Skip to main content

GROU !

MISE EN SCÈNE: ARTHUR OUDAR & BAPTISTE TOULEMONDE

Durée : 1h
Dès 7 ans

Écriture: Baptiste Toulemonde
Mise en scène et Jeu : Arthur Oudar et Baptiste Toulemonde
Oeil complice: Hugo Giordano
Scénographie et costumes: Bertrand Nodet
Création lumière: Amélie Géhin
Création sonore : Guillaume Vesin
Illustrations et Graphisme : Sophia Babari
Régie: Isabelle Derr en alternance Candice Hensel et Fanny Boizard
Ce spectacle a reçu le Prix de la Ministre de l’Enseignement Fondamental aux Rencontres de Théâtre Jeune Public de Huy 2018

ORIGINE DU PROJET

Au départ il y a la découverte par Baptiste Toulemonde du livre Brève Histoire du Monde d’Ernst Gombrich. Devenu aujourd’hui une référence, ce livre traverse avec dextérité l’Histoire des Hommes en quelques 300 pages. En le lisant, Baptiste a eu la sensation vertigineuse et grisante de voir les siècles défiler entre ses mains. Car c’est avec beaucoup de simplicité et un esprit de synthèse remarquable que Gombrich met en perspective l’Histoire dans ce livre. Il y tutoie et invective directement son lecteur, emprunte un ton léger, efficace, et nous amène à rêver pour mieux savoir. De ce plaisir de lecture est née une envie de plateau : l’envie de parler à des enfants de l’Histoire des Hommes en 50 minutes. Intéresser, éveiller, donner à voir la puissance de nos racines, en ce que cela comporte de beauté, d’absurdité, de hasard et de fascination… Avec cette question en toile de fond : comment le Passé peut-il nous aider à éclairer Aujourd’hui et à envisager Demain ?

LA PETITE HISTOIRE

L’idée, donc, n’est pas de proposer un cours magistral mais bel et bien d’utiliser l’événement théâtral comme un joyeux espace de curiosité. Nous voulons amener les enfants à se questionner sur notre passé de manière ludique et concrète, et que la grande Histoire soit mêlée à la petite pour la vivre et la ressentir. Pour ce faire, Baptiste a imaginé une rencontre improbable entre un homme de Cro-Magnon et un enfant moderne. Charles vient fêter son anniversaire seul dans sa cuisine et fait un vœu en soufflant ses bougies, rituel initié par sa grand-mère : grandir plus vite. Le résultat : Grou ! Un homme de Cro-Magnon qui surgit inopinément du four, habillé en peaux de bêtes avec une torche enflammée. Le dialogue se noue petit à petit et Charles comprend que Grou n’est pas qu’un drôle de sauvage, mais pourrait bien se révéler être un très lointain ancêtre capable de lui faire traverser les Âges… Le spectacle se mue alors en un grand voyage dans le Temps qui va leur permettre d’assister à la construction des grandes pyramides, se battre et rimer au temps des chevaliers, partager un mammouth, demander conseil à Diou ou encore discuter sous une pluie d’obus. Ainsi, de leurs différences va se tisser entre eux un lien nouveau, entre amitié et filiation millénaire ; leur apprentissage mutuel amènera Charles à une prise de conscience décisive pour son avenir.

UN DUO INVENTIF ET PHYSIQUE

À chaque époque, son attitude, ses codes, ses mystères. Le plaisir de parcourir le Temps est aussi un véritable plaisir de jeu. Tantôt pharaon, tantôt chevaliers, tantôt aventuriers ou cosmonautes, Grou et Charles se jetteront à corps perdu dans les différentes époques. Depuis nos débuts avec les Renards, nous tendons à mettre en place un travail à la fois inventif et physique. Pour Grou!, nous avons cherché les meilleurs « tremplins facétieux » au service des ambiances et des époques que nous traversons, grâce aux astuces et aux détournements d’objets. Nous ne cherchons pas à produire un savoir théorique mais bel et bien une expérience sensorielle et émotionnelle. Rendre un tel voyage possible avec peu de choses est primordial dans notre approche théâtrale, car cela ajoute au plaisir de l’histoire racontée celui de l’imaginaire et de la créativité.

Lire la suite

BATE FADO

Jonas&Lander (Portugal)

Durée : 1h45
Tous public

Suite au spectacle BATE FADO, vous aurez, vous aussi, l’opportunité de danser sur des rythmes portugais et afro-brésiliens grâce au DJ set de Lander aka DJ Pé Desculpa !
Rendez-vous dans le hall à l’issue du spectacle.

Direction Artistique et Chorégraphie : Jonas&Lander
Recherche: Jonas et Lander Patrick
Interprétation : Catarina Campos, Jonas, Lander Patrick, Lewis Seivwright et Melissa Sousa
Basse: Yami Aloelela – Guitare: Tiago Valentim
Guitare Portugaise : Bernardo Romão et Hélder Machado
Voix: Jonas
Composition Musicale : Jonas&Lander
Direction Musicale : Tiago Valentim
Conception Lumières : Rui Daniel
Direction Technique et Opération Lumières: Bruno Santos
Opération Sonore : Filipe Peres
Scénographie : Rita Torrão
Costumes: Fábio Rocha de Carvalho et Jonas
Chaussures: Gradaschi
Assistance Scénographie et Costumes: Fábio Rocha de Carvalho
Direction de Production (création): Patrícia Soares
Maison de Production: Associação Cultural Sinistra
Administration: Patrícia Duarte
Chargée de Production : Sara Alexandra
Diffusion: Inês Le Gué

FADO BATIDO

Connaissez-vous le fado batido ? Énergique, virtuose, inspiré des danses à claquettes, il était jadis très pratiqué à Lisbonne, en particulier par les couches les plus pauvres de la société, jusqu’au tournant du siècle dernier. Comme la samba ou le flamenco, le fado aujourd’hui réduit à sa simple expression vocale était en effet une danse aux diverses variantes. Et sa forme ‘battue’, qui associe au rythme des guitares les percussions nées des mouvements du corps, était sans doute l’une des plus authentiques. Puisant à cette source revigorante, Jonas Lopes et Patrick Lander mettent en scène un réjouissant concert dansé qui rend au fado son pas originel. Dans un décor épuré semblable à un kiosque en plein air, quatre danseurs entrent en communion avec quatre guitaristes et un chanteur (Jonas lui-même), sans que jamais les uns ne l’emportent sur les autres. Les talons frappant le sol contrastent avec des poses lascives qui rappellent comment, sous le régime fasciste de Salazar, cette danse aux origines afro-brésiliennes, supposée indécente, fut mise sous surveillance. Bate Fado vient ainsi réveiller la conscience de ce passé oublié. Tel un laboratoire de recherche, la pièce explore et réinterprète le visage chorégraphique d’une musique entrée en 2011 au patrimoine culturel immatériel mondial de l’Unesco.

JONAS & LANDER

Les deux chorégraphes portugais se sont rencontrés en 2010 à l’École supérieure de danse à Lisbonne. Ils ont depuis créé ensemble plusieurs spectacles, tel Matilda Carlota (2014), Adorabilis (2017) ou Coin Operated (2019), et développé des projets avec les communautés locales. En 2015, ils ont fondé dans le village de Sintra une maison de fado, Sinistra, siège de leur maison de production. Bate Fado, créé en 2021, a été salué par des journaux portugais comme la meilleure pièce de danse de l’année.

Lire la suite

RETOUR À VIE

Tout Public

Compagnie Nouveau Théâtre
Une pièce d’Alicia Notteau-Delaigue
Mise en scène: Mona Bodain assistée par Céleste Barrat
Avec: Alicia Notteau-Delaigue, Lou Fontaine, Riyad Hocini, Amine Mejrhirrou, Mona Bodain et Céleste Barrat
Musique / Création sonore : David Ostenga – David Oxxo

Le Forum soutient la création théâtrale locale en accueillant la deuxième pièce de la jeune autrice et comédienne fréjussienne Alicia Notteau-Delaigue.

L’histoire se déroule en 2041. Depuis les années 2010, les séparations dans les couples augmentent de façon fulgurante, tout comme l’infertilité. Face à cette chute de la natalité, l’État, inquiet, met en place une « Prime Natalité ». L’appât du gain incite les laboratoires à développer des thérapies destinées aux couples afin d’y déceler les expériences passées qui seraient à l’origine du blocage de la fertilité.

Dans ce monde futuriste, le destin d’Alice, une femme qui semble prête à donner la vie, lui échappe et tombe entre les mains de la science… À travers l’examen de la vie d’Alice, le spectateur est entraîné dans une intrigue où chaque détail compte. C’est ce voyage dans les souvenirs que la compagnie Nouveau Théâtre vous invite à découvrir.

RETOUR À LA VIE

Au sortir de la guerre, quand tout semble à reconstruire, que reste-t-il à sauver de l’humain ? Retour à la vie aborde cette question avec pudeur, humour et intensité. À travers une galerie de personnages brisés par le conflit, le spectacle raconte la lente reconquête de la joie, du désir et de la fraternité. Les gestes hésitent, les mots reviennent, les corps s’apprivoisent à nouveau : c’est une humanité cabossée qui tente de se relever.

