LIVRET DE SALLE | WHITE DOG
Compagnie Les Anges au plafond
Durée : 1h30
Dès 12 ans
Un spectacle de Camille Trouvé et Brice Berthoud
Mise en scène : Camille Trouvé, assistée de Jonas Coutancier
Adaptation : Brice Berthoud et Camille Trouvé
Dramaturgie : Saskia Berthod
Marionnettes : Camille Trouvé, Amélie Madeline, Emmanuelle Lhermie
Scénographie : Brice Berthoud, assisté de Margot Chamberlin
Musique : Arnaud Biscay et Emmanuel Trouvé
Création sonore : Antoine Garry
Création image : Marie Girardin et Jonas Coutancier
Création lumières : Nicolas Lamatière
Création costumes : Séverine Thiébault
Mécanismes de scène : Magali Rousseau
Construction du décor : Les Ateliers de la MCB
LES ANGES AU PLAFOND
Les Anges au Plafond porte depuis sa création en 2000, un projet pluridisciplinaire à la croisée des arts : théâtre, arts plastiques, art du mouvement, magie nouvelle, musique.
Cette transversalité des pratiques constitue véritablement le moteur de sa recherche et participe à faire reconnaître les arts de la Marionnette comme vecteur d’innovation et de renouvellement des esthétiques dans le domaine théâtral.
Camille Trouvé et Brice Berthoud, co-fondateurs de la compagnie, articulent leur langage artistique autour de 3 grands axes : le souffle de l’épopée, l’espace en question et le geste de manipulation, visible ou invisible. Portés par l’envie de conter des histoires intimes et spectaculaires, ils nous transportent dans les récits de trajectoires de vie, des mythes fondateurs d’Antigone et d’OEdipe aux figures d’artistes contemporains. Après quatre spectacles qui mêlent l’intime et le politique et mettent en scène les
figures de Camille Claudel et Romain Gary, ils ressentent aujourd’hui la nécessité d’aller ailleurs. Leur geste de création prend comme point de départ, non plus le récit d’une trajectoire de vie connue, mais le principe de manipulation même, comme moteur de l’écriture. Avec la création du Nécessaire Déséquilibre des choses, ils partent en exploration dans les méandres de l’être humain.
CAMILLE TROUVÉ
Formée à l’art de la marionnette Glasgow, elle co-fonde la Compagnie Les Chiffonnières. Jusqu’en 2006, elle mène, avec ces artistes plasticiennes et musiciennes, une recherche sur le rapport entre image et musique. Elle se forme auprès de grands metteurs en scène et auteurs de théâtre tels que Wajdi Mouawad, François Cervantes et Catherine Germain, Laurent Fréchuret et suit les cours de formation continue l’ESNAM (Ecole Nationale des Arts de la Marionnette). Constructrice, bricoleuse d’objets articulés insolites, marionnettiste et comédienne, elle poursuit sa recherche, traçant au fil des créations un univers visuel original et décalé. Comédienne-marionnettiste dans Le Cri quotidien, Une Antigone de papier, Les Mains de Camille, Du rêve que fut ma vie, Le Bal Marionnettique et Le Nécessaire Déséquilibre des choses elle a réalisé la mise en scène des Nuits polaires, Au Fil d’Oedipe, R.A.G.E, White Dog et Le Nécessaire Déséquilibre des choses.
BRICE BERTHOUD
Formée à l’art de la marionnette Glasgow, elle co-fonde la Compagnie Les Chiffonnières. Jusqu’en 2006, elle mène, avec ces artistes plasticiennes et musiciennes, une recherche sur le rapport entre image et musique. Elle se forme auprès de grands metteurs en scène et auteurs de théâtre tels que Wajdi Mouawad, François Cervantes et Catherine Germain, Laurent Fréchuret et suit les cours de formation continue l’ESNAM (Ecole Nationale des Arts de la Marionnette). Constructrice, bricoleuse d’objets articulés insolites, marionnettiste et comédienne, elle poursuit sa recherche, traçant au fil des créations un univers visuel original et décalé. Comédienne-marionnettiste dans Le Cri quotidien, Une Antigone de papier, Les Mains de Camille, Du rêve que fut ma vie, Le Bal Marionnettique et Le Nécessaire Déséquilibre des choses elle a réalisé la mise en scène des Nuits polaires, Au Fil d’Oedipe, R.A.G.E, White Dog et Le Nécessaire Déséquilibre des choses.
