre, il est membre du Consortium créatif, réunion inédite de cinq orchestres français pour la promotion de la musique d’aujourd’hui. Grâce au soutien de la Ville de Cannes, du Ministère de la Culture, du Département des Alpes-Maritimes, de la Région SUD, du Cercle des mécènes Andantino et de l’association Les Amis de l’Orchestre, l’Orchestre fait vivre et rayonner la musique symphonique auprès du plus grand nombre, défend un vaste répertoire allant du XVIIe siècle à nos jours, aux côtés de chefs et solistes de renommée internationale, et de la nouvelle génération de musiciens qu’il souhaite faire découvrir. Par son engagement dans sa ville et sa région, par son rayonnement en France et sur les ondes, l’Orchestre national de Cannes est un acteur culturel majeur du paysage cannois et de son territoire.

PROGRAMME

De l’Ouverture cubaine de George Gershwin aux éclats syncopés du Mambo de Leonard Bernstein, chaque pièce célèbre l’énergie du mouvement et la richesse des traditions populaires.

La Danzón n°2 et la Conga del Fuego Nuevo d’Arturo Márquez rendent hommage aux rythmes mexicains, tandis que Ginastera et Revueltas capturent l’âme des terres argentines et mayas.

L’ensorcelant Tico-Tico no Fubá et la Dança brasileira font vibrer le Brésil, quand Le Carnaval de Saint-Pierre de Cyrille Lehn et l’arrangement de Vai lavar a cara galopin ajoutent une touche de mystère à ce programme incandescent où la danse, tour à tour sensuelle, exaltée et enivrante, devient le fil conducteur d’un voyage musical effervescent.

Programme:

George Gershwin
Ouverture cubaine (1932) (10′)

Arturo Márquez
Danzon n°2 (version symphonique) (1994) (10′)

Cyrille Lehn
Carnaval de Saint-Pierre (2020) (9’30)

Mozart Camargo Guarnieri
Dansa brasileira, extrait de Trois danses pour Orchestre (1948) (2’30)

Zequinha Abreu
Tico-Tico no Fubá (1917) (4′)

Arrangement Cliff Colnot

– ENTRACTE (20′) –

Alberto Ginastera
Estancia op. 8, ballet – extraits (1943) (13′)

Chanson populaire Vai lavar a cara galopín (2010) (3′)
Arrangement de Juan Durán

Sylvestre Revueltas
Noche de Jaranas, extrait de La Noche de los Mayas(1939) (5′)

Arturo Márquez
Conga del Fuego Nuevo (5′)

Leonard Bernstein
Mambo, extrait de West Side Story (1957) (2’30)

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THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND PLAYS JUDY GARLAND

Durée : 1h30
Tout public

Enfant prodige devenue véritable icône mondiale, Judy Garland demeure l’une des plus grandes artistes américaines des années 40-50.

The Amazing Keystone Big Band lui rend un vibrant hommage, retraçant la vie éclatante de Judy Garland à travers 12 chansons emblématiques, de l’inoubliable Somewhere Over The Rainbow à la vivifiante Get Happy.

Toutes ces mélodies sont soigneusement arrangées dans des versions originales et surprenantes qui donnent une nouvelle vie au répertoire joyeux et étincelant des comédies musicales américaines.

La magie de Judy Garland reprend vie grâce à cette collaboration unique entre la voix sublime de Neima Naouri, fille de la cantatrice Nathalie Dessay, et la virtuosité du Keystone Big Band, grand orchestre de jazz français aux multiples récompenses, dans une version à huit musiciens.

Avec: Neima Naouri (chant), David Enhco (trompette), Vincent Labarre (trompette), Pierre Desassis (saxophone), Kenny Jeanney (saxophone), Bastien Ballaz (trombone), Maxime Sanchez (piano), Patrick Maradan (contrebasse) et Romain Sarron (batterie).

THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND

Crée en 2010, le bouillonnant Amazing Keystone Big Band exprime à la fois l’esprit, l’âme des grandes formations de l’ère du swing-roi, et l’inventivité, l’ouverture, l’insolente virtuosité du jazz d’aujourd’hui. En 2018, il remporte la Victoire du Jazz du meilleur groupe de l’année. Complices depuis le Conservatoire, le pianiste Fred Nardin, le saxophoniste Jon Boutellier, le tromboniste Bastien Ballaz et le trompettiste David Enhco (“Révélation” aux Victoires du Jazz) assurent la direction et les arrangements de l’orchestre.

Les 17 cadors qui piaffent derrière les pupitres de cette turbulente machine à jazz ne se contentent pas de faire allégeance à Count Basie, Duke Ellington ou Thad Jones. Ils considèrent que cet orchestre d’amis triés sur le volet leur permet d’expérimenter des idées neuves, tout en revisitant les perles d’un répertoire insubmersible. The Amazing Keystone Big Band perpétue cette musique ondulatoire tout en donnant libre cours à la créativité de ses musiciens, de leurs arrangements, compositions, et soli.

Depuis sa création, l’Orchestre a eu l’occasion de collaborer et d’écrire de la musique pour des artistes de renommée internationale tels que : Quincy Jones, James Carter, Didier Lockwood, Rhoda Scott, Stochelo Rosenberg, Liz McComb, Michel Hausser, Thomas Dutronc, Bill Mobley, Cécile McLorin Salvant, ZAZ, Madeleine Peyroux, Ibrahim Maalouf, etc.

L’orchestre joue également un très large répertoire de standards jazz et de compositions originales.

JUDY GARLAND

Illustre actrice américaine du XXe siècle, Judy Garland entame sa carrière artistique dès l’âge de quatorze ans. Energique, sensible et fragile à la fois, la comédienne et chanteuse gravit rapidement les marches de la gloire à travers des personnages dramatiques et des rôles musicaux. Artiste accomplie et profondément polyvalente, elle collectionne de nombreux awards témoignant de l’ampleur de son talent. Parmi ses films les plus remarquables figurent « Le magicien d’Oz » en 1939 et le film musical à succès « A Star Is Born », qui lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice en 1955. Décédée prématurément à l’âge de 47 ans en juin 1969, Judy Garland s’impose durablement comme une figure légendaire et une référence majeure de l’histoire du cinéma.

Les Gumm Sisters
Née le 10 juin 1922 dans le Minnesota sous le nom de Frances Ethel Gumm, Judy Garland est la troisième fille du couple Gumm. Elle grandit dans un environnement fortement imprégné par le monde du spectacle, ses parents étant eux-mêmes acteurs. Dès l’âge de trois ans, elle monte sur scène aux côtés de ses grandes soeurs et de sa mère, qui l’accompagne au piano. Interprétant notamment « Jingle Bells », elle impressionne déjà le public par sa présence et sa voix. Souffrant d’allergies, sa famille s’installe en Californie, à Lancaster, dont le climat est plus favorable à sa santé. Continuant à se produire avec ses soeurs sous le nom de The Gumm Sisters, le trio se produit dans de nombreuses grandes villes et participe en 1931 à l’Exposition universelle de Chicago. C’est à cette période qu’un producteur leur conseille d’adopter le nom de scène Garland. En 1932, Frances choisit Judy comme prénom artistique, en référence à la chanson populaire « Judy ». Après un premier essai cinématographique dans le court-métrage « La revue big », le véritable envol de Judy Garland commence lorsqu’elle est engagée au Lake Tahoe. A seulement douze ans, elle possède déjà son propre agent et compte parmi ses admirateurs le réalisateur Joseph L. Mankiewicz.

