LIVRET DE SALLE | BEAUSÉJOUR
Après le cirque, le numérique, le sport, le vent ou l’apesanteur, c’est tout simplement face au temps qui défile, et qui nous défie, que Mourad Merzouki s’interroge.
Durée : 1h00
Tout public
Après les triomphes de Pixel, Boxe Boxe, Vertikal, Folia ou Zéphyr présentés au Forum, le chorégraphe fait aujourd’hui endosser à ses quinze danseurs de nouveaux corps, d’autres âges aux drôles de rotondités.
Dans Beauséjour, Mourad Merzouki porte une réflexion engagée sur le mouvement et la performance physique face au vieillissement. Cette pièce amène les danseurs hip-hop à adopter de nouvelles gestuelles, loin de leurs performances habituelles.
Pour Mourad Merzouki, « la vieillesse peut être le séjour bienheureux où réside la beauté ! Beauté qui défie le temps, qui résiste et qui existe autrement. »
Porté par les rythmes électro-tango de Müller & Makaroff (Gotan Project), c’est l’esprit guinguette qui réapparaît sous les yeux du public dans cette œuvre enivrante, burlesque et émouvante.
La danse, plus que jamais, est l’écrin de la vie et du partage !
Direction artistique et chorégraphie : Mourad Merzouki
Assisté de Kader Belmoktar
Création musicale : Müller & Makaroff (Gotan Project)
Texte: Fabrice Daboni aka Fafapunk
Voix: Fabrice Daboni aka Fafapunk, Gilles Fisseau
Lumières: Yoann Tivoli assisté de Nicolas Faucheux
Scénographie: Benjamin Lebreton
Costumes: Pauline Zurini – Faux corps: Cécilia Delestre
Perruques et maquillages: Catherine Saint-Sever
Coproduction Les Nuits de Fourvière – Festival international de la Métropole de Lyon, Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne / Cie Käfig,
Scène de Bayssan – Domaine Départemental de l’Hérault (Béziers), 53 Sport dans la Ville
Avec le soutien de Pôle en Scènes (Bron), Théâtre Théo Argence (Saint-Priest)
BEAUSÉJOUR
À mon âge et après 30 ans de carrière, les danseurs de ma génération n’ont plus le même rapport au corps. Et pourtant, nous continuons, dans nos spectacles et dans nos performances, à célébrer le beau. C’est une autre énergie et ce sont d’autres élans, nous ne cherchons plus la prouesse physique spectaculaire mais une autre esthétique toujours gracieuse et énergique. J’ai choisi de construire une chorégraphie autour de cette réalité. Celle du corps vieillissant. Notre société admet le corps et le valorise, mais dans les critères spécifiques que cette dernière s’est imposée à elle-même. Dans Beauséjour, je regarde le corps usé, celui qui a vécu, celui qui porte les marques et les douleurs du temps.
La nostalgie ici n’est pas un sentiment amer, c’est une force vive qui renaît et qui se déploie à nouveau. Beauséjour est l’utopie à la fois d’un passé qui renaît par réminiscence et d’un présent vécu par des corps proéminents, boursoufflés et courbés. Un véritable défi chorégraphique pour des danseurs hip-hop qui doivent s’approprier de nouvelles gestuelles, incarnant des personnages singuliers, loin de leurs performances habituelles.
De ces personnages attachants et assumés dans leur originalité se dégage une vision renouvelée du beau, dans laquelle la danse se veut universelle et transgénérationnelle. La vieillesse peut être le séjour bienheureux où réside la beauté ! Beauté qui défie le temps, qui résiste et qui existe autrement.
Porté par les rythmes électro-tango de Müller & Makaroff, c’est l’esprit ginguette qui réapparaît sous les yeux du public. La danse, plus que jamais, est l’écrin de la vie et du partage.
Mourad Merzouki
MOURAD MERZOUKI
Sa formation s’enracine dès l’âge de 7 ans dans la pratique des arts martiaux et des arts du cirque à Saint-Priest. À 15 ans, sa rencontre avec la culture hip-hop l’emmène vers le monde de la danse.
Il crée sa première compagnie Accrorap en 1989, avec Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd. Il développe cette gestuelle née dans la rue tout en se confrontant à d’autres langages chorégraphiques auprès notamment de Maryse Delente, Jean-François Duroure et Josef Nadj.
