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Auteur/autrice : vincent

SÃO PAULO DANCE COMPANY

Durée : 1h05
Tout public

São Paulo Dance Company est soutenue par le Gouvernement de l’État de São Paulo et placée sous la direction artistique d’Inês Bogéa.

PROGRAMME

Yoin, de Jomar Mesquita
Umbó, de Leilane Teles 
[entracte]
Agora, de Cassi Abranches

São Paulo Dance Company est soutenue par le Gouvernement de l’État de São Paulo avec la direction artistique d’Inês Bogéa.

YOIN (2024)

Chorégraphie : Jomar Mesquita
Assistant chorégraphique : Rúbia Frutuoso
Musiques : Poema Saudades, d’Arnaldo Antunes ; Assum Preto, de Luiz Gonzaga et Humberto Teixeira (interprète : Jorge Du Peixe) ; Fim de Festa, d’Itamar Assumpção (interprètes : Naná Vasconcelos et Itamar Assumpção) ; Carinhoso, de João de Barro et Pixinguinha (interprète : Elza Soares) ; Como 2 e 2, de Caetano Veloso (interprètes : Arnaldo Antunes et Vitor Araújo) ; Samba da Benção, de Baden Powell et Vinícius de Moraes (interprète : Maria Bethânia) ; Avisa, de Tato (interprète : Cida Moreira) ; Juízo Final, d’Elcio Soares ; Nelson Cavaquinho (interprète : Arnaldo Antunes) ; Manhã de Carnaval, de Luís Bonfá et Antônio Maria (interprètes : Jean Pascal Quiles, Louis Quiles et Nelly Decamp) ; voix des danseurs de la distribution.

Costumes : Agustina Comas
Lumières : André Boll
Durée : 22 min
Distribution : Ariele Gomes, Carolina Pegurelli, Hellen Teixeira, Jean Linconl, Julia Tereza, Lucas Silva, Matheus Queiroz, Nathália do Carmo, Nielson Souza, Patrick Amaral, Thamiris Prata, Vinícius Lopes

Sans restriction d’âge

Quelle est la sensation qui persiste après que le stimulus a cessé ? La plus petite et la plus subtile, la douloureuse ou la durable. Le bruit de la balançoire, l’odeur du café de grand-mère, les touchers, les images qui semblent perdurer ou persister. Celles que nous aimerions conserver dans une vitrine, dans un reliquaire. Et comment nous transformons-nous lorsque de tels stimuli cessent d’être réels mais persistent dans notre vitrine intérieure… Yoin.

En revisitant les références utilisées pour créer l’œuvre Mamihlapinatapai — la première création de Jomar Mesquita pour la São Paulo Dance Company —, le chorégraphe a rencontré une autre connotation du sens de ce mot intrigant : ce moment de réflexion autour du feu, après que les grands-parents ont transmis leurs histoires et leurs savoirs aux jeunes générations. En d’autres termes, une fois encore : la sensation qui reste après que le stimulus a cessé.

« Et que faisons-nous de ce qui reste, de nos ancêtres, de nos pertes, de nos joies, de nos soupirs, de nos frissons, de nos douleurs… que nous gardons dans notre reliquaire : Yoin. Cette nouvelle création nous invite donc à revenir au début de ma rencontre avec ces artistes et à réfléchir sur les sensations qui sont restées en nous et celles que nous avons laissées au public. Que reste-t-il de chacune de nos expériences passées, de nos ancêtres, quels legs nous ont été transmis et que nous avons enveloppés ? Nous nous transformons en de nouvelles versions de nous-mêmes après que les stimuli qui nous ont traversés ou imprégnés ont cessé », partage Jomar.

La bande-son métaphorise cet univers, avec des versions de chansons dont les interprétations originales ont marqué la scène musicale brésilienne et ce qu’elles sont devenues après avoir été transformées par de nouveaux regards. Les costumes utilisent l’upcycling comme analogie des nouvelles et meilleures versions que nous pouvons créer de nous-mêmes à partir des restes des expériences vécues, que nous conservons dans nos vitrines intérieures. L’éclairage symbolise le feu de camp de manière contemporaine, autour duquel les savoirs et les ancêtres sont transmis pour nous transformer. Yoin parle aussi de la danse elle-même qui, par son éphémérité, laisse ses marques et ses sensations après la fermeture du rideau… pour que le public les chérisse dans ses reliquaires.

Chorégraphe | Jomar Mesquita : Professeur, chorégraphe et danseur, il est directeur de Mimulus Escola de Dança et Mimulus Cia de Dança depuis 1990, où il a développé une approche unique et innovante des danses en couple. Il est titulaire d’une maîtrise en Administration – Gestion des Organisations Contemporaines de la Fundação Dom Cabral, avec une recherche axée sur la gestion culturelle et les contributions des arts à la gestion. Ses productions ont reçu de nombreux prix et éloges de la critique, et ont été présentées dans environ 80 villes de plus de 17 pays. Il contribue au développement professionnel des artistes de la danse à travers des initiatives pionnières qui offrent une perspective plus large et plus complète sur la danse dans les domaines artistique, éducatif et managérial. En plus de Mimulus, il a dirigé et chorégraphié pour des compagnies telles que Balé Teatro Castro Alves, Bolshoi do Brasil, G2 do Teatro Guaíra, Sociedade Masculina, Companhia de Dança de Minas Gerais, Grupo Galpão et Ballet Jovem Minas Gerais, entre autres. Pour la São Paulo Companhia de Dança, il a créé Mamihlapinatapai (2012) et Ngali… (2016).

UMBÓ (2021)

Chorégraphie : Leilane Teles
Musique : Muloloki et Para a Poetisa Íntima, de Tiganá Santana ; Nzambi Kakala Ye Bikamazu et Mama Kalunga, de Tiganá Santana chantés par Virgínia Rodrigues
Costumes : Teresa Abreu
Lumières : Gabriele Souza

Durée : 20 min 
Distribution : Carolina Pegurelli, Clara Judithe, Fernando Silva, Hellen Teixeira, Jean Linconl, Julia Tereza, Lucas Silva, Matheus Queiroz, Nathália do Carmo, Nielson Souza, Pâmella Rocha, Patrick Amaral, Poliana Souza, Wagner Macegosso

Sans restriction d’âge

Pour créer Umbó, Leilane Teles s’est basée sur une prémisse qu’elle appelle « la création du désir », qui parle du désir de devenir qui l’on veut être à partir d’une certaine référence et de la façon dont cela résonne dans le corps de chacun. L’acte d’être inspiré produit également de l’inspiration, générant un cycle infini. Le chanteur et compositeur Tiganá Santana, la chanteuse Virgínia Rodrigues et le chorégraphe Matias Santiago sont les inspirations d’Umbó, qui invite le public à apprécier et à révérer les arts et les trajectoires de ces personnalités, ainsi que les danseurs sur scène et tous les artistes impliqués dans la création de l’œuvre.

Chorégraphe | Leilane Teles : Danseuse et chorégraphe brésilienne diplômée de l’École de Danse de la FUNCEB, elle possède une vaste expérience des techniques moderne, classique et contemporaine. Elle a intégré la distribution de la compagnie Augusto Soledade Brazzdance et du Balé Jovem de Salvador. Elle a également effectué une résidence artistique à la Biennale de Venise, en Italie, et travaille à la production de vidéodanses ; elle est également réalisatrice, chanteuse et actrice, ayant participé à des montages musicaux. Pour la SPDC, Leilane Teles a créé Umbó (2021) et Autorretrato (2024).