Les débuts et la consécration
En 1935, Judy Garland obtient une audition décisive à la Metro-Goldwyn-Mayer et décroche un contrat sans même passer d’essai. Elle rejoint alors l’écurie des futures grandes stars de la MGM aux côtés de Lana Turner, Deanna Durbin ou encore Mickey Rooney, avec lequel elle formera un duo emblématique. Cette même année est toutefois marquée par la mort de son père. Après un premier court-métrage, elle tourne « Pigskin Parade » pour la 20th Century Fox, puis « The Broadway Melody », qui lui ouvre les portes de la reconnaissance. Sa voix, notamment révélée par l’interprétation de « Dear Mr Gable, You Made Me Love You », annonce également une brillante carrière musicale. Mais c’est en 1939, en incarnant Dorothy Gale dans « Le magicien d’Oz », que Judy Garland atteint une notoriété mondiale. Le titre « Over the Rainbow » devient immédiatement mythique, remporte un Oscar et demeure l’une des plus grandes réussites musicales de sa carrière. La même année, elle reçoit un Oscar de la meilleure jeune actrice et enchaîne les succès, notamment avec « Place au rythme », qui assoit définitivement sa popularité. En 1940, à seulement 18 ans, Judy Garland figure déjà parmi les dix plus grandes stars du box-office américain, juste derrière Bette Davis.

Les hauts et les bas
L’ascension fulgurante de Judy Garland a de lourdes conséquences sur sa santé. Soumise à une pression constante et à des rythmes de tournage éprouvants, elle est contrainte très jeune à consommer des médicaments pour contrôler son poids et soutenir son énergie, ce qui entraîne une dépendance aux amphétamines et aux barbituriques. Malgré une santé déclinante, elle poursuit les tournages avec des films majeurs tels que « Pour moi et ma mie », « Le chant du Missouri » ou encore « Parade de printemps ». Elle épouse le réalisateur Vincente Minnelli en 1945, après un premier mariage avec David Rose, et donne naissance en 1946 à sa fille Liza Minnelli. Victime de dépressions nerveuses et d’épuisement, elle abandonne plusieurs projets avant de connaître un retour triomphal sur scène. En 1950, la MGM met fin à son contrat après quinze années de collaboration. Sa carrière se poursuit alors de manière plus irrégulière, alternant triomphes et difficultés. Elle remporte néanmoins un immense succès en 1955 avec « A Star Is Born », qui lui vaut un Golden Globe, puis connaît une reconnaissance musicale majeure avec l’album « Judy at Carnegie Hall », sacré album de l’année aux Grammy Awards en 1961. Le 22 mars 1969, Judy Garland s’éteint en Angleterre des suites d’une surdose médicamenteuse, laissant trois enfants. Trente ans après sa disparition, elle est consacrée par l’American Film Institute comme l’une des dix plus grandes actrices de l’histoire du cinéma américain.

NEÏMA NAOURI

Elle a du bleu dans les yeux et du blues dans la voix. Le regard de son père, le sourire de sa mère. Des graves qui groovent sur les standards de Cy Coleman ou d’Alan Menken, et ce frémissement des cordes vocales dont on ne se lasse pas, celui qui illumine chacune de ses mezza di voce d’une langueur de soir d’été et donne à ses relectures de Michel Legrand ce mélange rare de fraîcheur et d’émotion qui la rend proprement irrésistible. À 23 ans, Neïma Naouri a su trouver sa propre voix. Elle ne se cache pas derrière celles de ses parents, ne les renie pas non plus, comment le pourrait-elle lorsque l’on a pour père Laurent Naouri, baryton parmi les plus habités de la scène lyrique, et pour mère Natalie Dessay, l’une des plus grandes sopranos coloratures des trente dernières années, aujourd’hui réinventée au théâtre. Même si l’on préfère au Paris de La Bohème celui des clubs de jazz et Broadway sur Seine.

« Je ne me suis jamais sentie écrasée par l’ombre de mes parents, ni prédestinée à quoi que ce soit par leur passif de chanteurs lyriques », confie Neïma Naouri, tranquillement attablée dans un café de la Bastille, jetant un regard appuyé vers la façade de l’Opéra. Comme son frère Tom, elle commence la musique à six ans, par le piano, choix voulu par ses parents. Une expérience qu’elle évoque aujourd’hui avec un sourire amusé tant elle lui fut pénible : dix années d’apprentissage laborieux, une difficulté assumée pour le déchiffrage, compensée par l’astuce bienveillante de son professeur qui l’autorisait à chanter en échange de ses efforts. Car le chant, dans la famille, a toujours été naturel, presque instinctif. À onze ans, un premier déclic survient, non pas à l’opéra mais à Bercy, face à Lady Gaga. « En sortant, j’ai dit à mes parents : ça y est, je sais ce que je veux faire, pop star ! »

