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| THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND PLAYS JUDY GARLAND

Durée : 1h30
Tout public

Enfant prodige devenue véritable icône mondiale, Judy Garland demeure l’une des plus grandes artistes américaines des années 40-50.

The Amazing Keystone Big Band lui rend un vibrant hommage, retraçant la vie éclatante de Judy Garland à travers 12 chansons emblématiques, de l’inoubliable Somewhere Over The Rainbow à la vivifiante Get Happy.

Toutes ces mélodies sont soigneusement arrangées dans des versions originales et surprenantes qui donnent une nouvelle vie au répertoire joyeux et étincelant des comédies musicales américaines.

La magie de Judy Garland reprend vie grâce à cette collaboration unique entre la voix sublime de Neima Naouri, fille de la cantatrice Nathalie Dessay, et la virtuosité du Keystone Big Band, grand orchestre de jazz français aux multiples récompenses, dans une version à huit musiciens.

Avec: Neima Naouri (chant), David Enhco (trompette), Vincent Labarre (trompette), Pierre Desassis (saxophone), Kenny Jeanney (saxophone), Bastien Ballaz (trombone), Maxime Sanchez (piano), Patrick Maradan (contrebasse) et Romain Sarron (batterie).

THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND

Crée en 2010, le bouillonnant Amazing Keystone Big Band exprime à la fois l’esprit, l’âme des grandes formations de l’ère du swing-roi, et l’inventivité, l’ouverture, l’insolente virtuosité du jazz d’aujourd’hui. En 2018, il remporte la Victoire du Jazz du meilleur groupe de l’année. Complices depuis le Conservatoire, le pianiste Fred Nardin, le saxophoniste Jon Boutellier, le tromboniste Bastien Ballaz et le trompettiste David Enhco (“Révélation” aux Victoires du Jazz) assurent la direction et les arrangements de l’orchestre.

Les 17 cadors qui piaffent derrière les pupitres de cette turbulente machine à jazz ne se contentent pas de faire allégeance à Count Basie, Duke Ellington ou Thad Jones. Ils considèrent que cet orchestre d’amis triés sur le volet leur permet d’expérimenter des idées neuves, tout en revisitant les perles d’un répertoire insubmersible. The Amazing Keystone Big Band perpétue cette musique ondulatoire tout en donnant libre cours à la créativité de ses musiciens, de leurs arrangements, compositions, et soli.

Depuis sa création, l’Orchestre a eu l’occasion de collaborer et d’écrire de la musique pour des artistes de renommée internationale tels que : Quincy Jones, James Carter, Didier Lockwood, Rhoda Scott, Stochelo Rosenberg, Liz McComb, Michel Hausser, Thomas Dutronc, Bill Mobley, Cécile McLorin Salvant, ZAZ, Madeleine Peyroux, Ibrahim Maalouf, etc.

L’orchestre joue également un très large répertoire de standards jazz et de compositions originales.

JUDY GARLAND

Illustre actrice américaine du XXe siècle, Judy Garland entame sa carrière artistique dès l’âge de quatorze ans. Energique, sensible et fragile à la fois, la comédienne et chanteuse gravit rapidement les marches de la gloire à travers des personnages dramatiques et des rôles musicaux. Artiste accomplie et profondément polyvalente, elle collectionne de nombreux awards témoignant de l’ampleur de son talent. Parmi ses films les plus remarquables figurent « Le magicien d’Oz » en 1939 et le film musical à succès « A Star Is Born », qui lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice en 1955. Décédée prématurément à l’âge de 47 ans en juin 1969, Judy Garland s’impose durablement comme une figure légendaire et une référence majeure de l’histoire du cinéma.