AGORA (2019)

Chorégraphie : Cassi Abranches
Musique : Sebastian Piracés
Lumières : Gabriel Pederneiras
Costumes : Janaína Castro
Durée : 21 min 
Distribution : Carolina Pegurelli, Clara Judithe, Lucas Silva, Matheus Queiroz, Nathália do Carmo, Nielson Souza, Pâmella Rocha, Patrick Amaral, Poliana Souza, Thamiris Prata, Vinícius Lopes, Yoshi Suzuki

Sans restriction d’âge

La troisième commande de Cassi Abranches à la São Paulo Dance Company explore le mot « temps » dans tous les sens possibles : aspect musical avec dynamiques et sonorités ; aspect chronologique avec souvenirs et attentes ; température avec différents degrés et intensités. La chorégraphe sculpte les mouvements dans le corps de chaque danseur à partir des rythmes musicaux de la piste composée par Sebastian Piracés, qui utilise des tambours et des percussions afro-brésiliennes, mélangés à du rock contemporain et du chant. L’œuvre a reçu le Prêmio APCA (Association des Critiques d’Art de São Paulo) comme Meilleure Chorégraphie de 2019.

Chorégraphe | Cassi Abranches : Abranches consacre sa vie à la danse depuis plus de 20 ans en tant que danseuse et chorégraphe d’œuvres pour la scène, le cinéma et la vidéo. En tant que chorégraphe, elle a créé le spectacle Contracapa pour le Jeune Ballet du Palácio das Artes ; Ariana pour la Jeune Compagnie du Bolshoi Brésil ; Plano pour la Compagnie de Danse Sesc ; Suíte Branca pour Grupo Corpo ; et Rio eu Te Amo — un film réunissant dix courts-métrages. Elle a signé la direction chorégraphique et de mouvement de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques de RIO 2016. Abranches a également créé trois autres œuvres pour la São Paulo Dance Company : Gen, Schumann ou Os Amores do Poeta (deuxième acte) et Respiro.

À PROPOS DE LA SÃO PAULO DANCE COMPANY

Créée et soutenue par le Gouvernement de l’État de São Paulo et dirigée par Inês Bogéa

Fondée en janvier 2008 par le Gouvernement de l’État de São Paulo, la São Paulo Dance Company (SPDC) est placée sous la direction artistique d’Inês Bogéa, docteure en Arts, danseuse, réalisatrice de documentaires et écrivaine. Au fil des ans, la Compagnie a captivé plus de 2 000 000 de spectateurs dans 22 pays. Ce parcours a couvert plus de 180 villes, avec plus de 1 300 représentations.

La Compagnie dispose d’un répertoire diversifié, allant du classique au contemporain. Reconnue par la critique spécialisée comme l’une des principales compagnies de danse d’Amérique latine, elle a produit plus de 110 chorégraphies depuis sa création. Celles-ci incluent des commandes de nouveaux travaux par des chorégraphes internationaux renommés tels qu’Édouard Lock, Joelle Bouvier, Richard Siegal, Stephen Shropshire et Marco Goecke, ainsi que des collaborations avec des chorégraphes brésiliens comme Rodrigo Pederneiras, Henrique Rodovalho et Jomar Mesquita. La Compagnie a également présenté des reprises d’œuvres de Jirí Kylián, William Forsythe, George Balanchine, Nijinska, Nacho Duato, entre autres.

La SPDC cherche à établir un lien avec le public par la curiosité et une expérience immersive du monde dynamique de la danse. Ses programmes mettent en valeur le riche répertoire et l’énergie vibrante des danseurs brésiliens, qui font preuve d’une remarquable polyvalence en passant sans effort du style classique au contemporain, chacun avec sa touche distinctive. La Compagnie constitue un pôle de collaboration pour une grande diversité d’artistes, incluant chorégraphes, éclairagistes, photographes, conférenciers invités, re-stagers, écrivains, artistes visuels, musiciens, créateurs de costumes et bien d’autres, favorisant une synergie créative qui enrichit ses productions.

En plus de la Production et de la Diffusion des Spectacles, la Compagnie opère dans deux autres segments : Programmes Éducatifs et de Développement du Public, et Documentation et Mémoire de la Danse. Ces actions incluent : Conférences pour les Éducateurs, offrant une plateforme de dialogue sur les coulisses de cet art ; Ateliers de Danse permettant aux participants de s’immerger dans la routine quotidienne des danseurs ; Spectacles Ouverts pour Étudiants et Personnes Âgées, conçus pour engager le public dans l’expérience et la compréhension du monde de la danse par la vue, le son et la perception ; Programmes destinés aux institutions sociales et organisations, visant à étendre la portée de la culture de la danse à des publics et espaces diversifiés. La Compagnie produit également Dança em Rede (Réseau Danse), une encyclopédie en ligne de la danse hébergée sur le site de la Compagnie, ainsi qu’une série intitulée Figuras da Dança (Figures de la Danse), composée de 44 documentaires explorant l’histoire des personnalités de la danse au Brésil.

INÊS BOGÉA – Directrice Artistique | Inês Bogéa est une dirigeante aux multiples facettes dans le domaine de la danse et de l’éducation, avec une vaste expérience dans la gestion, la création et la mise en œuvre de projets culturels, sociaux et éducatifs à fort impact. Depuis 2008, en tant que directrice artistique de la São Paulo Dance Company, créée par le Gouvernement de l’État de São Paulo, elle a dirigé plus de 1 300 représentations dans 22 pays et reçu 38 prix, certifications et nominations au Brésil et à l’étranger. Elle est également directrice artistique et éducative de l’École de Danse de São Paulo, également fondée par le Gouvernement de l’État de São Paulo, reconnue pour son engagement en faveur de l’inclusion sociale, ayant formé plus de 1 300 élèves dont 50 % issus de milieux socialement vulnérables. Collaboratrice régulière de publications telles que Revista CONCERTO, elle a co-créé la chronique « Danse en Dialogue ». Dans le domaine académique, elle enseigne à l’USP et à la FURB. Elle a lancé des initiatives innovantes telles que le cours Danse pour Éducateurs au Sesc-SP et le Festival International de Danse de São Paulo en partenariat avec Itaú Cultural. Elle a été décorée de la Médaille Tarsila do Amaral et honorée par le choix des critiques de Dance Europe, ainsi que par le titre de Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres décerné par le Ministère de la Culture français.

São Paulo Dance Company :
Site : www.spcd.com.br
YouTube : https://www.youtube.com/user/AudiovisualSPCD
Facebook : https://www.facebook.com/spciadedanca/
Instagram : https://instagram.com/saopaulociadedanca
LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/sao-paulo-companhia-de-danca

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QUATUOR ZAIDE

FAST AND FURIOUS

Durée : 1h11
Tout public

Premier violon : Charlotte Maclet
Deuxième violon : Leslie Boulin Raulet
Alto: Céline Tison
Violoncelle: Stefan Hadjiev

JEAN-SÉBASTIEN BACH (1685-1750)

L’Art de la Fugue BWV 1080

Extraits : Premier et dernier Contrapunctus

Considéré comme la dernière œuvre de Johann Sebastian Bachl’Art de la Fugue occupe bien sûr une place tout à fait particulière. De nombreux mystères planent encore sur cette composition, d’une durée de presque 90 minutes, issue d’une réflexion quasi scientifique. Bach travaille à cette œuvre dès 1740 et en termine une première version en 1745, puis y ajoute de nouveaux contrepoints jusqu’à sa mort en 1750. Cette œuvre a inspiré de nombreux compositeurs et doit être considérée comme une œuvre charnière entre le monde musical d’avant et celui d’après. 

Durée : 10 mn environ

DIMITRI CHOSTAKOVITCH (1797-1828)

Quatuor à cordes n°8 en ut mineur op.110

Cinq mouvements enchainés : Largo / Allegro molto / Allegretto / Largo / Largo

Contrairement à ses symphonies, souvent exploitées par la propagande idéologique du pouvoir en Union Soviétique, les quatuors à cordes représentent pour Chostakovitch une échappatoire, un lieu où l’intime peut s’exprimer sans le filtre imposé par le Parti.

En juillet 1960, Chostakovitch part en voyage en Allemagne de l’Est assister au tournage du film de propagande Cinq jours, cinq nuits pour lequel il doit composer la musique. Il aura suffi de l’émotion ressentie à la vue des ruines de Dresde pour le détourner de sa commande et l’inciter à composer un quatuor à cordes, son huitième, qu’il achève en trois jours seulement : « J’avais beau me casser la tête à écrire la musique du film, pour le moment je n’y suis pas arrivé. À la place, j’ai composé ce quatuor idéologiquement condamnable et dont personne n’a besoin ».