HISTOIRE
L’intrigue de « White Dog » se déroule dans l’Amérique des années 60 en proie à de violents conflits internes. Martin Luther King vient d’être assassiné et la communauté noire lutte sans relâche pour la défense de ses droits civiques.
C’est dans ce contexte violent que le couple formé par Romain Gary et son épouse Jean Seberg, recueille un chien abandonné, nommé Batka, et s’y attache. L’animal, d’apparence si douce et affectueuse n’est pourtant pas un chien ordinaire. Par moment, apparaissent chez lui les signes d’une incroyable monstruosité, d’une extrême sauvagerie : un basculement total du familier. « Mais qu’est-ce qu’il a ce Chien ? ».
Commence alors une enquête pour essayer de comprendre et tenter de guérir l’animal… Jeux de lumière, projections, marionnettes et acteurs sont réunis pour réécrire en direct ce poignant récit autobiographique de Romain Gary. Au rythme d’une batterie jazz aux sonorités afroaméricaines, les grandes pages vierges de la scène se noircissent sous les yeux du spectateur dans un déroulé haletant et cinématographique, qui raconte une société meurtrie et meurtrière, aux multiples zones d’ombre. Deux ans après R.A.G.E, la compagnie des Anges au Plafond poursuit son éclairage de l’humanisme de Romain Gary en s’attelant avec force et acuité à la question du conditionnement de l’esprit humain. Quel espoir pour le rêve de fraternité et de réconciliation lorsque bêtise humaine rime avec férocité animale et quand la manipulation prend des allures de dressage ? Peut-on désapprendre la haine ?
LA SCÉNOGRAPHIE
La scénographie comme une machine à jouer. Tout commence par une page blanche, support de l’écriture. Le narrateur couche cette histoire sur le papier pour s’en libérer.
La scénographie est ainsi composée de grandes feuilles vierges dont les métamorphoses en direct viennent donner vie aux chapitres du livre. Une page par personnage. Ecriture en direct, ombre, pop-up, sculpture, le décor de papier révèle les trous et les non-dits de l’histoire. Au centre, un plateau-tournant ou « tournette » permet l’apparition magique de personnage et de situation du quotidien. L’intrigue se raconte dans l’entrebâillement d’une porte, entre l’intimité de la maison et la violence de la rue. Le décor tourne sur luimême pour changer notre point de vue sur l’histoire. La cage dans laquelle est enfermé le chien à « rééduquer » apparaît comme l’une des métamorphoses de ce décor marionnettisé.
LA PLACE DES MÉDIAS
Dans Chien Blanc, Gary pressent toute la puissance des médias sur l’opinion publique et décrit un monde qui se regarde vivre à travers le petit écran. La présence du téléviseur noir et blanc des années 60 est centrale.
Nous cherchons aussi à décrypter ce qui est perçu par le prisme des médias et ce qui est vécu en direct par les protagonistes. Pour évoquer les moments marquants de cette époque, nous utilisons des photos d’archives, retravaillées et projetées au rétroprojecteur.
Pas de vidéo ici, sur l’écran du rétroprojecteur, l’image est arrêtée et c’est le jeu de
manipulation du marionnettiste qui choisit les focus et redonne la sensation du réel.
LA MUSIQUE EN DIRECT
L’action se déroule au rythme d’une batterie dont les accents voyagent depuis le jazz des années 60 jusqu’au groove hip-hop contemporain. Une recherche de matière sonore et de texture retranscrite en live, tous les soirs sur le plateau.
Cette rythmique souligne l’urgence de la situation, la tension grandissante à l’intérieur du couple et entre les deux communautés qui s’affrontent