Les Gumm Sisters
Née le 10 juin 1922 dans le Minnesota sous le nom de Frances Ethel Gumm, Judy Garland est la troisième fille du couple Gumm. Elle grandit dans un environnement fortement imprégné par le monde du spectacle, ses parents étant eux-mêmes acteurs. Dès l’âge de trois ans, elle monte sur scène aux côtés de ses grandes soeurs et de sa mère, qui l’accompagne au piano. Interprétant notamment « Jingle Bells », elle impressionne déjà le public par sa présence et sa voix. Souffrant d’allergies, sa famille s’installe en Californie, à Lancaster, dont le climat est plus favorable à sa santé. Continuant à se produire avec ses soeurs sous le nom de The Gumm Sisters, le trio se produit dans de nombreuses grandes villes et participe en 1931 à l’Exposition universelle de Chicago. C’est à cette période qu’un producteur leur conseille d’adopter le nom de scène Garland. En 1932, Frances choisit Judy comme prénom artistique, en référence à la chanson populaire « Judy ». Après un premier essai cinématographique dans le court-métrage « La revue big », le véritable envol de Judy Garland commence lorsqu’elle est engagée au Lake Tahoe. A seulement douze ans, elle possède déjà son propre agent et compte parmi ses admirateurs le réalisateur Joseph L. Mankiewicz.

Les débuts et la consécration
En 1935, Judy Garland obtient une audition décisive à la Metro-Goldwyn-Mayer et décroche un contrat sans même passer d’essai. Elle rejoint alors l’écurie des futures grandes stars de la MGM aux côtés de Lana Turner, Deanna Durbin ou encore Mickey Rooney, avec lequel elle formera un duo emblématique. Cette même année est toutefois marquée par la mort de son père. Après un premier court-métrage, elle tourne « Pigskin Parade » pour la 20th Century Fox, puis « The Broadway Melody », qui lui ouvre les portes de la reconnaissance. Sa voix, notamment révélée par l’interprétation de « Dear Mr Gable, You Made Me Love You », annonce également une brillante carrière musicale. Mais c’est en 1939, en incarnant Dorothy Gale dans « Le magicien d’Oz », que Judy Garland atteint une notoriété mondiale. Le titre « Over the Rainbow » devient immédiatement mythique, remporte un Oscar et demeure l’une des plus grandes réussites musicales de sa carrière. La même année, elle reçoit un Oscar de la meilleure jeune actrice et enchaîne les succès, notamment avec « Place au rythme », qui assoit définitivement sa popularité. En 1940, à seulement 18 ans, Judy Garland figure déjà parmi les dix plus grandes stars du box-office américain, juste derrière Bette Davis.

Les hauts et les bas
L’ascension fulgurante de Judy Garland a de lourdes conséquences sur sa santé. Soumise à une pression constante et à des rythmes de tournage éprouvants, elle est contrainte très jeune à consommer des médicaments pour contrôler son poids et soutenir son énergie, ce qui entraîne une dépendance aux amphétamines et aux barbituriques. Malgré une santé déclinante, elle poursuit les tournages avec des films majeurs tels que « Pour moi et ma mie », « Le chant du Missouri » ou encore « Parade de printemps ». Elle épouse le réalisateur Vincente Minnelli en 1945, après un premier mariage avec David Rose, et donne naissance en 1946 à sa fille Liza Minnelli. Victime de dépressions nerveuses et d’épuisement, elle abandonne plusieurs projets avant de connaître un retour triomphal sur scène. En 1950, la MGM met fin à son contrat après quinze années de collaboration. Sa carrière se poursuit alors de manière plus irrégulière, alternant triomphes et difficultés. Elle remporte néanmoins un immense succès en 1955 avec « A Star Is Born », qui lui vaut un Golden Globe, puis connaît une reconnaissance musicale majeure avec l’album « Judy at Carnegie Hall », sacré album de l’année aux Grammy Awards en 1961. Le 22 mars 1969, Judy Garland s’éteint en Angleterre des suites d’une surdose médicamenteuse, laissant trois enfants. Trente ans après sa disparition, elle est consacrée par l’American Film Institute comme l’une des dix plus grandes actrices de l’histoire du cinéma américain.