Créé par le Quatuor Beethoven à Leningrad le 2 octobre 1960, le Quatuor à cordes n° 8 s’impose très rapidement comme une œuvre majeure du répertoire.

Durée : 21 mn environ

FRANZ SCHUBERT (1797-1828)

Quatuor à cordes en ré mineur D. 810 dit « La jeune fille et la mort »

Quatre mouvements : Allegro / Andante con moto / Scherzo – allegro molto – trio / Presto

Ce célèbrissime 14e quatuor de Schubert doit son nom à son deuxième mouvement, qui est un thème à variations basé sur un Lied « Der Tod und das Mädchen » D 531, que Schubert avait composé en 1817 sur un poème de Mathias Claudius. La première exécution a eu lieu, à titre privé, le 29 janvier 1826 et sa première publication en 1831, soit trois ans après le décès prématuré du compositeur.

Ce quatuor ne reçut pas un accueil chaleureux du public lors de ses premières auditions.

Celui-ci fut certainement décontenancé par l’angoissant climat de violence éruptive de ce nouveau quatuor tout entier hanté par le thème de la mort. Ici en effet, de la première à la dernière note, « les angoisses du compositeur devant cette mort dont il sait qu’elle l’habite, le réclame, le séduit et le berce à l’avance en même temps qu’elle le révulse et l’indigne, se succèdent et se heurtent entre abandon presque filial et rage contre l’implacable compagne qui l’entraîne. » selon Jean Hamon.

Cette œuvre est aujourd’hui considérée comme un sommet absolu de la Musique.

Durée : 40 mn environ

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Roberto Alagna : La joie en voix

Sur le divan de la scène propose un regard issu de la psychanalyse sur les spectacles du Forum.

À travers ses textes, Michèle Freud interroge ce que le théâtre met en jeu de l’humain, de ses contradictions, de ses élans intérieurs et de ses mouvements inconscients.

La scène devient alors un espace de résonance et de réflexion, où le spectateur est invité à porter un autre regard sur ce qu’il voit et ressent.

Michèle Freud est psychothérapeute, diplômée en psychologie et psychopathologie clinique, formée à la psychotraumatologie, à l’EMDR, à l’ICV et aux thérapies intégratives.

Forte de plus de trente années de pratique clinique auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes, elle a également enseigné dans des structures universitaires et médicales, fondé un organisme de formation et collaboré à de nombreuses publications et émissions consacrées à la psychologie. 


SUR LE DIVAN DE LA SCÈNE

Roberto Alagna : La joie en voix

Dès les premières notes de Roberto Alagna, les airs italiens déployaient leurs élans lyriques et leurs promesses de soleil. Portées par la guitare de Jean Félix Lalanne, les percussions et l’accordéon-piano de l’homme-orchestre, les mélodies trouvaient un écrin acoustique intime et vibrant.

Au-delà de la maîtrise, une énergie plus vaste circulait : la joie. Une joie chevillée au corps. Présente dans le regard. Ancrée dans la posture. Inscrite dans le souffle. Elle donnait au timbre une lumière particulière, une chaleur presque tactile.

La salle vibrait au rythme de la voix, la musique circulait, communicative, portée par l’instant partagé. Les instruments prolongeaient chaque inflexion, comme s’ils amplifiaient la pulsation intérieure du chant.

Dans une récente émission de France Culture dédiée à la musique et au cerveau, des neuroscientifiques détaillaient les réseaux neuronaux activés par les sons : mémoire, émotion, anticipation, circuits de récompense. Ils décrivaient cette mise en fête des sens, ces décharges de dopamine, messagère du plaisir et de l’élan, qui tissent un lien invisible entre l’écoute et le mouvement, créant une résonance corporelle.

Ces mécanismes trouvaient en Roberto Alagna une incarnation visible. La joie du chanteur devenait énergie collective. Les neurones miroirs entraient dans la danse. Le cerveau écoutait. Le corps répondait. Le coeur suivait.

La voix agit comme un pont archaïque. Avant les mots, avant l’analyse, le timbre touche. Il rappelle l’enfance, la première reconnaissance d’une présence rassurante dans un son, convoquant ainsi la mémoire profonde.
Chez Roberto Alagna, cette dimension se déploie avec une ferveur solaire, les notes caressent l’air. Soutenues par la guitare, l’accordéon et les percussions, elles dessinent un paysage sonore à la fois pur et rayonnant. La scène devient espace de célébration.

Puis survient un moment suspendu : sa fille de douze ans rejoint la scène. Les voix s’unissent en un duo joyeux et chaleureux. La générosité du geste, la chaleur humaine et l’authenticité comblent la salle.

La musique révèle ici sa puissance première : créer du lien, transformer l’air en émotion partagée, faire du cerveau un lieu d’éveil et du corps un lieu de résonance.
À la fin du spectacle, des fragments d’airs italiens continuent de résonner. Le chanteur, entouré de ses musiciens, avait semé cette invitation : garder la musique vivante, la laisser continuer en nous.

Le concert trouve là son second souffle et prolonge la fête. La joie poursuit sa route de coeur en coeur, et chacun garde en soi un écho, un vibrato suspendu, fidèle et léger.

ARTICLES RÉCENTS

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UN SUCCÈS FOU

de & avec Sébastien Castro

Durée : 1h30
Tout public

De: Sébastien Castro
Mise en scène : José Paul
Assistant à la mise en scène : Guillaume Rubeaud
Avec: Sébastien Castro, Guillaume Clérice, Raïssa Mariotti, Julia Gallaux, Benoît De Meyrignac, Martin De Geoffroy

SÉBASTIEN CASTRO

Comédien, auteur et metteur en scène, Sébastien Castro s’est imposé ces dernières années comme l’une des figures majeures de la comédie théâtrale contemporaine. Formé au Cours Florent, il débute rapidement sur scène et multiplie les expériences au théâtre, au cinéma et à la télévision.

En tant que comédien, il se fait notamment remarquer dans de nombreuses comédies à succès, où son sens du rythme et son énergie comique séduisent le public. Parallèlement, il développe un travail d’écriture très personnel, fondé sur des mécaniques de situations, des quiproquos savamment orchestrés et une observation fine des relations humaines.

Il rencontre un large succès avec « J’ai envie de toi », créée au Festival d’Avignon puis jouée dans de nombreux théâtres en France. La pièce reçoit plusieurs nominations aux Molières et confirme son talent d’auteur de comédies populaires et intelligentes. Sébastien Castro signe également « Une idée géniale », qui connaît un triomphe public et critique et remporte le Molière de la meilleure comédie en 2023.

En parallèle de ses activités d’écriture, il poursuit sa carrière d’acteur et de metteur en scène, travaillant régulièrement avec plusieurs grandes figures du théâtre de boulevard et de la comédie contemporaine.

À travers ses pièces, Sébastien Castro s’attache à renouveler les codes de la comédie en mêlant précision dramaturgique, situations absurdes et sens aigu du dialogue.

JOSÉ PAUL

Comédien et metteur en scène, José Paul mène depuis plus de trente ans une carrière riche et éclectique au théâtre, au cinéma et à la télévision. Formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il débute rapidement sur les scènes parisiennes et s’impose comme un interprète reconnu, aussi à l’aise dans le répertoire classique que dans la comédie contemporaine.

Au théâtre, il collabore avec de nombreux metteurs en scène et auteurs, explorant aussi bien Molière que le théâtre de boulevard ou les écritures actuelles. Son sens du rythme, sa précision dans la direction d’acteurs et sa connaissance fine des mécaniques comiques l’amènent progressivement à se tourner vers la mise en scène.

Il signe ainsi la mise en scène de nombreuses comédies à succès, parmi lesquelles « Le Prénom », « Un petit jeu sans conséquence », « J’ai envie de toi » ou encore « Une idée géniale » de Sébastien Castro. Ses spectacles rencontrent régulièrement un large succès public et sont souvent distingués lors des Molières.