Après quelques discussions, ses parents décident de l’orienter vers Jasmine Roy, figure incontournable de la comédie musicale et de la pop en France. À quatorze ans, c’est un second déclic : les premiers cours de chant sont une révélation, un espace de liberté où tout semble possible, loin des contraintes du piano. Jazz, chanson, comédie musicale, Neïma choisit de ne pas choisir. Après une année d’hypokhâgne à Fénelon, elle intègre l’Imep, où elle se spécialise dans le jazz. Elle y rencontre Sylvain Bellegarde, membre des Voice Messengers, formation majeure du jazz vocal français, qu’elle rejoint à la suite de la disparition de son fondateur Thierry Lalo. L’expérience collective s’impose alors comme une école essentielle, où l’exigence n’exclut ni la liberté ni l’expression individuelle.

Après dix-huit mois passés en Grande-Bretagne pour étudier la comédie musicale et jouer au National Theatre, Neïma Naouri retrouve Paris avec un attachement renouvelé à ses scènes et à son public. Elle y célèbre une capitale du jazz qu’elle juge toujours vivante, même si le jazz vocal y demeure marginal, à l’image de la comédie musicale, longtemps tenue à l’écart. Forte de son parcours, elle s’impose aujourd’hui comme l’une des figures montantes du jazz et du renouveau des musicals à l’américaine, sans jamais renoncer à sa ligne de conduite : circuler librement entre les genres. Elle revendique une appétence particulière pour les répertoires exigeants, les Sondheim, Michel Legrand, Barbra Streisand, et rendra hommage à ces univers lors du festival des Musicales de la route de Cézanne, accompagnée par un orchestre symphonique. À terme, elle nourrit un rêve plus intime encore : celui d’un spectacle familial réunissant ses parents, son frère et elle-même autour des standards qu’ils aiment, portés au piano par Yvan Cassar.

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JEFFOU LE GNOU

JEFFOU LE GNOU

Avec Je panse donc je suis, Jean-François Perrone livre son premier one-man-show, un spectacle profondément personnel, à la fois comique et bouleversant, porté par un personnage devenu emblématique : Jeffou le gnou.

L’idée de ce spectacle est ancienne. Depuis longtemps, Éric Fraticelli souhaitait écrire pour lui un seul-en-scène inspiré des personnages qu’il incarne au cinéma et au théâtre, notamment dans Le Clan, Permis de construire ou Inestimable. Mais Jean-François Perrone refusait un projet limité à quelques représentations locales. Il attendait qu’une véritable production nationale s’engage. Cette rencontre a eu lieu avec la société « Ki m’aime me suive », déclenchant le lancement d’une tournée ambitieuse, aujourd’hui forte de dizaines de dates en France, en Belgique et bien sûr en Corse.

Le spectacle s’articule autour d’un jeu de mots devenu manifeste : Je panse donc je suis, détournement assumé de la célèbre formule de Descartes. Ici, le verbe « panser » dit la réparation, la cicatrice, le combat. Jean-François Perrone y raconte sans filtre son parcours, depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui, et notamment son rapport au corps, au regard des autres et à une obésité qui l’a conduit, il y a encore quelques années, à dépasser les 200 kilos. Femmes, sport, nourriture, vêtements, quotidien ordinaire : tout devient obstacle lorsque le corps déborde. Le spectacle raconte cette lutte, avec une autodérision féroce, mais aussi une émotion constante. L’humour n’est jamais une fuite, il est un moyen de dire vrai.

Tout dans ce spectacle est issu de son histoire personnelle, même si elle est volontairement caricaturée pour faire rire. Éric Fraticelli, qui connaît Jean-François Perrone depuis près de trente ans, était sans doute le seul capable d’écrire un texte aussi précis, aussi juste. Leur rencontre remonte au milieu des années 1990, au festival du rire de Sartène, avant de se poursuivre sur des tournages déterminants comme L’Enquête Corse, point de bascule dans la carrière de nombreux comédiens insulaires. Depuis, ils ne se sont plus quittés.