Portée par une écriture ciselée, la pièce ne cherche pas la reconstitution historique, mais l’émotion juste. Elle met en lumière cette période charnière où les hommes et les femmes, encore habités par la peur, redécouvrent la liberté, la musique, la fête et la tendresse. La mise en scène, tout en retenue, mêle moments de silence et surgissements de vie. Elle nous entraîne dans un mouvement d’espoir, celui d’un monde qui vacille mais qui persiste à aimer.

Le texte trouve sa force dans sa simplicité : un regard posé sur l’après, sur le vertige de la paix et sur la difficulté de recommencer à vivre. Sans pathos ni grands discours, Retour à la vie nous invite à contempler la beauté fragile du quotidien retrouvé. La musique, les lumières et les ombres accompagnent cette renaissance, comme une respiration collective après l’étouffement. Chaque scène devient un fragment de mémoire, une étincelle de rire ou d’émotion arrachée à la nuit.

LE NOUVEAU THÉÂTRE

Fondée par une équipe de comédiens et de créateurs passionnés, la Compagnie du Nouveau Théâtre explore depuis plusieurs années les territoires de l’intime et du collectif. Son ambition : questionner le rapport entre l’individu et l’Histoire, entre le réel et la scène, entre la parole et le silence. Chaque création mêle exigence artistique et accessibilité au public, dans une écriture contemporaine ancrée dans la tradition populaire.

Le travail du Nouveau Théâtre s’articule autour d’une conviction : le théâtre n’est pas un divertissement, mais une expérience de partage et de lucidité. Qu’il s’agisse de redonner chair à des figures oubliées ou d’inventer des récits universels, la compagnie revendique une esthétique de la sincérité. Lumières sobres, dispositifs scéniques épurés, direction d’acteurs précise : tout concourt à faire surgir l’émotion dans sa forme la plus simple.

Avec Retour à la vie, la compagnie poursuit son chemin singulier, fidèle à son désir de raconter la fragilité humaine à travers le souffle du collectif. Le spectacle témoigne de ce qui fonde leur démarche : un théâtre qui parle au cœur sans jamais flatter, qui interroge notre mémoire commune et redonne sens à l’espérance.

ALICIA NOTTEAU-DELAIGUE

RÔLE : ALICE
Alicia a débuté le théâtre dès son plus jeune âge. Depuis 2014, elle est inscrite au Conservatoire de Saint-Raphaël, est actuellement en Cycle 3 au Conservatoire d’Aix-en-Provence, et poursuit un DEUST Métiers du théâtre à l’université.

LOU FONTAINE

RÔLE : MARJORY (INFIRMIÈRE)
Lou a suivi des cours de théâtre pendant cinq ans, puis l’option et la spécialité théâtre au lycée. Elle a écrit et joué dans une pièce à Avignon et à Millau. Elle a travaillé sur des spectacles classiques et d’improvisation.

DAVID VILLAR

RÔLE : MÉDECIN
Comédien de théâtre depuis 2012, David se perfectionne depuis neuf ans. Entre 2021 et 2023, il est entré au conservatoire régional de Toulon. Depuis septembre 2023, il poursuit un DEUST Métiers du théâtre et est inscrit au conservatoire d’Aix-en-Provence.

RIYAD HOCINI

RÔLE : MATHIEU (MARI D’ALICE)
Riyad est élève au Conservatoire d’Aix-en-Provence. Actuellement en Cycle Spécialisé, il a validé en amont ses Cycles 1-2-3. Parallèlement à cette formation, il a effectué divers stages, dont un à l’ERACM, et a réalisé une adaptation du Cid sur grand écran.

Lire la suite

INCONNU À CETTE ADRESSE

Portée par un duo inédit formé par Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon, sur une nouvelle mise en scène de Jérémie Lippmann, la pièce Inconnu à cette adresse opère son retour au théâtre.

Durée : 1h20
Dès 12 ans

D’après Inconnu à cette adresse paru aux Éditions Autrement
Adaptation: Michèle Lévy-Bram
Avec: Stéphane Guillon & Jean-Pierre Darroussin
Mise en scène : Jérémie Lippmann
Assistantes mise en scène : Sarah Gelle et Sarah Recht
Scénographie & lumières: Jean-Pascale Pracht
Vidéaste: Caroline Grastilleur
Costumes: Chouchane Abello-Tcherpachian
Habilleuse : Charlie Ferrari
Compositeur: David Parienty
JMD Production

INCONNU À CETTE ADRESSE

Publié pour la première fois en 1938 aux États-Unis, Inconnu à cette adresse est un court roman épistolaire signé Kathrine Kressmann Taylor. Derrière ce nom de plume se cache une autrice américaine née en 1903 à Portland, d’origine allemande, qui choisit d’écrire cette œuvre comme un cri d’alarme face à la montée du nazisme. Le texte met en scène la correspondance entre deux amis et associés : Max Eisenstein, Juif américain installé à San Francisco, et Martin Schulse, rentré vivre en Allemagne au début des années 1930.

À travers leurs lettres, c’est une amitié profonde qui se fissure au rythme des événements politiques. Peu à peu, Martin se laisse séduire par la propagande hitlérienne, tandis que Max, confronté à l’antisémitisme croissant, découvre la trahison et l’inhumanité d’un monde qui sombre dans la barbarie. La dernière lettre, marquée de la mention postale « Inconnu à cette adresse », clôt ce dialogue tragique en une formule d’une puissance bouleversante.

Œuvre brève, d’une intensité rare, Inconnu à cette adresse a connu un destin singulier : oubliée pendant plusieurs décennies, elle fut redécouverte dans les années 1990 et traduite en de nombreuses langues. Son actualité demeure saisissante. En moins de vingt pages, Kathrine Kressmann Taylor parvient à dire l’irréparable, à montrer comment une idéologie peut corrompre le cœur d’un homme et détruire l’amitié la plus sincère.

À la fois témoignage, avertissement et leçon d’humanité, ce texte est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature engagée du XXe siècle, rappelant avec force que les mots, parfois, peuvent tuer — mais aussi, par leur lucidité, sauver la mémoire des hommes.

JÉRÉMIE LIPPMANN

Né en 1979, Jérémie Lippmann est une figure de la scène théâtrale et culturelle française. À la fois comédien et metteur en scène, il est aujourd’hui aux commandes d’une nouvelle adaptation sur les planches du roman épistolaire Inconnu à cette adresse. Formé au Cours Florent et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, il obtient en 2015 un Molière pour son travail sur la pièce La Vénus à la fourrure. Jérémie Lippmann propose aujourd’hui une version poétique, intense et très actuelle de l’œuvre de Kressmann Taylor.

JEAN-PIERRE DARROUSSIN



Né en 1953, Jean-Pierre Darroussin est un acteur et comédien français. César du Meilleur acteur dans un second rôle en 1997 pour sa prestation dans le film Un air de famille de Cédric Klapisch et Molière du Meilleur comédien dans le théâtre privé en 2018 pour son rôle dans la pièce “Art” de Yasmina Reza, il s’est formé au Cours Florent puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Il incarne aujourd’hui le personnage de Max Eisenstein, Juif américain confronté à la radicalisation de son ancien ami allemand Martin Schulse lors de la montée du nazisme. Puisant dans la complexité de ce personnage troublé par les événements, il en transmet toute la profondeur et l’émotion.

STÉPHANE GUILLON

Né en 1963, Stéphane Guillon est une personnalité polyvalente du domaine culturel français. Tour à tour acteur, comédien, chroniqueur et humoriste, il obtient notamment la distinction de Meilleur one-man show lors de la cérémonie des Globes de Cristal en 2012. Rompu à l’exercice, il a en effet déjà interprété plusieurs fois la pièce Inconnu à cette adresse. Dans la mise en scène de Jérémie Lippmann, il incarne Martin Schulse, allemand confronté à lidéologie nazie croissante dans son pays. Adhérant à cette pensée, il bascule de plus en plus dans le nazisme, provoquant une rupture avec son ami Max Eisenstein. Personnage en recherche didentité, Martin Schulse est un homme fragilisé par de nombreux questionnements. Stéphane Guillon en livre une interprétation nuancée propre à matérialiser cette profondeur.

Lire la suite

JEAN-PAUL GASPARIAN

Récital

Durée : 1h05
Tout public

Jean-Paul Gasparian, étoile montante du piano français, nous invite à un voyage musical d’une rare intensité.

Programme :
Claude Debussy — Estampes
César Franck — Prélude, Choral et Fugue
Robert Schumann — Études symphoniques

JEAN-PAUL GASPARIAN

Jean-Paul a fait paraître en septembre 2024 son sixième album, le deuxième pour le label naïve. Entièrement consacré à la musique arménienne, Origins s’est vu décerner un Diapason d’or et recueille les éloges de la presse internationale (« A Musician of Enormous Imagination » – Gramophone). En 2023, son disque Debussy a été sélectionné parmi les douze meilleurs enregistrements classiques de l’année par le magazine Crescendo. Ses précédents albums, consacrés à Rachmaninoff et Chopin, avaient déjà été accueillis avec enthousiasme (« Un Nouveau Coup de Maître » – Le Figaro, « A Highly Accomplished Chopinist » – BBC Music Magazine).