En 1994, la compagnie présente Athina lors de la Biennale de la Danse de Lyon, un véritable succès qui réussit à transposer la danse hip-hop de la rue à la scène. Pour développer son univers artistique, il décide de fonder en 1996 sa propre compagnie, qui prend le nom de sa pièce inaugurale : Käfig. Signifiant « cage » en arabe et en allemand, ce nom indique son parti pris d’ouverture et son refus de s’enfermer dans un style.
De 1996 à ce jour, il crée 40 pièces, dont la diffusion ne cesse de s’élargir. Au total, plus de 2 millions de spectateurs ont découvert les créations de sa compagnie lors de 4 000 représentations en France et à l’étranger, soit à travers 65 pays.
Afin de soutenir la création hip-hop, il conçoit un lieu de création et de développement chorégraphique : le Centre chorégraphique Pôle Pik ouvre ses portes à Bron en 2009. L’implantation de ce lieu impulse la mise en œuvre du festival Karavel, qui devient un rendez-vous incontournable pour la danse hip-hop sur la scène nationale.
En juin 2009, le chorégraphe est nommé à la direction du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne. Il y développe un projet intitulé « La danse, une fenêtre sur le monde », dont l’ouverture est le maître-mot. Il poursuit, à côté de la création et de la diffusion de ses spectacles, un travail de formation et de sensibilisation à la danse hip-hop, en créant des rencontres originales favorisant l’accès à l’art chorégraphique et le soutien aux équipes indépendantes.
En 2013, il crée le festival Kalypso, offrant un nouvel espace de visibilité aux compagnies de danse hip-hop sur le territoire francilien.
En mars 2016, il est nommé conseiller artistique de Pôle en Scènes à Bron, projet mettant en synergie le Centre chorégraphique Pôle Pik et l’Espace Albert Camus autour d’une ambition commune de diffusion, de formation et de création du spectacle vivant.
Il reste fidèle à sa démarche artistique en proposant de créer des passerelles entre les disciplines, d’ouvrir les espaces et de les investir avec un public toujours plus large.
En janvier 2023, après 13 années à la tête du CCN de Créteil et du Val-de-Marne, il ré-installe la compagnie Käfig dans l’Est lyonnais, à Bron et à Saint-Priest, renouant avec le territoire qui l’a vu grandir.
En 2024, à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024, il porte la Flamme Olympique pour la Ville de Créteil et crée la chorégraphie de l’épreuve libre de natation artistique de l’équipe de France. Il chorégraphie également Trokad’héros, réunissant
MÜLLER & MAKAROFF (MUSIQUE)
Parallèlement à leurs activités au sein du groupe, ils ont écrit et produit ensemble de la musique pour des longs métrages, des documentaires et des publicités. À partir de la bande-son du film El Gaucho d’Andres Jarach, ils ont créé en 2008 un album du même titre, leur première sortie sous le nom de Müller & Makaroff.
Avec Gotan Project en 2001, ils ont sorti La Revancha del Tango, Lunatico en 2006 et en 2010 Tango 3.0, trois albums qui ont connu un grand succès international. Beaucoup de leurs chansons ont été utilisées dans des films, séries télévisées… Après trois tournées mondiales de Gotan Project, l’association Müller & Makaroff prend une nouvelle dimension avec Reencuentro, un clip et un court métrage initiés par Renault et réalisés par Pablo Giorgelli (primé au Festival de Cannes).
En 2014, Catherine Ringer, du groupe culte français Les Rita Mitsouko, les rejoint pour chanter leurs nouvelles compositions Tango Pop. Le résultat est un album : PLAZA FRANCIA – A new Tango Songbook, sorti sur le label français Because.
En 2014 et 2015, PLAZA FRANCIA fait une grande tournée en France et en Europe, dans les principaux festivals et salles de spectacles. En 2018, Müller & Makaroff sortent un deuxième album, PLAZA FRANCIA ORCHESTRA, avec les voix invitées de Catherine Ringer et de la diva capverdienne Lura.
En 2018-2019, ils tournent avec un nouveau groupe comprenant Volco & Gignoli et Maria Muliterno au chant. En octobre 2020, ils sortent le premier titre de leur nouveau projet ANTROPOCENO ! feat. Fémina, Hilda Lizarazu & Mia Folino.