Parallèlement à son travail au théâtre, José Paul apparaît également au cinéma et à la télévision, où il poursuit une carrière d’acteur reconnue.

Par son regard précis et son goût pour les mécaniques de jeu, José Paul s’impose aujourd’hui comme l’un des metteurs en scène les plus recherchés de la comédie française.

GUILLAUME CLÉRICE

Comédien, Guillaume Clérice mène une carrière tournée vers le théâtre, où il explore aussi bien la comédie contemporaine que le répertoire classique. Formé au jeu d’acteur dans plusieurs écoles et ateliers parisiens, il développe très tôt un goût pour la scène et pour le travail collectif propre au spectacle vivant.

Au théâtre, il participe à de nombreuses productions où il se distingue par sa précision de jeu et son sens du rythme, qualités particulièrement précieuses dans les mécaniques de la comédie. Il collabore avec différents metteurs en scène et compagnies, alternant créations contemporaines et reprises de succès du théâtre privé.

Il rejoint notamment la distribution de « Une idée géniale » de Sébastien Castro, mise en scène par José Paul, spectacle salué par la critique et récompensé par le Molière de la meilleure comédie en 2023. Le spectacle connaît un important succès public et est joué dans de nombreux théâtres en France.

À travers ses rôles, Guillaume Clérice s’inscrit dans une nouvelle génération de comédiens attachés à la précision du jeu, à l’efficacité du rythme comique et à la vitalité du théâtre de troupe.

RAÏSSA MARIOTTI

Comédienne, Raïssa Mariotti partage son activité entre le théâtre, la télévision et le cinéma. Formée au jeu d’acteur à Paris, elle développe très tôt une pratique de scène qui l’amène à explorer aussi bien la comédie que des registres plus dramatiques.

Au théâtre, elle participe à de nombreuses productions dans lesquelles elle se distingue par sa présence scénique et son sens du jeu collectif. Elle collabore avec différents metteurs en scène et compagnies, abordant des textes contemporains comme des œuvres du répertoire.

Elle rejoint notamment la distribution de « Une idée géniale » de Sébastien Castro, mise en scène par José Paul. Cette comédie au rythme virtuose rencontre un large succès public et critique et obtient le Molière de la meilleure comédie en 2023.

Parallèlement à son travail sur scène, Raïssa Mariotti apparaît également dans plusieurs productions audiovisuelles. Elle poursuit aujourd’hui un parcours de comédienne marqué par la diversité des projets et un attachement constant au théâtre.

JULIA GALLAUX

Comédienne, Julia Gallaux mène une carrière partagée entre le théâtre, la télévision et le cinéma. Formée au jeu d’acteur à Paris, elle développe très tôt une solide expérience de scène, qui l’amène à interpréter des rôles variés dans des registres allant de la comédie au théâtre contemporain.

Au théâtre, elle collabore avec plusieurs metteurs en scène et compagnies, participant à de nombreuses productions où elle affirme un jeu précis et une forte présence scénique. Elle s’illustre particulièrement dans la comédie, où son sens du rythme et de la situation trouve un terrain d’expression privilégié.

Elle rejoint notamment la distribution de « Une idée géniale » de Sébastien Castro, mise en scène par José Paul. Ce spectacle rencontre un grand succès public et critique et obtient le Molière de la meilleure comédie en 2023.

Parallèlement à son activité théâtrale, Julia Gallaux apparaît également dans différentes productions audiovisuelles, poursuivant un parcours artistique marqué par la diversité des rôles et des projets.

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CENT MÈTRES PAPILLON

RÉCIT D’UN NAGEUR

Durée : 1h
Dès 12 ans

Idée originale et texte : Maxime Taffanel
Adaptation et mise en scène: Nelly Pulicani
Avec: Maxime Taffanel
Création musicale: Maxence Vandevelde
Régisseur: Paul Berthomé
Lumières: Pascal Noel
Conseils costumes: Elsa Bourdin
Administration : Laurent Cogez
Chargée de diffusion : Séverine André Liebaut

LE COLLECTIF COLETTE

Nous sommes un groupe.
Un groupe de travail, un groupe d’acteurs, de créateurs, de collaborateurs soucieux d’un devenir ensemble.
Un groupe fidèle et précieux, des compagnons de route, le temps que chacun en aura besoin.
Nous affirmons une envie et une chance, celle de créer librement des spectacles et une identité, dans des conditions que nous pourrions définir.
Nous affirmons notre souci des textes, en tout cas notre incapacité à créer sans mot, sans pensée, sans langue.
Nous affirmons notre envie d’être à chaque fois libres adaptateurs, comme si nous étions préoccupés par ce qu’ils nous évoquent et ce qu’ils nous racontent intimement, probablement au plus profond de nous.
Ce qui est collectif, c’est tout ce qui ne se voit pas : la fidélité, la réflexion ensemble, le soutien, notre singularité à chacun et l’envie d’être ensemble, de quelque manière que ce soit. Tout s’invente.
Ce qui est collectif, c’est de ne pas avoir peur, de douter ensemble, de travailler, d’apprendre et de créer.
Nous avons créé des spectacles qui nous ressemblent, et qui correspondent probablement à des préoccupations personnelles et collectives.

Pauline à la plage d’après le scénario d’Éric Rohmer et autres matériaux, la nécessité de devenir adulte, comprendre le monde des grands et savoir que l’on va s’y inscrire, parler d’amour,
Presque l’Italie, commande d’écriture passée à Ronan Chéneau, sur fond de mémoire dévastée, raconte l’échec de l’idée même de collectif, et la nécessité d’inventer quelque chose de nouveau, sans aucune base et sans aucun modèle,
Trio en mi bémol, adapté de la pièce de théâtre d’Éric Rohmer, l’incommunicabilité entre deux être et la nécessité, l’envie toujours plus grande d’arriver à être ensemble et à s’aimer,
Cent mètres papillon, écrit et interprété par Maxime Taffanel, l’histoire d’un adolescent qui voulait devenir nageur de haut niveau, qui découvre la compétition et qui cherche non pas l’exploit, mais un rapport intime de l’eau à lui.

Le groupe aujourd’hui est solide, fidèle et se pose toujours et inlassablement la même question : comment être avec quoi raconter ce qui est impossible à expliquer ou à quantifier ? Comment devient-on, que devient-on, pourquoi parle-t-on autant d’attention au simple temps qui passe ?
Nous développons au fil des années un travail d’action culturelle et artistique par de nombreux ateliers.
Nous avons également écris et mis en scène pour un groupe de quinze amateurs le spectacle Homer, lors des 25 ans de l’association Habitat et Humanisme, qui lutte contre le mal logement.
Le Collectif Colette était artiste associé au Théâtre de l’Opprimé pour la saison 2017-2018.
Il a participé au dispositif Regards Croisés, Arcadi-Les Aiguilleuses saison 2016-2017
Il a fait partie du programme Compagnonnages du Théâtre Gérard Philipe, Centre Dramatique National de Saint-Denis saison 2015-2016 et du programme Incubateur International Pôle Jeunes Talents du Carreau du Temple en 2014-2015.

MAXIME TAFFANEL

Idée originale, écriture et interprétation
Formation : ENSAD Montpellier (2009/2012), direction Ariel Garcia Valdès. Comédie Française, élève comédien (2012/2013)

Durant sa formation, il travaille avec des metteurs en scène et des acteurs tels que Yves Ferry, Bruno Geslin, Richard Mitou, Lucas Henneb, Christine Gaignieux, Claude Dégliame, Evelyne Didi, André Wilms, Olivier Werner, Sylvain Creuzevault, et Cyril Teste. Par la suite, il travaillera avec Jean Louis Benoit, Katia Ferreira du Collectif La carte blanche, André Wilms, Marc Paquien. Il tournera également dans des projets audiovisuels tels que Disparue, série réalisée par Charlotte Brandström, et Passer les champs, court métrage réalisé par Camille Melvil et Fabien Cavacas.