En février 2020, Jean-Paul a remporté le Prix Thierry-Scherz aux Sommets Musicaux de Gstaad, ce qui lui a offert l’enregistrement d’un disque avec l’Orchestre symphonique de Berne pour le label Claves, incluant le Concerto pour piano n.2 de Rachmaninoff et la Ballade Héroïque d’Arno Babadjanian.

Jean-Paul est nommé aux Victoires de la musique classique 2021 dans la catégorie Révélation soliste instrumental.

En mai 2022, Jean-Paul a fait ses débuts à la Philharmonie de Paris, en soliste avec l’Orchestre National d’Ile-de-France. En mai 2023, il a assuré la création française du concerto pour piano de Howard Shore, Ruin and Memory, à la Maison de la Radio, en compagnie du Philharmonique de Radio France.

Jean-Paul est le vainqueur du prestigieux Concours Européen de Brême (Allemagne) en 2014, mais également lauréat des concours Internationaux José Iturbi (Espagne) en 2015, GPIPL de Lyon (France) et Hastings (Angleterre) en 2013. Il remporte le prix de la Fondation Cziffra en 2014 et devient Lauréat de la Fondation l’Or du Rhin en octobre 2016.

Le 1er Prix de Philosophie au Concours Général des Lycéens de France lui est attribué en 2013.

Parmi les orchestres qui l’ont accompagné en soliste, citons : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National d’Ile-de-France, Nürnberger Symphoniker, Bremer Philharmoniker, Berner Symphonieorchester, Robert-Schumann-Philharmonie, Nordwestdeutsche Philharmonie, Musikkollegium Winterthur, Deutsche Philharmonie Merck, Armenian State Symphony Orchestra, Orquesta Sinfónica de la Región de Murcia, Montenegrin Symphony Orchestra, RTS Symphony Orchestra, Orchestre de l’Opéra de Rouen, Orchestre Colonne, Orchestre de Chambre de Toulouse, Orchestre National d’Avignon…

En janvier 2018 il a remplacé au pied levé le célèbre pianiste Christian Zacharias dans le 24ème Concerto de Mozart sous la direction du grand chef autrichien Leopold Hager à la Stadthalle de Chemnitz.

Jean-Paul s’est produit en récital ou avec orchestre à la Philharmonie de Paris, Salle Gaveau, Fondation Louis Vuitton, Auditorium de la Maison de la Radio, Tonhalle de Zürich, Laeiszhalle de Hambourg, Gewandhaus de Leipzig, Meistersingerhalle de Nüremberg, Die Glocke de Brême, Mozarteum de Salzbourg, Salle Flagey de Bruxelles, Kolarac de Belgrade, Aram Khachaturian Concert Hall de Yerevan, et dans des festivals tels que La Roque d’Anthéron, Festival Radio-France de Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Festival de Menton, Un Violon sur le Sable, Piano aux Jacobins, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Lisztomanias, Les Flâneries de Reims, Nohant Chopin Festival, Festival de Saint-Denis, Festival International de Colmar, Sommets Musicaux de Gstaad, Piano à Saint-Ursanne, Schleswig-Holstein Festival, Festspiele Mecklenburg-Vorpommern, Kissinger Sommer Festival, Klavier-Festival Ruhr.

Par ailleurs, le Festival Chopin de Nohant a publié un album d’archives dédié à Aldo Ciccolini, dans lequel est incluse la Sonate en sol mineur de Schumann enregistrée en live par Jean-Paul Gasparian (édition 2015). Le Magazine Classica a décerné à l’album son Choc du Mois et placé Jean-Paul parmi les 10 pianistes les plus prometteurs de la jeune génération.

Né en 1995 à Paris de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient brillamment son Master en 2015. Ses professeurs sont Olivier Gardon, Jacques Rouvier, Michel Béroff, Laurent Cabasso. Après un 3ème cycle au CNSMDP avec Michel Dalberto et Claire Désert, ainsi qu’au Royal College of Music de Londres avec Vanessa Latarche (Artist Diploma), il se perfectionne auprès d’Elisso Virsaladze en Italie. Il reçoit également, depuis plusieurs années, les conseils réguliers de Tatiana Zelikman lors de masterclasses à l’étranger.

Jean-Paul est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac, alumni de la Lieven Piano Foundation, lauréat de la Fondation Banque Populaire et de l’Académie musicale de Villecroze. Il est aussi, depuis l’été 2017, un Artiste Steinway.

NOTE DE PROGRAMME

Claude Debussy (1862-1918)

Estampes

Pagodes

Soirée dans Grenade

Jardins sous la pluie

Durée : environ 15 mn

Composé en 1903, Estampes rassemble trois pièces concises mais essentielles dans l’œuvre pour piano de Debussy. Elles inaugurent ce qui fera sa marque, la sensualité, le rêve, le renouveau esthétique, et annoncent ses célèbres Préludes.

En 1889 à l’Exposition universelle, Debussy découvre la musique indonésienne. Il s’en inspire dans Pagodes.

Debussy n’est jamais allé en Espagne. Pourtant il fera l’admiration de Manuel De Falla avec Soirée dans Grenade tant l’esprit de son pays y est bien traduit. Ravel avec sa Habanera avait suivi un chemin similaire quelques années auparavant.

Debussy revient à Paris (ou en Normandie) avec Jardins sous la pluie, célèbre page qui reprend les thèmes de Nous n’irons plus au bois et de Dodo, l’enfant do

Avec Estampes, terminées en Bourgogne en même temps que La Mer, Debussy ouvre le XXe siècle par un chef d’œuvre absolu, cheval non de bataille mais de poésie des pianistes.

César Franck (1822-1890)

Prélude, choral et fugue

Durée : 18 minutes envirron

Œuvre de la fin de vie (1884), Prélude, Choral et Fugue est, comme son nom l’indique, un hommage à Jean-Sébastien Bach et ses Préludes et fugues, auquel l’organiste de Sainte-Clotilde vouait une immense vénération. Cette œuvre réussit à combiner le respect de la rigueur des formes anciennes avec l’usage des possibilités du piano moderne développées au cours du XIXe siècle. Mais c’est finalement d’orgue qu’il s’agit ici, comme l’atteste l’ampleur sonore que ce triptyque exige de l’interprète.

Cette œuvre a été abondamment utilisée par Visconti dans son film Sandra (1965) avec Claudia Cardinale.

Robert Schumann (1810-1856)

Etudes symphoniques op.13

Kaléidoscope d’humeurs, le piano de Schumann se prêtait magnifiquement à la forme de la variation, succession de pièces sur un même thème, moyen de développer un sujet technique différent à chaque variation mais surtout un climat, une atmosphère, un état d’âme. On passera sur la genèse très chaotique de cette œuvre majeure pour ne retenir qu’une réalité : c’est tout le romantisme, ses brisures et ses idéaux, que chante le piano de Schumann.

Lire la suite

LA VALSE DES PINGOUINS

de et avec Patrick Haudecœur

Durée : 1h30
Tout public

Après « Silence on tourne » et « Berlin Berlin », retrouvons Patrick Haudecœur pour célébrer le retour de sa comédie hilarante et burlesque. Cette nouvelle pépite théâtrale entraîne le public dans une soirée aussi extravagante qu’inattendue, où chaque instant réserve son lot de surprises.

Une comédie écrite et mise en scène par Patrick Haudecœur
Avec: Patrick Haudecœur, Philippe Beglia, Urbain Cancelier, Isabelle Spade, Elisa Habibi, Marina Pangos, Véronique Hatat, Antonio Macipe, Patricia Grégoire, Guillaume Laffly
Assistante à la mise en scène : Lou Pantchenko
Décors : Stéfanie Jarre
Costumes : Alain Blanchot
Lumières : Laurent Béal
Directeur musical : Vincent Prezioso
Chorégraphe : Patricia Grégoire
Accessoiriste : Christophe Guillaumin
Musiciens : Robert Ménière en alternance avec Éric Langloiset Éric Bouvelle en alternance avec Nicolas Rapicault
Pascal Legros Organisation
en accord avec le Théâtre des Nouveautés

LA VALSE DES PINGOUINS

Ce soir, on met les petits plats dans les grands : soirée mondaine chez les Mondini, qui ont convié le Comte et investisseur Jean-Patrick de la Garandière. L’objectif : lui en mettre plein la vue en lui présentant le prototype d’une botte révolutionnaire qui se déchausse automatiquement !

Les pièces de Patrick Haudecœur, c’est toujours une surprise. On ne sait jamais à quoi s’attendre, sinon à rire. Et cette Valse des Pingouins ne déroge pas à la règle. L’histoire rocambolesque démarre sur les chapeaux de roues, avant de plonger le spectateur dans un théâtre musical aussi joyeux que débridé. Le charme désuet de cette opérette repose sur son rythme effréné, mais aussi sur l’humour constant des situations et la précision des effets visuels. Décor et costumes, soigneusement ouvragés, participent de cette exubérance délicieuse. Tout y est coloré, rythmé, enlevé. La soirée, censée être grandiose, tourne au désastre, et plus rien ne semble pouvoir arrêter la succession de quiproquos et de catastrophes, servis par une troupe à la virtuosité comique éclatante.