Le personnage de Jeffou le gnou est né de cette complicité. Une silhouette, une coupe de cheveux volontairement outrancière, un regard animal, un caractère brut. Fraticelli le surnommait déjà « le gnou » sur les tournages, et Jeffou est venu naturellement, diminutif affectueux de Jean-François, reflet d’un tempérament entier, sans fard. Un homme rustre mais sincère, « a l’anticu », sans concession mais profondément humain.

Les premières représentations ont eu lieu à Porto-Vecchio, ville natale de l’artiste. Un choix évident pour roder le spectacle, ajuster le rythme, réduire une première version de plus de deux heures à un format resserré d’environ une heure quinze. Face à l’engouement du public, les dates se sont multipliées, la salle agrandie, et près de 1 800 spectateurs ont assisté aux premières représentations avant le départ en tournée. Le succès s’est construit sans soutien médiatique initial, porté par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux, où les vidéos du personnage ont cumulé des millions de vues.

Habitué aux rôles de durs, notamment dans la série Mafiosa, Jean-François Perrone le reconnaît volontiers : faire peur est parfois plus simple que faire rire. Le one-man-show représente pour lui un véritable défi artistique, une mise à nu, mais aussi une nouvelle étape dans une carrière riche de plus de trente-quatre ans.

Fondateur et directeur de la compagnie I Chjachjaroni, héritier de l’enseignement de Mireille Baudon et passionné de commedia dell’arte, il est également à l’origine du festival Scen’è sonniu, construit sur un principe simple et exigeant : le spectacle payant en salle, gratuit dans la rue. Un engagement artistique et populaire qu’il poursuit en parallèle de cette aventure scénique.

Je panse donc je suis est bien plus qu’un seul-en-scène. C’est le récit d’un combat intime, transformé en matière comique, une traversée du regard des autres et de soi-même, portée par un comédien qui a choisi de rire de ce qui l’a longtemps fait souffrir.

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TU CONNAIS LA CHANSON ?

Durée : 1h20
Dès 10 ans

Louis Caratini vous convie à une soirée ludique et poétique où la chanson française est à l’honneur. Il propose une expérience entre concert et jeu, mêlant des tubes incontournables à des joyaux plus rares.

Ce blind test poétique fait revivre les classiques de la chanson française, tout en brisant les codes traditionnels du spectacle, encourageant le public à jouer, découvrir et redécouvrir les paroles et les artistes derrière chaque titre.

Accompagné de son piano, il alterne entre les tubes populaires et les mélodies moins connues.

Un rendez-vous parfait pour les passionnés de musique et les curieux… dont vous pourriez même repartir avec de nouvelles chansons préférées !

Concept: Louis Caratini
Écriture: Louis Caratini et Charlotte Adrien
Avec Louis Caratini
Mise en scène : Charlotte Adrien
Création lumières : Jérémie Gaston Raoul
Régie: Aurélien Dalmasso
Visuel: Sébastien Benedetto
Production : Les Productions Entropiques
En accord avec: Le Collectif Animale
Coproduction : Théâtre Le Funambule

TU CONNAIS LA CHANSON

Et si on jouait à « Tu connais cette chanson » ? Et pour une fois, en partant des paroles ? Parce qu’après tout, la chanson française, c’est une langue. Trenet traîne avec les surréalistes, Gainsbourg claque des vers de Verlaine. C’est peut-être ce qui définit la chanson française, la langue. Pourtant, elle emprunte aux genres musicaux du monde entier. Alors est-ce qu’elle est si française que ça ?

Si on s’amusait à trouver l’auteur de cette chanson ? Ou l’autrice ? Et d’ailleurs « où sont les femmes » dans l’histoire de la chanson ? Si elles sont plus dures à deviner, c’est qu’elles sont peut-être moins connues, ou reconnues. Et si la question du genre s’appliquait au genre musical ? Les artistes sont-ils plus ou moins reconnus selon leur genre musical ?