NELLY PULICANI

Adaptation et mise en scène
Formation : Conservatoire de Montpellier (2007/2009), ENSATT Lyon (2009/2012). Comédie Française, élève comédienne (2012/2013)

Elle travaille notamment avec Arpad Schilling, Alain Françon, Sophie Loucachevsky, Pierre Guillois, Jean-Pierre Vincent, Gilles David, Denis Podalydès, Jean-Philippe Albizzati et Jacques Vincey. Elle crée, le Mémento Occitan d’André Benedetto qu’elle joue au théâtre des Carmes d’Avignon, au Théâtre Ouvert et au Théâtre de l’Opprimé. Elle est membre du JTRC du CDN de Tours pendant deux ans, elle joue dans Yvonne princesse de Bourgogne mis en scène par Jacques Vincey et Vénus et Adonis mis en scène par Vanessa Khamis.

La elle crée en 2013 avec cinq camarades anciens élèves de la Comédie Française le Collectif Colette. Ils adaptent Pauline à la plage d’après Eric Rohmer qu’ils jouent au Théâtre de Vannes, au TNB et à Beyrouth. En 2017 elle joue dans Part-Dieu de Julie Rossello-Rochet mis en scène par Julie Guichard et dans Innocence de Dea Loher mis en scène par Sarah Calcine lors du Festival de l’Inréal. Pour la saison 2018/2019, elle joue dans Vilain ! mis en scène par Alexis Armengol et crée le spectacle Sarrasine avec Julie Rossello-Rochet et Lucie Rébré à la Comédie de Vence.

MAXENCE VANDEVELDE

Création musicale
Formation : Ecole de Théâtre de Mouvement Lassaad – Bruxelles

En 2005, il rencontre Claire Danscoine, metteur en scène de la compagnie La Licorne et travaille depuis régulièrement avec elle (Lysistrata, Sous sols, Spartacus, Les encombrants). Il rencontre également Arnaud Anckaert, Cie du Prisme (La Ménagerie de verre, Le Misanthrope, Constellation, Nicolas Ory, Cie Dix Materia (Prométhée, Du luxe et de l’impuissance), Stéphane Titelein, Cie Franche Connexion (Cyrano de Bergerac, L’art brut)… Il est également musicien et compose en parallèle pour le théâtre avec Marie Liagre, de la Cie Athmosphere Théâtre (Alice et Versa, Le dos de la cuillère), Renaud Truffaud, La mouette au Théâtre du Nord, Les documentaires d’Hélène Desplanques et de Justine Pluvinage. Il tourne en parallèle avec 2014. Et depuis 2014, elle participe aux sélections des textiles pour les espaces tendances du salon Première vision. Elsa est aussi designer associée à la marque Denovembre.

PASCAL NOËL

Création lumières

Au théâtre, Pascal Noël met en lumière régulièrement les spectacles de Jérôme Savary comme Demain la belle, Ma vie d’artiste racontée à ma fille, La belle et la toute petite bête. Depuis 2007, il collabore avec Eric Vigner, directeur du CDB-théâtre de Lorient. Il a également éclairé les spectacles d’autres metteurs en scène parmi lesquels : Antoine Bourseiller, Nicolas Briancon, Nano Gherla, la chanteuse Mona Heftre, Claude Confortès, J. Coutureau, le journaliste Daniel Mermet…

ELSA BOURDIN

Costumes
Formation : ENSATT Lyon (2009/2012)

Elle partage son temps entre théâtre, cinéma et mode. Au théâtre, elle conçoit et réalise les costumes pour plusieurs pièces de Pierre Guillois, de Guillaume Poix et de David Bobée. Au cinéma, elle est assistante costumière sur Deepan de Jacques Audiard (Palme d’or, Cannes 2015), sur Samba du duo Nakache-Toledano ou encore sur La fille du patron d’Olivier Loustau. Côté mode, elle contribue aux collections d’Alexandre Vauthier de 2012 à 2014.

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LA VÉRITÉ

Durée : 1h30
Dès 14 ans

Mise en scène : Ladislas Chollat
Avec: Stéphane De Groodt, Sylvie Testud, Clotilde Courau, Stéphane Facco
Assistant à la mise en scène : Éric Supply
Décors: William Mordos
Lumière: Dimitri Vassiliu
Costumes: Jean-Daniel Vuillermoz

LADISLAS CHOLLAT

Metteur en scène parmi les plus en vue de sa génération, Ladislas Chollat s’est imposé depuis le début des années 2000 comme l’un des artisans d’un théâtre populaire exigeant, capable de conjuguer modernité, fidélité aux textes et direction d’acteurs d’une grande précision. Formé très jeune à la scène, il fonde sa compagnie et signe ses premières mises en scène à tout juste vingt ans, révélant déjà un sens aigu du rythme et de la dramaturgie. 

Au théâtre, il s’illustre aussi bien dans le répertoire classique que contemporain. Il met en scène des auteurs tels que Molière, Marivaux ou Musset, mais également des créations et adaptations, avec une attention particulière portée à la lisibilité du propos et à l’intensité émotionnelle. Son travail se caractérise par une esthétique élégante, un soin minutieux apporté aux décors et aux lumières, et une direction d’acteurs qui privilégie la vérité du jeu.

Il collabore avec de nombreux comédiens reconnus et signe plusieurs succès publics et critiques. Son goût pour les grandes fresques humaines, les récits portés par des personnalités fortes et les textes qui interrogent notre époque font de lui un metteur en scène recherché. En parallèle, il explore d’autres formes narratives, notamment à travers la réalisation pour la télévision.

Ladislas Chollat défend un théâtre accessible, vivant, incarné, où la force du texte rencontre la générosité du jeu. Son travail témoigne d’un engagement constant au service de la scène et du public.

STÉPHANE DE GROODT

Né à Bruxelles, Stéphane De Groodt mène d’abord une carrière de pilote automobile professionnel avant de se tourner vers le monde artistique. Ce parcours atypique nourrit chez lui un regard singulier, fait de précision, de vitesse d’esprit et d’un sens aigu de l’autodérision.

Révélé au grand public par ses chroniques à la radio et à la télévision, il devient rapidement une figure incontournable de l’humour belge et francophone. Son talent pour les jeux de mots, les détournements linguistiques et les associations d’idées inattendues séduit un large public. Il développe un style très personnel, mêlant élégance verbale, absurde et intelligence du texte.

Au cinéma et à la télévision, il multiplie les rôles, passant avec aisance de la comédie au registre plus dramatique. Sur les planches, il confirme l’étendue de son jeu, capable de subtilité comme d’énergie débordante. Son sens du rythme et sa musicalité du langage en font un interprète particulièrement attachant.

Stéphane De Groodt incarne une forme d’humour cultivé et sensible, où la fantaisie le dispute à la profondeur, et où chaque mot devient matière à jeu.

SYLVIE TESTUD

Actrice et autrice, Sylvie Testud est l’une des grandes figures du cinéma français contemporain. Formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, elle se distingue très tôt par l’intensité de son jeu et sa capacité à incarner des personnages complexes.

Sa carrière au cinéma est jalonnée de rôles marquants qui lui valent plusieurs récompenses prestigieuses, dont des distinctions majeures pour ses interprétations. Elle travaille avec des réalisateurs de premier plan et s’illustre dans des registres variés, du drame psychologique à la comédie, en passant par le film historique.

Au théâtre, elle explore également des partitions exigeantes, où son engagement physique et émotionnel frappe par sa justesse. Sa présence scénique, à la fois fragile et déterminée, confère à ses personnages une humanité vibrante.

Parallèlement à son travail d’actrice, Sylvie Testud publie plusieurs ouvrages salués par la critique, confirmant un véritable talent d’écriture. Artiste complète, elle construit une œuvre marquée par l’audace des choix et la sincérité de l’interprétation.

CLOTILDE COURAU

Comédienne au parcours éclectique, Clotilde Courau débute très jeune au cinéma et se fait rapidement remarquer pour sa présence singulière et son intensité naturelle. Elle tourne avec des réalisateurs reconnus et enchaîne des rôles qui révèlent une personnalité artistique affirmée.