NEÏMA NAOURI

Elle a du bleu dans les yeux et du blues dans la voix. Le regard de son père, le sourire de sa mère. Des graves qui groovent sur les standards de Cy Coleman ou d’Alan Menken, et ce frémissement des cordes vocales dont on ne se lasse pas, celui qui illumine chacune de ses mezza di voce d’une langueur de soir d’été et donne à ses relectures de Michel Legrand ce mélange rare de fraîcheur et d’émotion qui la rend proprement irrésistible. À 23 ans, Neïma Naouri a su trouver sa propre voix. Elle ne se cache pas derrière celles de ses parents, ne les renie pas non plus, comment le pourrait-elle lorsque l’on a pour père Laurent Naouri, baryton parmi les plus habités de la scène lyrique, et pour mère Natalie Dessay, l’une des plus grandes sopranos coloratures des trente dernières années, aujourd’hui réinventée au théâtre. Même si l’on préfère au Paris de La Bohème celui des clubs de jazz et Broadway sur Seine.

« Je ne me suis jamais sentie écrasée par l’ombre de mes parents, ni prédestinée à quoi que ce soit par leur passif de chanteurs lyriques », confie Neïma Naouri, tranquillement attablée dans un café de la Bastille, jetant un regard appuyé vers la façade de l’Opéra. Comme son frère Tom, elle commence la musique à six ans, par le piano, choix voulu par ses parents. Une expérience qu’elle évoque aujourd’hui avec un sourire amusé tant elle lui fut pénible : dix années d’apprentissage laborieux, une difficulté assumée pour le déchiffrage, compensée par l’astuce bienveillante de son professeur qui l’autorisait à chanter en échange de ses efforts. Car le chant, dans la famille, a toujours été naturel, presque instinctif. À onze ans, un premier déclic survient, non pas à l’opéra mais à Bercy, face à Lady Gaga. « En sortant, j’ai dit à mes parents : ça y est, je sais ce que je veux faire, pop star ! »

Après quelques discussions, ses parents décident de l’orienter vers Jasmine Roy, figure incontournable de la comédie musicale et de la pop en France. À quatorze ans, c’est un second déclic : les premiers cours de chant sont une révélation, un espace de liberté où tout semble possible, loin des contraintes du piano. Jazz, chanson, comédie musicale, Neïma choisit de ne pas choisir. Après une année d’hypokhâgne à Fénelon, elle intègre l’Imep, où elle se spécialise dans le jazz. Elle y rencontre Sylvain Bellegarde, membre des Voice Messengers, formation majeure du jazz vocal français, qu’elle rejoint à la suite de la disparition de son fondateur Thierry Lalo. L’expérience collective s’impose alors comme une école essentielle, où l’exigence n’exclut ni la liberté ni l’expression individuelle.

Après dix-huit mois passés en Grande-Bretagne pour étudier la comédie musicale et jouer au National Theatre, Neïma Naouri retrouve Paris avec un attachement renouvelé à ses scènes et à son public. Elle y célèbre une capitale du jazz qu’elle juge toujours vivante, même si le jazz vocal y demeure marginal, à l’image de la comédie musicale, longtemps tenue à l’écart. Forte de son parcours, elle s’impose aujourd’hui comme l’une des figures montantes du jazz et du renouveau des musicals à l’américaine, sans jamais renoncer à sa ligne de conduite : circuler librement entre les genres. Elle revendique une appétence particulière pour les répertoires exigeants, les Sondheim, Michel Legrand, Barbra Streisand, et rendra hommage à ces univers lors du festival des Musicales de la route de Cézanne, accompagnée par un orchestre symphonique. À terme, elle nourrit un rêve plus intime encore : celui d’un spectacle familial réunissant ses parents, son frère et elle-même autour des standards qu’ils aiment, portés au piano par Yvan Cassar.