Et si on jouait à déjouer les règles du jeu ? À ne plus se sentir honteux de ne pas savoir. Mais à être fier de découvrir pour la première fois. À déconstruire la culture générale. Et s’apercevoir qu’elle est toujours particulière. Peut-être que notre goût est le fruit de notre éducation, ou de notre classe sociale ? Et si on apprenait à écouter ?

À écouter vraiment. Comme si on était aveugle. À se défaire de l’image des artistes pour écouter leurs œuvres. Vraiment. Et si le chanteur sur scène écoutait les personnes dans la salle qui sont venues l’écouter ? Écouter leurs réponses, avec attention, avec amusement, avec raillerie pourquoi pas ? Une forme interactive où chacun agit sur l’autre. Pour pouvoir mieux se connaître.

Et si on apprenait en écoutant ? Entre les morceaux, les transitions sont l’occasion d’interrogations et d’anecdotes. Pourquoi Barbara est plus connue qu’Anne Sylvestre ? Qu’est-ce qui est connu ou ne l’est pas ? Qui a écrit cette chanson ? Diam’s ou Dean Martin ? Est-ce que la propriété intellectuelle existe ? Peut-on faire groover le français ? Tout en déconstruisant des mythes, ces petites histoires permettent de tisser du lien et de retracer une grande histoire d’amour de la chanson.

Louis Caratini

LOUIS CARATINI

Formé à l’École supérieure d’Art dramatique de la Ville de Paris et diplômé du M.I.M.A. en chant,
apprenant le piano classique dès l’enfance, travaillant tardivement le trombone avec obsession,
parsemant ses spectacles de guitare, Louis Caratini est un artiste indiscipliné.

Avec son projet éponyme de chanson, il se retrouve finaliste de nombreux tremplins (Jacques Brel
de Vesoul, Grand Zebrock…) et lauréat au Carrefour de la Chanson de Clermont-Ferrand. Sur des
scènes de chanson française (La Menuiserie, ACP Manufacture Chanson…) ou de musiques actuelles
(Batterie de Guyancourt, Canal 93…), il chante en solo, s’accompagnant de piano et de fender
rhodes, ou suivi par un quartet jazz. Il sort deux E.P. : Méchants Sons en 2010 et Pour la bonne
cause
en 2014. Il chante aussi sur la scène de Maxime Le Forestier, et glane des techniques
d’écriture auprès de Kent, Claire Diterzi, Jean Fauque et Sanseverino.

Au théâtre, également comédien, il sert des metteurs en scène talentueux (Alexis Michalik, Guillaume
Barbot, Nicole Genovese, Cédric Revollon…). Metteur en scène, la musique reste au cœur de son
travail : le jazz dans Nica’s Dream, ou l’opéra dans L’Appel d’Ereshkigal du compositeur Benjamin
Attahir.

Louis Caratini est impliqué dans beaucoup d’actions culturelles. Il donne des ateliers d’écriture en
prison, crée des chorales avec des personnes isolées, ou des enfants.

CHARLOTTE ADRIEN

Après une formation au Conservatoire National de Région de Marseille sous la direction de Christian
Benedetti en parallèle d’un Master en Anthropologie, elle part se former à Minsk en Biélorussie
pendant un an. En rentrant en France, elle continue de se former auprès d’Ariane Mnouchkine, de
Célie Pauthe, de la Cie Preljocaj et d’Eric Blouet.

Puis elle travaille au théâtre sous la direction d’Alain Timàr, Guy-Pierre Couleau, Pierre Santini, Michel
Bruzat, Paco Azorin, Hervé Petit, Raphaël Patout, Serge Valletti…

Elle crée sa compagnie, le Collectif Animale, à Avignon en 2013, monte Les Sermons Joyeux de J-P
Siméon en 2014, La Fille de l’Eau en 2016. Elle écrit Turbulences en 2022, qu’elle développe actuellement
en résidence sur la Scène Nationale de Châteauvallon, à l’Entre-pont à Nice, et au Théâtre des Carmes
à Avignon.