Au théâtre, elle s’investit dans des textes classiques et contemporains, explorant des figures féminines fortes et nuancées. Son travail scénique témoigne d’une grande rigueur et d’un goût pour les univers exigeants.

Son parcours l’amène également à évoluer dans un contexte international, ce qui enrichit son regard et son expérience artistique. Elle conjugue notoriété et engagement, poursuivant une carrière où alternent projets ambitieux et choix plus intimistes.

Clotilde Courau incarne une sensibilité moderne, mêlant élégance, profondeur et liberté de ton, tant sur les plateaux de cinéma que sur les scènes de théâtre.

STÉPHANE FACCO

Stéphane Facco est comédien et metteur en scène. Formé au théâtre, il développe très tôt un goût pour les textes forts et les projets collectifs. Sur scène, il se distingue par un jeu précis et incarné, mettant au service de ses personnages une énergie maîtrisée et une attention constante à la cohérence dramaturgique.

Il participe à de nombreuses productions théâtrales, travaillant aussi bien le répertoire classique que des œuvres contemporaines. Son approche privilégie la clarté du propos et la relation directe avec le public.

En tant que metteur en scène, il accompagne des équipes artistiques avec le souci d’une vision d’ensemble, attentive à l’équilibre entre scénographie, direction d’acteurs et rythme du spectacle. Sa démarche s’inscrit dans un théâtre vivant, où l’exigence artistique se conjugue avec le plaisir du jeu.

Stéphane Facco poursuit ainsi un parcours fidèle à la scène, porté par la passion du texte et le goût du collectif.

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BIAIS ALLER-RETOUR

Entre science et fiction, Steven Matthews met à portée de jeune public un sujet complexe : les « biais cognitifs ». Pour rire et penser

Durée : 1h10
Dès 8 ans

Dramaturgie et collaboration à l’écriture : Jérôme Sire et Mathilde Soutter
Avec: Maud Faucherre, Lorin Kopp, Mathieu Fernandez-Villacanas, Verena Lopes, Jérôme Sire, Mathilde Soutter, Mirko Verdesca
Scénographie : Gaspard Boesch
Assistant scénographie : Andrzej Zeydler
Lumière: Rémi Furrer
Son : Benjamin Tixhon
Régie plateau : Théo Serez
Costumes : Clarissa Zoellner

STEVEN MATTHEWS

Après avoir travaillé en crèches pendant plusieurs années, Steven Matthews se lance en 2011 dans des études de théâtre à l’École Serge Martin, d’où il sort diplômé trois ans plus tard. Il joue dans de nombreux spectacles et collabore notamment avec la Compagnie Confiture, le Théâtre Spirale, la Compagnie Lesarts et la Compagnie Zikids.

En 2016, il fonde la Compagnie Don’t Stop Me Now et reçoit une bourse de la Ville de Genève pour le spectacle La princesse EST le chevalier, créé en 2018 au Théâtre La Parfumerie, repris avec succès en 2019. La même année, il crée au Théâtre des Marionnettes de Genève un second spectacle pour enfants, Tu comprendras quand tu seras grand, salué par le public et la presse. Au cinéma, Steven Matthews incarne Fritz Joss dans Un juif pour l’exemple de Jacob Berger, et joue également dans La preuve scientifique de l’existence de Dieu de Fred Baillif.

MATHILDE SOUTTER

Mathilde Soutter est musicienne et comédienne, diplômée de l’École Serge Martin en 2016. Elle a joué dans de nombreuses pièces et collabore avec plusieurs compagnies, notamment Les Arpenteurs et le Théâtre Spirale.

Elle a travaillé étroitement avec Steven Matthews pour la mise en scène de Conte un Jean et a coécrit le spectacle Tu comprendras quand tu seras grand au Théâtre des Marionnettes de Genève, dans lequel elle jouait également.

JÉRÔME SIRE

Après une suite de petits boulots, la rencontre avec l’improvisation théâtrale ouvre à Jérôme Sire un nouveau champ de perspective : le plaisir de la scène et le partage d’imaginaires. Il découvre dans le théâtre la construction collective d’histoires éphémères mais profondément réjouissantes.

Depuis, il poursuit ce chemin entre formation professionnelle, rencontres artistiques et spectacles, avec le désir constant de faire dialoguer les visions du monde par le jeu et l’écriture.

LORIN KOPP

Diplômé de l’École Serge Martin en 2014, Lorin Kopp joue dans Clowneries, reprise d’un spectacle de clown mis en scène par Jean-Claude Blanc. Très vite, il participe à la création de Cyranino, spectacle jeune public porté par Laurie Comtesse et Coralie Garcia.

Par la suite, il travaille sous la direction de Muriel Matile dans La Paix perpétuelle et développe un intérêt marqué pour les marionnettes, notamment dans Le Roi tout nu au Théâtre des Marionnettes de Genève. Il joue également dans Sirènes, création de la compagnie Balor.

MIRKO VERDESCA

Mirko Verdesca achève sa formation à l’École Serge Martin en 2014. Il joue dans plusieurs spectacles de la Compagnie Confiture, notamment Les 39 marches, Feydeau à Moto et La Starteupe.

Il se produit également dans Lysistrata avec le Collectif Puck, Un thé à Tanger de Tahar Ben Jelloun et La Parfumerie de Miklos Laszlo. Pianiste, il a suivi des cours au Conservatoire de musique de Genève et à l’EJMA.

MAUD FAUCHERRE

Maud Faucherre est formée à l’École Serge Martin. Elle a également suivi des formations en danse, chant, marionnettes et clown, notamment avec Noemi Lapzeson, Frédéric Gindraux et Neville Tranter.

Ces dernières années, elle a joué dans Juste après ou juste avant de la Compagnie 100 % Acrylique et dans Maybe – une vie de Sarah Marcuse.

MATHIEU FERNANDEZ

Mathieu Fernandez est diplômé de l’École Serge Martin. Il a suivi divers stages de masques, de clown et de pantomime.

Au théâtre, il a joué notamment dans L’invisible chemin, Celle qui n’est pas maudite (qu’il a coécrite avec Jérémie Nicolet) et Les Chronoclowns, présentés dans plusieurs lieux en Suisse romande.

VERENA LOPES

Verena Lopes est formée à l’École Serge Martin et a complété son parcours par de nombreux stages de jeu, notamment avec Benjamin Knobil, Brigitte Jaques-Wajeman, Mario Konstantin Bucciarelli et Marthe Keller.

Elle a récemment joué dans Heteroclite buffer-memory, If… une odyssée verte et Girls & Boys, dans une mise en scène de Bastien Blanchard.

GASPARD BOESCH

Elle livre la complexité à tiroirs de ce qui nous tisse. Les fragments se suivent, sans queue ni tête: un triangle ménagé dans le rideau accouche d’un homme nu, un pan latéral dévoile un Sisyphe qui répète le geste de tirer sur une corde au bout de laquelle rien jamais n’apparaît, il y a des courses sans fin, des dormeurs arrêtés en plein songe, des couples en postures intrigantes, un homme coupé en deux par un rideau, des groupes assis de dos… Freud, les mythes, l’absurde… Les images passent, performances rythmées sur les palpitations du cœur, suspendues comme hors sol dans un électro planant ou prises dans un swing tropical et communicatif…

Fidèle à sa manière, Shechter n’utilise aucun accessoire. Sa danse est un théâtre collectif où les corps seuls portent la charge de visions dont l’exécution fascine au moins autant, sinon plus, que la singularité. Il fait feu de leurs arcanes pour construire une heure trente de danse pure, dans un crescendo et avec un art de la répétition qui font sa signature. L’inquiétante étrangeté de certaines images succède à la jubilation de danser ensemble, pris par cette transe même qu’on partage sur les dancefloors. Elle emporte si bien les spectateurs qu’ils sortent de leurs fauteuils pour danser sur scène et mieux y retourner ensuite, lorsque l’espace de la scène se rétrécit pour enfermer une poignée de danseurs inquiets entre des murs de lumière rouge.