Patrick Haudecœur est un expert en la matière. Après les succès de Thé à la menthe ou t’es citron, Frou-Frou les Bains, Silence, on tourne, Berlin Berlin ou Mon jour de chance, il signe ici un divertissement « branquignolesque » et « hellzappoppinesque » où les dérapages et les rebondissements s’enchaînent sans répit. L’intrigue se déroule dans le salon bourgeois d’une villa de province : un chef d’entreprise dans la chaussure reçoit, pour une soirée de gala, un investisseur potentiel qu’il espère séduire à coups de champagne, de musique et de feu d’artifice. Mais la fête déraille. Très vite, la soirée bascule dans un délire orchestré avec maestria, où tout tourne de travers et où les gags se succèdent avec une précision redoutable.

Entre chansons et répliques percutantes, La Valse des Pingouins s’impose comme une comédie jubilatoire, à la croisée du théâtre de boulevard, de l’opérette et du music-hall. C’est un feu d’artifice de situations et de jeux d’acteurs : Patrick Haudecœur, parfait en chef d’entreprise maladroit ; Philippe Beglia, irrésistible de fantaisie ; Urbain Cancelier, impeccable en notable dépassé ; Isabelle Spade, épatante en bourgeoise excentrique ; Élisa Habibi, étonnante en jeune fille à la diction chaotique ; Marina Pangos et Antonio Macipe, duo complice et piquant ; Patricia Grégoire, qui dirige la chorégraphie avec entrain ; Guillaume Laffly, d’un humour désinvolte et ravageur. Sous la baguette de Haudecœur, tout s’emboîte, se détraque et se reconstruit dans un joyeux désordre. Car pour réussir un bon pastiche, il faut une bonne dose d’humour, un brin de folie, une pincée d’absurde et beaucoup de talent.

La Valse des Pingouins est une fête, une vraie : un moment de joie communicative où le rire, la musique et la tendresse valsent ensemble jusqu’à l’ivresse.

PATRICK HAUDECŒUR

Patrick Haudecœur a débuté au théâtre dans une petite compagnie à douze ans. Douze ans plus tard, pour cette même compagnie, il co-écrit sa première pièce : Thé à la menthe ou t’es citron ? Il assure la mise en scène et aura joué son personnage plus de mille sept cents fois en tout. C’est un succès, une rencontre avec le public, à Avignon puis à Paris au Café de la Gare, puis au Théâtre des Variétés en 1992… Et ça ne fait que commencer.

Devenu acteur professionnel, il joue Le Graphique de Boscop de Sotha, Le Bal des Voleurs de Jean Anouilh mis en scène par Jean-Claude Brialy et Monsieur de Saint-Futile de Françoise Dorin aux Bouffes Parisiens. Mais résolument auteur, il co-écrit Les P’tits Vélos, créée à la Comédie de Paris en 1996 et jouée 300 fois. Devenu chanteur pour la première fois dans une opérette de Maurice Yvain, Là-haut, à l’affiche du Théâtre des Variétés, on lui confie le rôle de Célestin dans L’Auberge du cheval blanc au Théâtre Mogador.

En 2000, Alain Sachs l’engage dans Le Sire de Vergy, aux Bouffes Parisiens. Entre-temps, il joue Chat en poche de Georges Feydeau aux côtés de Jean-Laurent Cochet. En 2001, il écrit et interprète sa troisième pièce : Frou-Frou les Bains, une parodie d’opérette mise en scène par Jacques Decombe, créée en Suisse à Montreux. Frou-Frou les Bains reçoit le Molière du meilleur spectacle musical en 2002.

En 2003, Patrick tourne pour le cinéma aux côtés de Gérard Jugnot dans Il ne faut jurer de rien, réalisé par Éric Civagnan, puis joue dans Portrait de famille mis en scène par Marion Bierry en tournée théâtrale. La quatrième comédie de Patrick Haudecœur, commandée par Francis Nani, est à nouveau musicale, créée au Théâtre des Nouveautés en 2007 : La Valse des Pingouins, compte deux nominations aux Molières.

On le retrouve au cinéma dans Musée Haut, Musée Bas de Jean-Michel Ribes et Gérard Jugnot l’engage dans son film Rose et Noir. En 2010, l’aventure inouïe de Thé à la menthe ou t’es citron ? a repris, intemporelle, d’abord au Théâtre Fontaine et en tournées successives… et reçoit le Molière du meilleur spectacle comique en 2011.

En 2015, le comédien reprend à merveille le rôle du naïf François Pignon dans la célèbre pièce de Francis Veber, Le Dîner de cons, au Théâtre de la Michodière. En 2016, Patrick Haudecœur revient au Théâtre Fontaine avec une équipe de cinéma délirante : Silence, on tourne !, co-écrite avec Gérald Sibleyras.

Vingt ans après sa création, il porte sur la scène du Théâtre Édouard VII Frou-Frou les Bains, son opus musical culte, où il est à la fois l’auteur, le metteur en scène et le comédien principal du spectacle. Plus récemment, il signe un nouveau succès avec Gérald Sibleyras : Berlin Berlin. La pièce est plébiscitée par la critique et le public, elle reçoit deux Molières en 2022 pour la meilleure comédie et le meilleur comédien.

Le duo d’auteurs enchaîne sur un autre succès, toujours accompagné de José Paul à la mise en scène : Mon Jour de chance, au Théâtre Fontaine, avec à l’affiche Guillaume de Tonquédec, est plébiscitée par la critique et le public. Elle reçoit deux Molières en 2022 pour la meilleure comédie et le meilleur comédien. Le spectacle sera joué pendant deux ans à Paris et en tournée.

PHILIPPE BEGLIA

Philippe Beglia est un comédien français. Il se forme en suivant les cours de Raymond Girard, René Simon et Robert Hossein. Ce dernier l’engage au théâtre dans Roméo et Juliette dans sa mise en scène de 1973.

Il est par la suite sur les planches plusieurs fois par an entre les années 70 et 2000. En 2001, il partage l’affiche avec Clémentine Célarié dans la pièce Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou, mise en scène par Alain Sachs, au Théâtre Antoine.

En 2009, il est cette fois aux côtés de Christian Clavier et Didier Bourdon dans La Cage aux folles. Alternant entre le théâtre classique (Molière, Shakespeare, Marivaux, Feydeau) et moderne (Veber, Ray Cooney), il fait déjà partie de la distribution d’origine du spectacle La Valse des Pingouins en 2007.

Plus récemment, on a pu le voir sur la scène du Théâtre des Nouveautés pour La Raison d’Aymé d’Isabelle Mergault en 2018. En parallèle de sa carrière au théâtre, il est également très présent au cinéma et à la télévision.

On le retrouve notamment devant la caméra de Philippe de Broca, Gérard Jugnot, Francis Veber, Catherine Corsini, Valérie Lemercier, Marjane Satrapi ou encore Philippe Lacheau. Philippe Beglia est également un personnage récurrent de la série La Petite Histoire de France sur W9 avec cinq saisons et une sixième en préparation pour septembre 2025.

Fidèle à sa manière, Shechter n’utilise aucun accessoire. Sa danse est un théâtre collectif où les corps seuls portent la charge de visions dont l’exécution fascine au moins autant, sinon plus, que la singularité. Il fait feu de leurs arcanes pour construire une heure trente de danse pure, dans un crescendo et avec un art de la répétition qui font sa signature. L’inquiétante étrangeté de certaines images succède à la jubilation de danser ensemble, pris par cette transe même qu’on partage sur les dancefloors. Elle emporte si bien les spectateurs qu’ils sortent de leurs fauteuils pour danser sur scène et mieux y retourner ensuite, lorsque l’espace de la scène se rétrécit pour enfermer une poignée de danseurs inquiets entre des murs de lumière rouge.

Le Theatre of Dreams fonctionne à plein. La scénographie permet à Schechter de faire danser l’espace, en plus des corps et des lumières. La musique mène le bal tout en accélérations, en séductions et en suspens. La danse éblouit, marquée par cette gestuelle hyperaffûtée, à l’énergie communicative et à la beauté irrésistible qui est celle de Shechter. Les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent vivre la danse dans leur tête plutôt que dans leurs corps s’agaceront de cette répétition de choses effleurées. Elles ne font sens que si on se laisse chavirer par leur rythme. Car le meilleur chemin possible pour monter dans le chaos organisé de ce Theatre of Dreams est de s’y laisser aller sans résister.

URBAIN CANCELIER

Urbain Cancelier est un habitué des plus grandes salles parisiennes comme le Théâtre Marigny, la Gaîté Montparnasse ou encore le Théâtre Édouard VII.