En parallèle, elle crée Cardinale en 2018, projet transversal de musiques actuelles et de poésie
contemporaine (guitare, basse, batterie, clavier, synthé, chant) avec Guillaume Barbot à la mise en
scène, s’ensuit une série de concerts, dont la 1ère partie de Barbara Carlotti en octobre 2021.

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SLAVA’S SNOWSHOW

CRÉATION ET MISE EN SCÈNE : SLAVA POLUNIN

Durée : 1h45
Dès 8 ans

Mise en scène: Viktor Kramer et Slava Polunin
Scénographie : Viktor Plotnikov, Slava Polunin
Conception de costumes et effets spéciaux : Slava Polunin
Son: Roman Dubinnikov, Slava Polunin

LE SLAVA’S SNOWSHOW

Entrons dans le songe de Slava. Laissons-nous attendrir par Assissaï, clown de théâtre mélancolique et hirsute, et par ses étranges compagnons, créatures humbles et irrévérencieuses, toujours loufoques. Suivons-les dans leurs aventures poétiques qui transforment la scène et la salle en vaste terrain de jeu. Voguons avec lui dans un univers à la fois troublant et touchant, empruntant ses images aux rêves, au drame et à la fantaisie. Jouons à aimer, à se quitter sur un quai de gare, à désespérer et à mourir d’aimer, et puis relevons-nous, pour jouer encore. Que l’émotion pure surgisse, grandisse et se déchaîne comme une tempête de neige. Découvrons une histoire, au-delà du bruissement des mots, exprimée avec la simplicité d’une poésie minimaliste et la folie d’effets grandioses. Prenons le temps d’un récit surréaliste, d’une épopée sensible parsemée de pitreries. Oscillons sans retenue entre rire et larme, en écoutant les palpitations d’un cœur en hiver. Retrouvons l’innocence de notre âme d’enfant, au contact de cette troupe de tendres fêlés, distillant ses bulles de malice. Et que l’art de Slava se mêle à nos vies, que la magie du clown opère, afin que nous puissions apprécier totalement ce merveilleux cadeau qu’est le Slava’s Snowshow !

SLAVA POLUNIN

Il a le cheveu hirsute et la parole qui fuse. Sous ses airs de dilettante, c’est un travailleur acharné. Clown de renommée mondiale, il a pour ambition première d’aller au bout de ses rêves et d’atteindre par là à l’absolue liberté. Il, c’est Slava Polunin, né le 12 juin 1950 à Novossil, petite ville située au sud de Moscou, sur le chemin de la mer Noire. Il grandit à la campagne et, à onze ans, découvre Charlie Chaplin dans ‘Le Kid’. « Je n’ai pas vu la fin, raconte-t-il, parce qu’on a éteint la télévision avant, mais… le lendemain, je savais avec certitude ce que je voulais faire de ma vie. » Quelques années plus tard, jeune homme, Slava gagne la ville qu’il tient pour « la plus belle du monde », Saint-Pétersbourg, alors appelée Leningrad. Il est censé y faire des études d’ingénieur, mais ne tarde pas à se lancer dans l’art de la pantomime. Il créé bientôt son personnage de clown, Assissiaï, petit bonhomme ridicule et touchant, en combinaison jaune et tatanes rouges à longs poils, promis à une gloire fulgurante. Assissiaï, c’est la quintessence de la mélancolie poétique qui caractérise le génial clown soviétique Enguibarov, du raffinement philosophique du mime Marceau, de l’humanité et du comique émouvant des films de Chaplin – les trois grands maîtres de Polunin. Peu à peu, à travers le personnage d’Assissiaï, naît le projet d’un théâtre de clowns, tous différents et pourtant aisément reconnaissables.