Le Theatre of Dreams fonctionne à plein. La scénographie permet à Schechter de faire danser l’espace, en plus des corps et des lumières. La musique mène le bal tout en accélérations, en séductions et en suspens. La danse éblouit, marquée par cette gestuelle hyperaffûtée, à l’énergie communicative et à la beauté irrésistible qui est celle de Shechter. Les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent vivre la danse dans leur tête plutôt que dans leurs corps s’agaceront de cette répétition de choses effleurées. Elles ne font sens que si on se laisse chavirer par leur rythme. Car le meilleur chemin possible pour monter dans le chaos organisé de ce Theatre of Dreams est de s’y laisser aller sans résister.

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TOURNAGE DU CLIP SOLIDAIRE D’AIMY POUR LÉO

SOLIDARITÉ

Le Théâtre Le Forum a récemment ouvert ses portes à un projet artistique et solidaire porté par Aimy, jeune artiste de 16 ans, à l’occasion du tournage du clip de son premier titre original Léo, ne jamais rien lâcher.

Entièrement tourné au sein du Forum, ce clip a mis en images un morceau engagé dont l’intégralité des bénéfices a été reversée à l’association Léo, qui soutient les enfants atteints de cancer et leurs familles. Le théâtre est ainsi devenu un espace d’expression et de transmission, au service d’un message d’espoir et de résilience.

Pensé comme une création collective, le tournage a réuni de jeunes participants accompagnés par l’association, ainsi que des danseurs de la compagnie Doxa, dans une mise en scène épurée laissant toute sa place à l’émotion et à la force du texte. Le Forum, par ses volumes, sa scène et son ambiance, a offert un cadre particulièrement adapté à cette démarche artistique sensible et sincère.

En accueillant ce projet, le Théâtre Le Forum a réaffirmé son engagement en faveur de la création, de la jeunesse et des initiatives culturelles porteuses de sens. Ce tournage a illustré pleinement la vocation du lieu : être un espace vivant, ouvert aux artistes et aux projets qui font dialoguer art, engagement et humanité.

Le clip est à découvrir sur YouTube en Cliquant ici

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Ateliers théâtre en lien avec le spectacle Les Abîmés

ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

Du lundi 19 au jeudi 22 janvier, près de 180 enfants et élèves de l’agglomération ont participé à des ateliers théâtre en lien avec le spectacle Les Abîmés.

Animés par Marion Träger, comédienne du spectacle, ces ateliers ont offert aux participants une immersion dans l’univers de la pièce. À partir des thèmes et des personnages, les enfants ont été amenés à réfléchir à ce que raconte le spectacle et à la place du spectateur face à une œuvre théâtrale. Par le travail de la voix, du corps, de l’imaginaire et des temps d’improvisation, les ateliers ont permis d’aborder le théâtre comme un espace d’expression et de partage, en résonance avec les émotions et les questions soulevées par le spectacle. Une manière sensible et vivante de prolonger la rencontre avec Les Abîmés et de renforcer le lien entre les jeunes publics et la création contemporaine.


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WHITE DOG, SOUS L’OEIL DE LA PSY

Sur le divan de la scène propose un regard issu de la psychanalyse sur les spectacles du Forum.

À travers ses textes, Michèle Freud interroge ce que le théâtre met en jeu de l’humain, de ses contradictions, de ses élans intérieurs et de ses mouvements inconscients.

La scène devient alors un espace de résonance et de réflexion, où le spectateur est invité à porter un autre regard sur ce qu’il voit et ressent.

Michèle Freud est psychothérapeute, diplômée en psychologie et psychopathologie clinique, formée à la psychotraumatologie, à l’EMDR, à l’ICV et aux thérapies intégratives.

Forte de plus de trente années de pratique clinique auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes, elle a également enseigné dans des structures universitaires et médicales, fondé un organisme de formation et collaboré à de nombreuses publications et émissions consacrées à la psychologie. 


WHITE DOG

D’après l’œuvre autobiographique de Romain Gary, adaptation de Brice Berthoud et Camille Trouvé. White Dog entraîne le spectateur dans l’Amérique des années 60, à l’heure où l’assassinat de Martin Luther King ravive des fractures déjà béantes. La lutte pour les droits civiques se heurte à une société profondément divisée, marquée par la ségrégation, la peur et l’affrontement. Ce contexte historique et politique constitue la trame du récit.

Romain Gary et Jean Seberg recueillent un chien abandonné, Batka. L’animal se montre d’un abord doux et affectueux. Pourtant, l’irruption d’un ouvrier noir dans la propriété déclenche une bestialité fulgurante, inattendue, balayant toute cohérence avec la douceur précédemment affichée.

Cette rupture soulève une question centrale : quelle part d’ombre se rejoue là et d’où vient cette franche hostilité ?

En menant son enquête, Gary découvre que Batka descend d’une lignée de Wild Dogs dressés pour attaquer les Noirs. Cette filiation suggère que la haine peut précéder la pensée, s’inscrire dans les gestes et les réflexes, à la manière d’un héritage transmis.

Romain Gary se trouve confronté à un dilemme éthique : renoncer et se séparer de l’animal, ou tenter de modifier ce qui a été inculqué.

Tandis que Jean Seberg s’engage politiquement pour infléchir le cours du monde, Gary concentre ses efforts sur le reconditionnement du chien, cherchant à réparer ce qui se transmet et persiste.

Batka est alors confié à Keys, employé de zoo, qui affirme pouvoir intervenir sur cette haine intégrée. Sa méthode repose sur un renversement troublant : déplacer la cible, apprendre au chien à attaquer le Blanc plutôt que le Noir. Ce procédé met en lumière une logique de manipulation : l’animal devient l’objet d’un apprentissage imposé, où la violence circule sans conscience, comme un transfert de haine.

Le recours à la marionnette renforce cette lecture clinique. Chaque geste répété donne forme à des schémas anciens et montre comment l’expérience façonne durablement les comportements.

White Dog étend cette logique au champ social. Le raciste y apparaît comme une réponse automatique à une menace construite. Il rappelle des mécanismes observés dans la clinique du traumatisme ou de la radicalisation, où certains sujets répètent des schémas ancrés, parfois longtemps avant toute élaboration consciente.

La mise en scène soutient cette réflexion. L’univers de papier agit comme un révélateur de vulnérabilité et de tensions. La musique, portée par la batterie d’Arnaud Biscay, impulse un rythme continu, tel un souffle qui relie l’ensemble.

Sur scène, récit, gestes et sons tracent les contours d’une violence apprise, tout en laissant entrevoir l’hypothèse d’un désapprentissage.

Le spectateur se place dans une posture proche de celle du clinicien : observer, comprendre et percevoir les ouvertures possibles.

Vouloir sauver Batka devient alors un acte réparateur, porteur d’un espoir fragile.

À travers lui se dessine le rêve d’une société où la haine cesserait de se transmettre, un écho à l’élan porté par Martin Luther King, peu avant son assassinat : « I have a dream ».

La compagnie Les Anges au Plafond affirme un théâtre profondément humaniste, un théâtre qui touche, interroge et laisse une empreinte durable.

Bravo et merci au théâtre Le Forum pour l’éclectisme des programmations. Chaque représentation est une invitation à voyager, rêver et s’émerveiller. Un vrai plaisir à partager !

Théâtre Le Forum, le 20 janvier 2026
Par Michèle Freud

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Formation pour les enseignants avec l’autrice Catherine Verlaguet

ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

Le mercredi 14 janvier 2026, le Théâtre a accueilli une formation à destination d’une quinzaine d’enseignantes du premier degré, animée par l’autrice Catherine Verlaguet.

La journée a débuté par une présentation de son travail d’autrice et de ses spectacles, avec un focus particulier sur Les Abîmés, programmé au Forum cette saison. Catherine Verlaguet a ensuite proposé de nombreux exercices d’écriture, pensés pour être expérimentés par les enseignantes puis réutilisés avec leurs élèves en classe.

À travers des jeux, des temps d’écriture et de réflexion collective, les participantes ont pu découvrir des outils concrets pour accompagner la production d’écrits, stimuler l’imagination et donner confiance aux élèves dans leur rapport à l’écriture.