On le voit aussi au Théâtre Hébertot, à la Michodière, aux Bouffes Parisiens, au Daunou, au Palais-Royal, au Fontaine, à la Renaissance, aux Variétés, aux théâtres de Chaillot, de Paris et Antoine…

Il y a donné la réplique à Hélène Duc, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Bernard Déhan, Jacques François, Sophie Marceau, Lambert Wilson, Michel Duchaussoy, Pierre Richard, Darry Cowl, Jean-Paul Belmondo, Jean-Claude Brialy, Annie Gregorio, Francis Huster, Pierre Arditi, Micheline Dax, Lorànt Deutsch, Chantal Ladesou, François Berléand, Jean Piat, Isabelle Nanty, Johnny Hallyday…

On le retrouve au cinéma dans Ridicule, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Malabar Princess, Belle et Sébastien. Il apparaît dans plus de 35 films aux côtés de Jean Rochefort, Fanny Ardant, Audrey Tautou, Michel Serrault, Dany Boon, Michel Galabru, Jean Yanne, Daniel Auteuil, Jacques Villeret, Fabrice Luchini, Gérard Jugnot, Charles Aznavour, Jamel Debbouze, Jean Lefebvre, Jean Reno ou Olivier Gourmet…

De 2000 à 2003, il joue le Directeur de Frou-Frou les Bains. En 2019, Pascal Legros remonte la pièce au Théâtre Édouard VII avec la distribution d’origine.

ISABELLE SPADE

Isabelle Spade est une comédienne française. Elle se forme à l’art dramatique avec les Cours Simon, Acting in English et le Théâtre de la Tempête.

Au théâtre, elle a collaboré avec des metteurs en scène tels que Nicolas Batille, Francis Perrin, Philippe Rondest et bien d’autres. Elle chante dans certaines pièces, elle est notamment à l’aise avec les comédies musicales et les opérettes.

Elle joue dans plusieurs pièces de Patrick Haudecœur telles que Frou-Frou les Bains, Thé à la menthe ou t’es citron ? et la première exploitation de La Valse des Pingouins.

Au cinéma, elle est à l’affiche de nombreux films de Patrice Leconte.

Lire la suite

MARINE LEONARDI

Production: Agapè & All Good Production

Durée : 1h15
Dès 16 ans

Marine Leonardi décortique avec cynisme et humour noir les contrariétés du quotidien, du couple en passant par la maternité. C’est cru, drôle et authentique !

MARINE LEONARDI

Ancienne diplômée de l’ESSEC, Marine Leonardi quitte le monde de l’entreprise pour suivre une vocation tardive : faire rire. D’abord repérée sur les réseaux sociaux grâce à ses vidéos devenues virales notamment la série « Vous n’êtes pas seules » elle y dépeint avec un humour mordant et sincère la vie quotidienne des femmes, entre maternité, couple et charge mentale.

Son parcours atypique, entre business school et stand-up, façonne une écriture à la fois lucide, nerveuse et profondément humaine. Sur scène comme à l’écran, elle assume sa part de vulnérabilité : les contradictions de la maternité, les pressions sociales, les désirs enfouis. En mêlant tendresse, ironie et colère, elle redonne aux mères une parole libre et souvent libératrice.

Rayonnante sur les planches, Marine Leonardi revendique un humour « féminin mais pas féministe » : elle préfère rire des travers du monde moderne plutôt que d’en dresser le procès. Ses sketches, empreints de justesse et d’autodérision, explorent les paradoxes de la parentalité, la fatigue du quotidien et la beauté chaotique des relations humaines.

Aujourd’hui, forte d’une communauté de plus de 400 000 abonnés, elle s’impose comme l’une des voix les plus singulières du stand-up contemporain : une humoriste qui parle vrai, qui ose, et qui nous rappelle que le rire est souvent le meilleur moyen de dire la vérité.

MAUVAISE GRAINE

Dans Mauvaise Graine, Marine Leonardi creuse le sillon qui a fait son succès : celui des contradictions du quotidien. Mère débordée, épouse imparfaite, femme lucide, elle s’attaque à tout ce que la société exige d’elle et de toutes les autres : être performante, épanouie, disponible et toujours souriante.

Sur un ton à la fois cru et tendre, elle raconte la maternité sans filtre, la fatigue, la libido en berne, la culpabilité, la solitude des parents. Elle parle aussi du couple, de l’amour qui s’use, de l’amitié, de la liberté qu’on tente de sauver dans le chaos domestique. Mauvaise Graine n’est pas un exutoire : c’est une radiographie drôle et poignante du monde moderne vu par une femme qui en rit pour ne pas en pleurer.

Marine Leonardi y mêle humour cinglant, sincérité désarmante et sens du rythme. Chaque sketch, chaque anecdote résonne : on y reconnaît nos propres travers, nos petites lâchetés, nos grandes colères. C’est une comédie du vrai, portée par une interprète à la présence magnétique, où l’on rit beaucoup, et où l’on se sent moins seul.

Lire la suite

RING

VARIATIONS DU COUPLE
de Léonore Confino

Durée : 1h20
Dès 12 ans

Dix ans après sa création, Côme de Bellescize monte, dans une version remise au goût du jour, la pièce à succès de Léonore Confino et offre à Jina Djemba et Amaury de Crayencour un bijou scénique de drôlerie et d’émotions.

Une pièce de Léonore Confino
Mise en scène : Côme de Bellescize
Avec: Jina Djemba et Amaury de Crayencour
Chorégraphies: Mehdi Baki
Collaboration artistique : Jina Djemba
Scénographie : Natacha Markoff
Costumes: Colombe Lauriot Prévost
Lumieres : Thomas Costerg
Création sonore : Yannick Paget

RING

De la première rencontre à la dernière rupture, Ring (Variations du couple) explore, en seize rounds amoureux, le combat permanent entre l’homme et la femme, entre le désir de fusion et la nécessité d’exister seul. Amants, conjoints, parents, étrangers ou veufs, tous s’appellent Camille et tous s’affrontent dans ce corps à corps universel où l’amour se mue tour à tour en tendresse, en ironie ou en guerre ouverte. Léonore Confino signe un texte vif, percutant, drôle et parfois cruel, qui dissèque les contradictions du couple moderne avec une acuité jubilatoire. Dans une mise en scène nerveuse et organique de Côme de Bellescize, Jina Djemba et Amaury de Crayencour se livrent à un duel d’acteurs d’une intensité rare, mêlant émotion et énergie, humour et lucidité.

Porté par une scénographie épurée de Natacha Markoff, une lumière sculptée par Thomas Costerg et un univers sonore de Yannick Paget, le spectacle plonge le spectateur au cœur d’une arène sentimentale où tout vacille, où l’on rit, où l’on s’interroge, où l’on se reconnaît. Ce Ring nouvelle version, enrichi de nouvelles scènes et d’un regard mûri par le temps, offre une traversée à la fois intime et universelle de la vie à deux, une radiographie du couple, à la fois tendre, cruelle et terriblement humaine.

LÉONORE CONFINO – AUTEUR

Le goût de l’écriture est né d’observations dans ses « boulots d’appoint », en parallèle de ses études de cinéma documentaire. En 2009 et 2010, elle écrit Ring et Building, respectivement sur les thèmes du couple et du travail. Elle co-dirige la compagnie Productions du Sillon avec Catherine Schaub qui monte Building (Grand Prix du Théâtre 2011) puis Ring (Petit Saint-Martin, 2013). En 2014, elles terminent leur trilogie avec Les uns sur les autres (Théâtre de la Madeleine, avec Agnès Jaoui). En 2015, Le Poisson belge (prix Sony Labou Tansi et Molière de la révélation féminine pour Géraldine Martineau) confirme sa reconnaissance. Suivent Parlons d’autre chose (Théâtre de Belleville, 5 ans de tournée) et 1300 grammes (Théâtre du Chesnay, 2017). En 2019, Les Beaux mise en scène par Côme de Bellescize est nommée trois fois aux Molières. Ses pièces sont traduites et montées dans de nombreux pays.

JINA DJEMBA

D’origine russe et camerounaise, Jina Djemba étudie au CNSAD où elle entre en 2005. La même année, elle est lauréate du sixième prix Sylvia Montfort récompensant l’espoir féminin de la tragédie et participe aux Talents Cannes Adami 2007. À sa sortie du CNSAD, elle joue au théâtre de la Tempête dans Horace, Les Bouts de bois de Dieu, puis au théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet dans Vénus mise en scène par Cristèle Alves Meira, au festival off d’Avignon 2011, Baibars le mamelouk qui devint Sultan mise en scène de Marcel Bozonnet. En 2011, elle est Madame de Tourvel dans Les Liaisons dangereuses mise en scène de John Malkovich au Théâtre de l’Atelier, suivie d’une tournée internationale (New York, Washington, Suisse…). En parallèle, elle tourne pour la télévision et le cinéma, tout en nourrissant sa passion pour la musique. De tessiture mezzo-soprano, elle affectionne particulièrement le répertoire lyrique et jazz. Elle est à l’origine de la pièce Miss Nina Simone, adaptée du roman de Gilles Leroy avec Anne Bouvier, où elle incarne Nina Simone. Elle a tourné sous la direction de Nils Tavernier et apparaîtra prochainement dans Le Code (France 2) et Faux départ de Gallien Guibert.