Ce kaléidoscope de caractères s’incarne plus particulièrement dans « le théâtre de clowns de St Petersburg », troupe créée par Polunin à la fin des années soixante et dont la popularité est, d’emblée, stupéfiante. Elle est dissoute vingt ans plus tard par son fondateur, qui s’en explique : « Il me semblait que la clownerie poétique était une aventure aboutie. Désormais, ce qui m’intéressait c’était la tragicomédie. » Slava veut « réconcilier le grotesque et l’épique », plonger, la tête la première, dans « quelque chose qui s’apparente à Gogol et Beckett ». À la base de son travail, le désir de « faire revenir le clown au théâtre ». Deux décennies durant, les grands projets succèdent aux entreprises les plus folles : une « Mime-parade » réunit, à Leningrad, plus de huit cents clowns venus de toute l’URSS ; elle est suivie d’un premier festival de théâtre de rue et d’un « Congrès national des fous ». Avant la chute du Mur de Berlin, la « Caravane de la Paix », théâtre nomade, sillonne l’Europe six mois durant, de Moscou à Paris. Puis, l’« Académie des Fous » s’attache à faire revivre l’idée du carnaval et donne naissance à une grandiose « Nef des Fous », rassemblant, à Moscou, les meilleurs clowns du monde, les plus extravagants, les plus imprévisibles. Sans oublier le légendaire « Snowshow », merveilleuse tempête de neige qui tourbillonne à travers le monde, transportant d’enthousiasme petits et grands sur son passage. « Au “Snowshow” de Polunin, écrit un critique, on n’a qu’une envie : qu’il ne s’arrête jamais !

C’est un monde de vérités simples et accessibles, sages et cocasses à la fois. » Un Johnny de six ans lui fait écho, dans une lettre adressée à Slava : « Cher Monsieur le Clown, Tout ce que vous avez fait m’a plu. Surtout la petite locomotive et les gros ballons. Merci de m’avoir invité. Je vous aime. » Aujourd’hui, Slava, espiègle patriarche, occupe parfois ses ateliers de création théâtrale aux environs de Paris, dans un ancien moulin entièrement dévolu à la célébration du spectacle et de l’imagination, savant mélange, sur quatre hectares, d’art brut, de sciencefiction et de cirque fellinien : le « Moulin Jaune ». Une référence au Moulin Rouge ? Pas tout à fait. En russe, la « maison jaune », c’est la maison de fous. Un moulin pour s’échapper, en quelque sorte. Mais d’où ? De Novossil ? De Russie ? Du système ? Du quotidien ? Un moulin refuge, un moulin repaire, pour poser définitivement ses bagages et goûter une retraite bien méritée ? Que nenni !

Un moulin pour lire, méditer (Slava a annoté, entre autres, les Essais de Montaigne auquel il fait souvent référence, « parce que sa pensée fonctionnait comme la mienne : il prenait des choses simples et y trouvait des pensées fondamentales »), un moulin pour parfaire à l’infini l’œuvre à laquelle Polunin a consacré sa vie. « Faire de la vie un théâtre est le devoir de tout artiste », proclame le maître de ce lieu magique qui, paradoxalement, est aussi une constante invitation au voyage, entre « Nef des Fous » et yellow submarine. « Ici, dit encore Polounine, on est tenu de se conformer à son environnement. Il faut créer sa vie quotidienne selon les lois de l’art. Avec autant de détails qu’on le ferait pour un spectacle. » On ne peut s’empêcher de penser à la Factory d’Andy Warhol. Un laboratoire vivant, le Moulin jaune est une serre où faire germer les fleurs interdites. Étendant le bras d’un mouvement qui englobe tout le domaine, les eaux bruyantes, les murs peints par Os Gemeos, peintres graffitistes brésiliens, la grande table du dîner sous le saule pleureur, les dépendances où s’activent jardiniers et cuisiniers, le « jardin blanc », le « jardin rouge », le « jardin noir », les hamacs qui pendent près du kiosque indien, les canards dociles, la barque en forme de lune et le soleil couchant, Slava livre son grand secret : « Mon premier mérite – et peut-être le seul – est d’être capable d’inspirer aux gens l’envie de faire tout avec joie. Le mot travail est interdit dans la famille. Si ce que tu fais ne te procure pas de plaisir, fais autre chose. ».

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