Une journée dense et inspirante, qui a suscité un réel enthousiasme et permis aux enseignantes de repartir avec des ressources directement applicables dans leur pratique professionnelle.

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ALONZO KING LINES BALLET

THE COLLECTIVE AGREEMENT/ODE TO ALICE COLTRANE

Durée : 1h30
Tout public

Virtuosité, élégance, sensualité ! Voici deux perles que nous propose le chorégraphe visionnaire américain Alonzo King pour une soirée en deux temps sous le signe de l’émerveillement.

Directeur artistique / Co-fondateur Alonzo King
Directeur créatif / Co-fondateur Robert Rosenwasser
Directrice générale Ruth Nott
Maître de Ballet Jenny Sandler
Manager de compagnie Brandi Williams  

Danseurs Maël AMATOUL, Adji CISSOKO, Theo DUFF-GRANT, Lorris EICHINGER, Shuaib ELHASSAN, Joshua FRANCIQUE, Mikal GILBERT, Anna JOY, Marusya MADUBUKO, Tatum QUIÑÓNEZ

Artistes invités : Victoria VASSOS, avec l’aimable autorisation du Ballet West et Megan Elizabeth LECRONE
Responsable de production Seah Johnson / Régisseur général Byron Roman / Technicien Joshua Weckesser  

Production de tournée Delta Danse

LA COMPAGNIE

Alonzo King LINES Ballet est une compagnie de ballet contemporain fondée en 1982, où le chorégraphe Alonzo King fusionne traditions et diversité culturelles par des collaborations artistiques internationales. Conjuguant à la technique classique une intervention toute personnelle, Alonzo King projette ses interprètes dans une danse inventive, se traduisant par une hallucinante articulation des corps. Figure incontournable et visionnaire, il a reçu de nombreuses distinctions, notamment la médaille des arts de San Francisco, une intronisation au California Hall of Fame, et un Dance Magazine Award en 2020. William Forsythe dit de lui qu’il est « l’un des rares véritables maîtres de ballet de notre époque ». Deux fois par saison, la compagnie présente de nouvelles créations au public américain, avant de les partager au reste du monde lors de ses tournées internationales.

LINES Ballet s’engage à former la prochaine génération d’artistes grâce à divers programmes de formation tout au long de l’année. En parallèle, LINES rend la danse accessible aux adultes et aux jeunes de la région de San Francisco grâce à des cours ouverts à tous, abordables et de qualité, ainsi qu’à des programmes éducatifs gratuits en milieu scolaire.

« Le terme LINES (littéralement « lignes ») fait allusion à tout ce qui est visible dans la sphère des phénomènes. Il n’y a rien qui ne soit fait ou formé sans ligne. La droite et le cercle définissent et englobent tout ce que nous voyons. Tout ce qui peut être vu est formé par une ligne. En mathématiques, c’est une extension de longueur droite ou courbe sans largeur aucune. Les lignes sont présentes partout : dans nos empreintes digitales, la forme de nos corps, les constellations, la géométrie. La ligne implique une connexion généalogique, une filiation et aussi une parole. Elle marque le point de départ et le point d’arrivée. Elle indique une direction, une intention de communication, et un concept. Le fil d’une pensée. Une frontière ou bien l’éternité. Une ligne mélodique. L’Équateur. Ligne de vibration ou ligne du point à point, elle est l’organisation visible de ce que nous voyons. »

Alonzo King

ALONZO KING, Chorégraphe et Directeur artistique

Alonzo King s’installe à San Francisco et fonde la compagnie LINES Ballet en 1982, aujourd’hui l’une des plus importantes et des plus enthousiasmantes compagnies d’outre-Atlantique.

Admirateur de Balanchine, Alonzo King développe une danse inventive, sensuelle et vibrante avec des danseurs à la technique classique irréprochable, et crée des ponts entre tradition et modernité. Par ses collaborations avec des artistes de disciplines et cultures différentes, il propose un travail toujours nouveau et nourri par la diversité culturelle. 

Alonzo King a créé des pièces pour les répertoires de nombreuses compagnies à travers le globe comme le Ballet Royal de Suède, Frankfurt Ballet, Joffrey Ballet, Dance Theater of Harlem, Alvin Ailey American Dance Theatre, Hong Kong Ballet, North Carolina Dance Theatre, Washington Ballet et les Ballets de Monte-Carlo. Il a travaillé abondamment dans les milieux de l’opéra, de la télévision, du cinéma, et a chorégraphié des pièces pour la première ballerine Natalia Makarova et l’acteur célèbre Patrick Swayze. Reconnu pour ses qualités de pédagogue, King a été Maître de Ballet invité pour le National Ballet of Canada, Les Ballets de Monte-Carlo, San Francisco Ballet, et d’autres compagnies. 

Le maire de San Francisco Gavin Newsom lui a attribué le Annual Mayor’s Art Award en octobre 2008, le qualifiant de « véritable trésor de San Francisco, incarnant l’excellence créative et la diversité culturelle de la ville ». King est titulaire de deux doctorats honorifiques et a été membre de différents comités au National Endowment for the Arts, California Arts Council, et au Lila Wallace-Reader’s Digest Arts Partners Program. Il a été nommé Maître de Chorégraphie Afro-Américaine par le Kennedy Center, et est un ancien membre de la commission des Arts de la ville de San Francisco, ainsi qu’écrivain et conférencier sur l’art de la danse.

THE COLLECTIVE AGREEMENT

Créé en 2018 pour le San Francisco Ballet / Repris en 2024 – Durée 28min

Initialement commandé par le San Francisco Ballet en 2018, The Collective Agreement fait peau neuve grâce à la relecture d’Alonzo King, de la technique irréprochable des danseurs du LINES Ballet et de l’installation lumineuse innovante de l’artiste Jim Campbell. Le chorégraphe collabore une nouvelle fois avec le pianiste de jazz Jason Moran pour créer une alchimie artistique qui donnera au ballet une nouvelle résonance.

L’intimité des duos et ensembles fait écho aux rythmes progressifs de la partition du compositeur. La musique a été enregistrée en studio par l’Orchestre Symphonique National de Lituanie, avec Jason Moran au piano, qui signe sa huitième composition pour le LINES Ballet.

ODE TO ALICE COLTRANE

Créé en 2024 – Durée 44min

Fasciné par la musique d’Alice Coltrane depuis son enfance, Alonzo King a chorégraphié l’une de ses premières pièces sur son oeuvre. Il revient aujourd’hui à son répertoire pour créer un ballet dans le cadre de « L’Année d’Alice », un hommage national à son héritage comprenant des performances et des expositions par LINES Ballet, Impulse! Records, le Detroit Jazz Festival, le Hammer Museum et la New-York Historical Society. « Son parcours musical et spirituel a contribué à définir et à façonner une vie et tout un genre musical », déclare la harpiste et compositrice nommée aux Grammy Awards, Brandee Younger. La pièce, créée dans le cadre de la saison d’automne 2024 de la compagnie, rend hommage à la légendaire leader spirituelle, compositrice, pianiste et harpiste Alice Coltrane.

« Le message transmis dans The Collective Agreement est celui de la compréhension, un thème qui trouve une profonde résonance dans le contexte actuel. […] L’équilibre toujours changeant entre l’interdépendance et l’individualité est incarné par la chorégraphie, à la fois nuancée et dynamique. »

Stephi Wild, Broadway World

« Ode to Alice Coltrane d’Alonzo King, interprétée par l’ensemble de la compagnie, rend un hommage retentissant au génie et à la diversité des talents et de l’imagination de Coltrane […] Les artistes de LINES, enveloppés dans une brume scintillante d’argent et de doré, ont embrassé les portés et les sauts, les pas de deux et les ensembles, de magnifiques adagios et des mouvements virtuoses d’inspiration folklorique […] Appelons cette ode une fantaisie, une réalité augmentée, ou un témoignage du pouvoir d’une oeuvre née de l’inspiration créative. Ou simplement, qualifions-la de magnifique.»

Janice Berman, Dance With Me

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