AMAURY DE CRAYENCOUR

Formé au C.F.A. des comédiens au Studio-Théâtre d’Asnières-sur-Seine, “Jeune Talent” au festival de fiction de Saint-Tropez en 2004 et “Jeune Talent Cannes Adami” en 2012, Amaury de Crayencour alterne entre théâtre, cinéma et télévision. Au théâtre, on a pu le voir dans Richard III mis en scène par Laurent Fréchuret aux côtés de Dominique Pinon, Le Porteur d’Histoire d’Alexis Michalik et La Machine de Turing de Benoît Solès, mise en scène par Tristan Petitgirard. À la télévision, il a joué dans Nos Chers Voisins, Parents mode d’emploi, Nina ou encore Le Bureau des légendes. Au cinéma, il a tourné dans Les Ex de Maurice Barthélémy, Passade de Gorune Aprikian (rôle principal masculin aux côtés de Fanny Valette), Pupille de Jeanne Herry, Mon Inconnue d’Hugo Gélin et Milo d’Anthony Lesaffre (rôle principal). Il apparaît également dans Mensonges aux côtés d’Arnaud Ducret et Audrey Fleurot.

CÔME DE BELLESCIZE – METTEUR EN SCÈNE

Après une formation à l’École Claude Mathieu, Côme de Bellescize fonde la compagnie du Théâtre du Fracas. Lauréat du Prix Paris Jeunes Talents 2005, il signe plusieurs créations : Les Errants, Amédée, Eugénie, Soyez vous-même, Fat, Tout brûle, so what ?, Le Bonheur des uns et Mondial Placard. À l’opéra, il met en scène Jeanne d’Arc au bûcher (Honegger/Claudel), repris avec Marion Cotillard à la Philharmonie de Paris puis au Lincoln Center de New York. Sa mise en scène de Les Beaux de Léonore Confino au Petit Saint-Martin est nommée au Molière du meilleur spectacle privé. En 2020, il reçoit le Prix Jeune Théâtre Béatrix Dussane-André Roussin de l’Académie Française.

MEHDI BAKI – CHORÉGRAPHE

Mehdi Baki débute par la capoeira, le bboying et l’acrobatie avant de se former à la danse classique, jazz et contemporaine. En 2011, l’école Jacques Lecoq et sa découverte du théâtre physique transforment son approche du mouvement. Il travaille avec Sébastien Lefrançois, David Drouard, Giuliano Peparini, James Thierrée et Yoann Bourgeois. En 2018, il crée Bye Bye Myself avec Nicolas Fayol. Finaliste du Juste Debout 2018 et vainqueur de plusieurs battles internationaux, il débute au cinéma en 2021 dans En Corps de Cédric Klapisch.

COLOMBE LAURIOT PRÉVOST – COSTUMIER

Formée à l’école Duperré, Colombe Lauriot Prévost crée des costumes pour le cirque, le cabaret, l’opéra, le théâtre et le cinéma, en France et à l’étranger. Elle a collaboré avec Jonathan Capdevielle, Théo Mercier, Frédéric Bellier-Garcia, Jean-Michel Ribes, Côme de Bellescize, Maïwenn ou encore Seiji Ozawa. Passionnée de théâtre et de danse, elle met son art au service de l’interprétation et de la sensibilité esthétique.

NATACHA MARKOFF – SCÉNOGRAPHE

Diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, passée par l’institut Stroganoff de Moscou et le Centre Européen de Venise, Natacha Markoff se consacre à la scénographie depuis la fin des années 1990. Elle a collaboré avec Laurent Pelly, Salomé Lelouch, Steve Suissa, Anne Bouvier, Éléonore Joncquez, entre autres. Ring marque sa 43e scénographie et sa seconde collaboration avec Côme de Bellescize après Mondial Placard, nommé aux Molières 2024.

THOMAS COSTERG – CRÉATEUR LUMIÈRE

Diplômé de l’école du Théâtre National de Strasbourg, Thomas Costerg a signé les éclairages d’opéras tels que Trouble in Tahiti, L’Enfant et les Sortilèges, L’Étoile, Brundibar ou Béatrice et Bénédict. Il a travaillé à la Philharmonie de Paris, au Lincoln Center de New York et au Festival Seiji Ozawa au Japon. Au théâtre, il collabore avec Côme de Bellescize sur Les Beaux, Le Bonheur des uns et d’autres créations.

YANNICK PAGET – MUSIQUE

Chef d’orchestre, compositeur et percussionniste formé au CNSMDP, Yannick Paget mène une carrière internationale entre Europe et Asie. Chef associé au Japon auprès de Yutaka Sado, il a dirigé de nombreux orchestres et fondé le N’SO Kyoto (New Sound Orchestra). Ses compositions s’inspirent autant de la culture japonaise que de la science, mêlant musique, théâtre et spatialisation du son.

Lire la suite

PILLOWGRAPHIES

La BaZooka

Durée : 45m
Dès 6 ans

Preuve que les fantômes existent : ils dansent ! Spectacle poétique et graphique pour sept draps blancs et lumière noire, « Pillowgraphies » s’autorise à faire toutes les bêtises que nous imaginions enfants.

CHORÉGRAPHIE : SARAH CRÉPIN
MISE EN SCÈNE: ETIENNE CUPPENS

Conception : La BaZooKa (Sarah Crépin et Etienne Cuppens)
Interprétation (suivant les représentations) : Nicolas Chaigneau, Sarah Crépin, Aurore Di Bianco, Flore Khoury, Claire Laureau-Renault, Sakiko Oishi, Matthieu Patarozzi, Marie Rual, Léa Scher, Taya Skorokhodova, Julien-Henri Vu Van Dung
Création lumière : Christophe Olivier et Max Sautai
Réalisation costumes : Salina Dumay et Elsa Gérant
Musiques: Maurice Ravel, Bernard Herrmann et Jacques Offenbach
Administration et production: Margaux Roland
Production et diffusion : Mathilde Mahier

LES FANTÔMES DE L’ENFANCE

Un drap blanc, deux trous pour les yeux. Voilà le point de départ d’un monde qui s’anime, s’amuse, s’élève. Sur la scène, un, deux, trois fantômes traversent l’espace comme s’ils flottaient au-dessus du réel. D’abord un rire, puis l’étonnement, enfin l’émerveillement : Pillowgraphies nous replonge dans l’imaginaire de l’enfance, là où le drap de Mamie se transformait en costume de revenant, là où la peur faisait partie du jeu.

La compagnie La BaZooKa, dirigée par Sarah Crépin et Étienne Cuppens, convoque dans cette pièce l’esprit des jeux anciens, des cache-cache d’autrefois et des danses improvisées sur les tapis du salon. Mais ici, la naïveté devient art. Les fantômes prennent corps, se multiplient, se rassemblent, s’éparpillent dans des chorégraphies fluides et inventives, portées par la musique de Maurice Ravel. Du « Boléro » aux rythmes plus oniriques, le compositeur français dialogue avec des ombres espiègles et légères, dessinant un ballet d’apparitions et de disparitions, entre abstraction et pure poésie visuelle.

Les draps, tour à tour légers ou moelleux, deviennent partenaires de jeu. On y reconnaît les influences de Merce Cunningham ou de Maurice Béjart, mais réinterprétées avec humour et tendresse. À chaque apparition, le spectateur croit comprendre la mécanique du mystère, avant d’être surpris à nouveau par une métamorphose, une silhouette, une respiration. Tout se joue sur la frontière : entre visible et invisible, entre illusion et incarnation, entre enfance et art.

Dans cet univers où tout semble flotter, où le vent fait danser les tissus et les corps, l’espace s’éclaire comme une grande aire de jeu. L’enfant qui sommeille en chacun se réveille, tandis que l’adulte retrouve le goût du merveilleux. Pillowgraphies fait rire, attendrit, émerveille — il réconcilie la légèreté du rêve et la rigueur du geste.

DANSER LE MYSTÈRE

« Et si les fantômes décidaient de jouer avec nous ? » semble nous dire La BaZooKa. Car ici, le théâtre et la danse s’ouvrent à la complicité du spectateur. Les sept danseurs, drapés et masqués, deviennent des personnages à part entière : tour à tour farceurs, malicieux, gracieux, ou étrangement touchants. Ce sont des présences qui défient les certitudes, qui font rire les enfants et intriguent les adultes.

Sous les airs de jeu se cache pourtant une recherche chorégraphique exigeante. La lumière noire, le rythme des tissus, la musicalité des gestes composent une écriture précise et maîtrisée, où chaque déplacement devient un souffle, chaque apparition un fragment de poésie. Les corps invisibles racontent leurs histoires à travers le mouvement, créant une forme d’abstraction joyeuse, presque cinématographique. On pense à Fantasia de Walt Disney, à ces symphonies visuelles où la musique semble donner vie à la matière.

Mais Pillowgraphies n’est pas qu’un divertissement. C’est aussi une méditation sur la présence et l’absence, sur ce que la danse contemporaine peut inventer quand elle ose jouer avec les codes. Derrière la légèreté, il y a la profondeur du geste : la capacité d’un corps à se faire oublier pour mieux évoquer l’imaginaire. Les artistes de La BaZooKa interrogent la frontière entre illusion et croyance, entre la peur enfantine du noir et la fascination adulte pour le mystère.

Le spectacle devient alors un terrain de jeu philosophique : et si le mouvement suffisait à faire exister ce qu’on ne voit pas ? Si un drap en suspension pouvait dire la grâce d’un corps, la beauté d’une disparition ? Dans ce théâtre peuplé de fantômes, on danse la mémoire, la liberté, la joie simple d’être ensemble.

À la croisée du merveilleux et du comique, du conte et de l’expérimentation plastique, Pillowgraphies célèbre la puissance du regard et la magie du vivant. Un ballet drôle, étrange, profondément humain — où les fantômes, loin de faire peur, nous rappellent qu’il suffit parfois d’un souffle, d’un geste, d’un éclat de rire pour ranimer l’enfance en nous.

LA BAZOOKA

La compagnie La BaZooKa est née en 2002 au Havre de la rencontre entre Sarah Crépin et Étienne Cuppens, deux artistes qui conjuguent leurs imaginaires pour créer des projets chorégraphiques à la croisée de la danse, des arts plastiques et du théâtre visuel. Leur univers, nourri de culture populaire et de souvenirs d’enfance, explore les figures qui peuplent notre inconscient collectif : fantômes, marins à pinces de homard, héroïnes de manga, momies ou Vénus en oreiller composent un bestiaire à la fois graphique et sensible. Tous deux s’attachent à inventer des dispositifs où la place du spectateur est toujours réinventée : déplacé sur des chaises à roulettes, allongé face à des miroirs ou observant à travers des vitres, il devient acteur d’un regard ludique et actif.

Leur écriture chorégraphique se nourrit de danses populaires disco, madison, danses sportives qu’ils détournent pour en extraire une matière mouvante faite d’élasticité et de tonicité, de moelleux et d’impulsion. La création se construit en binôme, dans la confrontation féconde de leurs différences : l’un porté vers l’abstraction, l’autre vers la dramaturgie. Ensemble, ils travaillent par « libre association d’idées », mêlant des éléments hétérogènes pour faire surgir du sens et de l’émotion. Ce procédé libère l’imaginaire et offre à chacun, enfants comme adultes, plusieurs niveaux de lecture. La BaZooKa revendique ainsi une liberté rare : celle d’un art qui laisse au spectateur le choix d’interpréter, de rêver, de croire.

SARAH CRÉPIN

Née en 1973 à Toulouse, Sarah Crépin découvre très jeune le plaisir de s’inventer des mondes et des personnages, une imagination qu’elle nourrit dès l’enfance par sa passion pour les kaléidoscopes. Formée à la danse classique et contemporaine au conservatoire de Grenoble, elle complète un parcours riche et atypique : après un DUT en communication et une première expérience aux côtés de Charles Picq à la Maison de la Danse de Lyon, elle étudie au CNDC d’Angers puis en Allemagne auprès de Myriam Naisy. Engagée par François Raffinot au Centre Chorégraphique National du Havre, elle y forge sa maturité d’interprète et y rencontre Étienne Cuppens, avec qui elle entame une collaboration décisive. Interprète pour Joanne Leighton, Anja Hempel, Xavier Lot, Fabrice Lambert ou Razerka Ben Sadia-Lavant, elle crée en 2000 Fulgure aux côtés de Denis Lavant, avant de fonder en 2002 La BaZooKa. Cette compagnie devient le prolongement naturel de son imaginaire : un espace de liberté où s’épanouit une danse à la fois sauvage, absurde et poétique.

ÉTIENNE CUPPENS

Né en 1963 au Havre, Étienne Cuppens grandit entre théâtre scolaire et fascination pour la fantasmagorie, passionné très tôt par le son, les jeux de miroirs et la magie du cinéma. Marqué par l’écoute de We Love You des Rolling Stones, il découvre la puissance évocatrice du son concret et choisit d’en faire son métier. Formé comme régisseur son, il travaille aux Tréteaux de France, à l’Opéra national de Paris puis à la Maison de la Culture du Havre, où il perfectionne la prise de son, la création de bandes sonores et le montage audiovisuel. Sa collaboration avec le musicien Jean-Paul Buisson l’amène à concevoir des environnements sonores pour le spectacle vivant et le cinéma, aux côtés d’artistes tels que Raoul Ruiz, Hervé Robbe ou François Raffinot. En 2002, il fonde avec Sarah Crépin la compagnie La BaZooKa, dont il devient le metteur en scène. Concepteur sonore et scénographe, il façonne un univers où la rigueur technique se met au service de l’imaginaire, et où le mouvement, le son et la lumière composent ensemble un théâtre chorégraphique singulier, poétique et audacieux.

Lire la suite

DOM JUAN

Tigran Mekhitarian

Durée : 1h30
Dès 13 ans

Oubliez tout ce que vous savez de « Dom Juan »… Cette adaptation de Molière, qui a déjà triomphé au Festival d’Avignon 2024, est audacieuse et contemporaine. Pardon, révolutionnaire.

Distribution: Tigran Mekhitarian, Soulaymane Rkiba, Marie Mahé, Etienne Paliniewicz
Direction artistique : La Compagnie de l’lllustre Théâtre
Lumières: Denis Koransky
Scénographie : Georges Vauraz
Costumes : Steven Dagrel

DOM JUAN ET MOLIÈRE

Créée en 1665, Dom Juan ou le Festin de pierre est l’une des œuvres les plus singulières et les plus sulfureuses de Molière. Elle s’inspire d’un mythe européen déjà célèbre au XVIIᵉ siècle : celui du grand séducteur qui défie les lois humaines et divines jusqu’à en être puni. Mais sous la plume de Molière, ce mythe prend une tout autre dimension.

À travers Dom Juan, Molière invente un personnage d’une modernité saisissante : un homme qui revendique sa liberté absolue, refuse les conventions sociales, moque la religion et s’affranchit de toute morale. Séducteur cynique, esprit fort et libertin, il est aussi le miroir d’une société où l’hypocrisie triomphe souvent sur la sincérité. Ce faisant, Molière questionne déjà les fondements du pouvoir, de la foi et de la vérité — des thèmes d’une étonnante actualité.

La pièce, en cinq actes, se présente comme une succession de confrontations : entre Dom Juan et ses conquêtes, entre le maître et son valet Sganarelle, entre la liberté de l’individu et la morale du monde. Sous la légèreté apparente de la comédie se cache une profonde méditation sur le sens de la vie, la peur du châtiment et la solitude de l’homme face à ses choix.

Lorsque la pièce est créée au Palais-Royal, elle fait scandale. L’audace du propos, les attaques implicites contre la religion et la noblesse provoquent la colère des dévots et des censeurs. Dom Juan est rapidement retirée de l’affiche, et Molière doit même renoncer à la publier de son vivant. Il faudra attendre 1682, neuf ans après sa mort, pour que le texte complet soit enfin imprimé.

Mais c’est précisément ce scandale qui fait la force de l’œuvre. En refusant de juger son héros, Molière laisse au spectateur la liberté de le comprendre, de l’admirer ou de le condamner. Il ne prêche pas, il interroge. Dom Juan devient ainsi une pièce sur la tension entre la foi et le doute, la liberté et la faute, la passion et la raison.

Aujourd’hui encore, cette œuvre fascine par sa vitalité, son ironie et la justesse de son observation du monde. Molière y déploie un art du dialogue et du rythme qui en fait un chef-d’œuvre théâtral, capable de parler aussi bien au public du XVIIᵉ siècle qu’à celui d’aujourd’hui. Dom Juan n’est pas seulement une comédie sur le libertinage : c’est un questionnement universel sur la condition humaine, sur ce qu’il en coûte de vouloir vivre sans contraintes ni repentir.

TIGRAN MEKHITARIAN

Tigran suit sept années de cours d’art dramatique au Conservatoire municipal de Menton, puis trois années au Cours Florent. Il intègre en 2016 l’ESCA. En parallèle, il travaille au Théâtre national de la Colline avec Jean-François Sivadier, Valérie Dréville, Nicolas Bouchaud, Chloé Réjon et Stéphane Braunschweig.

Il interprète le rôle de Sganarelle dans Dom Juan de Molière, mis en scène par Anne Coutureau au Théâtre de la Tempête. Il intègre le dispositif « 1er Acte », mis en place par le Théâtre de la Colline, et travaille une année aux côtés d’Élie Chouraqui.

Il joue dans le long-métrage L’Origine de la violence et met en scène en 2016 Les Fourberies de Scapin. En 2017-2018, il joue dans Djihâd, écrit et mis en scène par Ismaël Saidi. En 2018, il joue également dans La Vie devant soi, adaptation du roman de Romain Gary, qui tourne dans plusieurs CDN de France.

Plus récemment, Tigran a présenté sa nouvelle création aux Bouffes du Nord : une adaptation, une nouvelle fois, de Molière, sa dernière œuvre, Le Malade imaginaire. Il sera également à l’affiche du film événement de la rentrée : Mr Aznavour.

MARIE MAHÉ

Marie Mahé intègre l’École supérieure d’art dramatique de Paris (ESAD) en 2017, après des études en histoire de l’art. Elle y est notamment dirigée par Cédric Gourmelon, Émilie Rousset, Igor Mendjisky, Serge Tranvouez et Kaori Ito. À sa sortie en 2020, elle écrit son premier court-métrage Sur le Coran et devient lauréate des Talents en Court au Jamel Comedy Club. Elle joue ensuite dans Dom Juan de Molière, mis en scène par Tigran Mekhitarian, actuellement en tournée. La même année, elle fonde la compagnie DTM 9.4, met en scène et joue dans son premier spectacle ADN d’après Dennis Kelly, présenté notamment au Théâtre de la Tempête et au Théâtre Paris-Villette en 2023.

En 2021, elle devient finaliste du concours de seul en scène Les Planches de l’ICART avec un texte qu’elle écrit et interprète, intitulé Bataclan. En parallèle, elle écrit et met en scène son deuxième spectacle VIRIL(E.S), qui interroge les notions de féminité et de masculinité à travers le prisme de cinq femmes, et remporte le Prix Théâtre 13 / Jeunes metteur·euses en scène. Le spectacle s’est joué au Théâtre 11 lors du Festival d’Avignon 2023 et est actuellement en tournée. En 2023, elle travaille aux côtés de Sébastien Kheroufi et participe, dans le cadre du Moviment au Centre Pompidou, à la performance Ce qui est déjà là. Elle intègre également le dispositif Création en cours aux Ateliers Médicis, dans lequel elle amorce un travail autour de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand tout en commençant l’écriture de sa prochaine pièce. Aujourd’hui, elle est artiste associée au Théâtre de l’Onde à Vélizy et prépare deux nouvelles créations.

ETIENNE PALINIEWICZ

Étienne grandit en Martinique puis passe son adolescence à Nancy. Il découvre très jeune le basket-ball, qu’il pratique à haut niveau en parallèle de ses études. Cependant, une autre passion l’anime : le théâtre. C’est lors d’un atelier au lycée qu’il décide d’en faire son métier.

Il rejoint Paris en 2012 et intègre le Cours Florent, où il suit les enseignements de Marc Voisin, Jérôme Dupleix, François-Xavier Hoffman et Anne Suarez, tout en se passionnant pour l’improvisation dirigée par David Garel.

Après quatre années de formation, il joue dans plusieurs courts-métrages et clips vidéo, et interprète le rôle d’Argante dans Les Fourberies de Scapin ainsi que celui de Maître Jacques dans L’Avare de Molière, mis en scène par Tigran Mekhitarian.

En 2024, toujours aux côtés de Tigran Mekhitarian, il fait partie de l’équipe de création du Malade imaginaire au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris et intègre la troupe de Dom Juan durant tout le Festival d’Avignon 2024.

SOULAYMANE RKIBA

Soulaymane Rkiba est un jeune comédien formé au Cours Florent et au Conservatoire du 14ᵉ arrondissement de Paris. Il fait partie de l’association 1000 Visages, et c’est grâce à la prépa dirigée par Karim Ben Haddou et Houda Benyamina qu’il intègre en 2018 l’École supérieure de comédien par l’alternance (ESCA).

La même année, il devient Talent Adami Cannes et joue dans un court-métrage réalisé par Sabrina Ouazani. Il apparaît également dans plusieurs courts-métrages, films et séries, notamment dans la série Validé sur Canal+, avant de faire ses premiers pas au théâtre dans Tigrane de Jalie Barcilon au Lucernaire.

Il part ensuite en tournée avec L’Avare, mis en scène par Tigran Mekhitarian au Théâtre de la Tempête, puis avec Beaucoup de bruit pour rien, mis en scène par Maïa Sandoz au Théâtre de la Cité à Toulouse. Il participera d’ailleurs à la prochaine création de Maïa Sandoz.

Depuis le Festival d’Avignon 2024, il incarne Sganarelle dans Dom Juan, mis en scène par Tigran Mekhitarian.

Lire la suite

THEATRE OF DREAMS

CHORÉGRAPHIE ET MUSIQUE : HOFESH SHECHTER

Durée : 1h30
Dès 14 ans

Événement: pour la première fois, le Forum accueille Hofesh Shechter, un des chorégraphes les plus en vogue de la planète danse… et ce n’est pas un rêve ! Deux soirées exceptionnelles pour plonger dans l’imaginaire et l’inconscient…

Avec les 13 danseurs et 3 musiciens de la Hofesh Shechter Company
Lumières: Tom Visser
Costumes: Osnat Kelner
Directeur artistique associé : Bruno Guillore
Collaborateur musical : Yaron Engler
Collaborateur scénographique : Niall Black

HOFESH SHECHTER

Israélien d’origine et britannique d’adoption, Hofesh Shechter est un jeune chorégraphe engagé et audacieux. Après des études à l’Académie de danse et de musique de Jérusalem, il intègre à Tel Aviv la prestigieuse Batsheva Dance Company dirigée par Ohad Naharin. Alors qu’il participe à divers projets de danse en Europe, il apprend la batterie et les percussions à l’Ecole Dante Agostini de Paris. En 2002, il rejoint la compagnie de Jasmin Vardimon en Angleterre et un an plus tard, son premier opus, ‘Fragments’, remporte le concours de chorégraphie Serge Diaghilev.

Hofesh Shechter bénéficie ainsi du soutien de la Robin Howard Foundation Commission pour créer ‘Uprising’, sextette qui s’inspire des manifestations de jeunes Parisiens survenues en 2006. Trois institutions majeures de la danse, The Place, Southbank Centre et Sadler’s Wells, lui commandent alors ‘In Your Rooms’. La pièce, provocante et politisée, exprime la frustration, la colère et le désir humains sur une musique composée par l’artiste et jouée sur le vif. En 2008, le chorégraphe forme sa propre compagnie, la Hofesh Shechter Company, tout en travaillant indépendamment avec d’autres artistes issus de la danse et du théâtre. Ses créations, à l’énergie physique et visuelle brute et intense, révèlent les paradoxes du monde contemporain.

THEATRE OF DREAMS

Un homme en costume bleu ardoise tire-bouchonné se lève de la salle, monte sur scène, entrouvre le rideau, regarde ce qui se trouve derrière: un danseur en petite foulée… Le rideau se referme aussitôt. Se rouvre sur plusieurs autres exécutant des gestes quotidiens et se referme encore. Bienvenue dans le Theatre of Dreams de Hofesh Shechter. La construction repose sur l’art du fragment, tel qu’il surgit sous nos paupières. Intense, ciselé, percutant, coupé. Rejoué, déjoué, saisi, échappé. Aussi précis qu’un souvenir sorti d’on ne sait où. Aussi flottant qu’une bribe de songe.

Pour écrire ce Theatre of Dreams, Schechter utilise une scénographie qui articule les différents plans de la scène grâce à des rideaux noirs. Derrière le premier s’ouvre un second, métaphore de la profondeur de nos esprits. Y apparaissent deux lignes de danseurs dans des pas folkloriques. Même découpage de rideaux sur l’horizontale de la scène, métaphore de la concomitance de nos pensées. Les danseurs se la partageront avec un trio de musiciens vêtus de rouge.

Les treize interprètes ont puisé dans leurs songes et en ont rapporté des morceaux insistants et inexpliqués. Shechter se joue en ordonnateur du chaos. On le savait maître de la transe, de la rupture, de la puissance d’une danse si paroxystique qu’elle réussit l’exploit de s’éblouir d’elle-même. Le voilà qui sonde les profondeurs avec une scénographie plus raffinée qu’à l’ordinaire, et qui l’a obligé à répéter dans différents théâtres de France – à la scène nationale de Martigues et à la Briqueterie du Val-de-Marne, son lieu à Londres ne permettant pas ce genre d’exercice.

GESTUELLE HYPERAFFÛTÉE

Elle livre la complexité à tiroirs de ce qui nous tisse. Les fragments se suivent, sans queue ni tête: un triangle ménagé dans le rideau accouche d’un homme nu, un pan latéral dévoile un Sisyphe qui répète le geste de tirer sur une corde au bout de laquelle rien jamais n’apparaît, il y a des courses sans fin, des dormeurs arrêtés en plein songe, des couples en postures intrigantes, un homme coupé en deux par un rideau, des groupes assis de dos… Freud, les mythes, l’absurde… Les images passent, performances rythmées sur les palpitations du cœur, suspendues comme hors sol dans un électro planant ou prises dans un swing tropical et communicatif…

Fidèle à sa manière, Shechter n’utilise aucun accessoire. Sa danse est un théâtre collectif où les corps seuls portent la charge de visions dont l’exécution fascine au moins autant, sinon plus, que la singularité. Il fait feu de leurs arcanes pour construire une heure trente de danse pure, dans un crescendo et avec un art de la répétition qui font sa signature. L’inquiétante étrangeté de certaines images succède à la jubilation de danser ensemble, pris par cette transe même qu’on partage sur les dancefloors. Elle emporte si bien les spectateurs qu’ils sortent de leurs fauteuils pour danser sur scène et mieux y retourner ensuite, lorsque l’espace de la scène se rétrécit pour enfermer une poignée de danseurs inquiets entre des murs de lumière rouge.

Le Theatre of Dreams fonctionne à plein. La scénographie permet à Schechter de faire danser l’espace, en plus des corps et des lumières. La musique mène le bal tout en accélérations, en séductions et en suspens. La danse éblouit, marquée par cette gestuelle hyperaffûtée, à l’énergie communicative et à la beauté irrésistible qui est celle de Shechter. Les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent vivre la danse dans leur tête plutôt que dans leurs corps s’agaceront de cette répétition de choses effleurées. Elles ne font sens que si on se laisse chavirer par leur rythme. Car le meilleur chemin possible pour monter dans le chaos organisé de ce Theatre of Dreams est de s’y laisser aller sans résister.

Lire la suite