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Auteur/autrice : vincent

OLYMPE(S)

Durée : 1h50
Dès 13 ans

Compagnie Soy Création
Avec: Rachel Arditi, Eléonore Arnaud, Valérian Béhar-Bonnet, Simon Cohen, Juliette Perret, Antoine Prud’homme, Marie Sambourg, Sylvain Sounier, Adrien Urso et Kim Verschueren
Mise en scène : Justine Heynemann
Scénographie : Marie Hervé
Compositeur: Manuel Peskine
Lumières: Héléna Castelli
Costumes: Julia Brochier
Perruques & maquillage : Julie Poulain
Régie générale: Fouad Souaker

OLYMPE(S)

1789. La France est en révolution. Olympe de Gouges veut changer un seul mot, et ce mot va changer l’Histoire.

Alors que la France vit un bouleversement sans précédent, Olympe — autrice, metteuse en scène et directrice de troupe — tente en vain de faire jouer son texte Zamore et Mirza à la Comédie-Française. Le refus qu’on lui oppose n’a d’autre motif que la misogynie ordinaire. Elle rejoint alors la lutte et participe activement à la construction d’une société nouvelle, convaincue que l’homme de « Tous les hommes naissent libres et égaux » est également une femme. En fait, non. Pas vraiment.

Olympe(s) est une très grande forme théâtrale et musicale qui s’interroge sur le chemin de libération de la parole des femmes — qu’elles soient actrices, dramaturges ou femmes politiques. C’est une épopée joyeuse, un film de cape et d’épée féministe, une fresque large où dix comédiens-chanteurs-musiciens font résonner en direct les voix d’Olympe, de Marie-Antoinette, de Beaumarchais, de Robespierre et de bien d’autres.

La pièce ne cherche pas à raconter l’intégralité du destin d’Olympe de Gouges mais un tournant de ce destin — celui où l’artiste, mise au silence sur la scène théâtrale, décide de s’emparer de l’espace public. Comme une colleuse inventant avant l’heure le post sur les réseaux sociaux, elle colle ses écrits dans tout Paris, signés de son nom. Jusqu’à l’échafaud.

LA COMPAGNIE SOY CRÉATION

Fondée par Justine Heynemann à l’issue de sa khâgne, la Compagnie Soy Création est ancrée à Paris dans un lieu singulier : La Cuisine, espace de transmission où se croisent ateliers amateurs, enfants, adultes et processus de création professionnelle. Autrice, metteuse en scène et productrice, Justine Heynemann fait de la question de la représentation des figures féminines le cœur de ses projets depuis plus de vingt ans.

Sa démarche dramaturgique repose sur la conviction que pour échapper à des modèles, il faut passer par la vérité de l’intime. Elle s’attache à des moments charnières dans la vie de femmes — réelles ou fictives — pour en faire de véritables épopées joyeuses. La scène est pour elle le lieu de la fête partagée : on chante, on danse, on joue de la musique, et souvent on est nombreux.

JUSTINE HEYNEMANN

Étudiante en hypokhâgne puis en lettres modernes, Justine Heynemann débute en 1996 par la mise en scène de La Ronde d’après Schnitzler au Lucernaire. Elle fonde la Compagnie Soy Création et dirige La Cuisine, lieu de transmission et de création à Paris. Elle revisite les classiques (Molière, Racine, Goldoni) avant de se tourner vers des adaptations contemporaines. En 2012, elle signe Le Torticolis de la girafe au Théâtre du Rond-Point ; en 2014, La Discrète amoureuse au Théâtre 13, primée par le Beaumarchais de la critique. En 2018, Les Petites Reines sont nommées pour le Molière du jeune public. En 2019, elle reçoit le prix SACD de la mise en scène pour La Dama Boba. Elle co-écrit avec Rachel Arditi PUNK.E.S, joué au Festival d’Avignon 2023. En 2024, elle met en scène Culottées d’après Pénélope Bagieu au Studio Théâtre de la Comédie-Française. En 2023, elle figure parmi les 100 Femmes de Culture distinguées par l’association du même nom.

RACHEL ARDITI

Comédienne et musicienne de double formation — lettres modernes à Paris 7 et piano à l’École normale de musique —, Rachel Arditi joue sous la direction de Pauline Bureau, Léna Bréban, Salomé Lelouch, Julie Brochen et Justine Heynemann, avec qui elle co-adapte plusieurs spectacles depuis 2017 (Les Petites Reines, Songe à la douceur, PUNK.E.S, Culottées). Au cinéma, elle tourne notamment avec Mia Hansen-Løve, Cédric Jimenez et Patrice Leconte. Elle est également romancière : J’ai tout dans ma tête, paru chez Flammarion en janvier 2023, fera prochainement l’objet d’une adaptation théâtrale.

MARIE HERVÉ

Diplômée en architecture et en scénographie (DPEA Nantes), Marie Hervé forge son expérience aux ateliers de l’Opéra royal de Wallonie et du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Elle assiste Éric Soyer sur des créations de Joël Pommerat et collabore à des projets aussi divers que le Fashion Freak Show de Jean Paul Gaultier. Adepte d’espaces évocateurs plutôt que naturalistes, elle développe un univers visuel global où décor, accessoires et costumes dialoguent. Olympe(s) marque sa sixième collaboration avec Justine Heynemann et Soy Création.

LÉOPOLDINE HH

Pianiste de formation, Léopoldine HH compose pour le spectacle vivant (Simon Delattre, Tünde Deak, Charly Marty), pour l’image et pour ses propres concerts. Formée à la Comédie de Saint-Étienne, elle mène en parallèle une carrière de comédienne qui l’amène à incarner des rôles singuliers et musicaux. Elle chante aux côtés de Vincent Dedienne, Philippe Katerine et Dominique A. Pour Olympe(s), elle signe l’arrangement de l’ensemble des morceaux et compose les atmosphères musicales originales du spectacle.

HÉLÉNA CASTELLI

Titulaire d’un diplôme des Métiers d’arts en régie lumière à Besançon, Héléna Castelli passe un an au Centre chorégraphique national Le Pacifique à Grenoble avant d’exercer comme régisseuse générale au Festival d’Avignon. Elle y collabore notamment avec les Tréteaux de France sur Le Soulier de satin de Claudel. Sa rencontre avec Justine Heynemann en 2022 pour PUNK.E.S ouvre une collaboration fructueuse, confirmée sur Culottées au Studio Théâtre de la Comédie-Française.

ÉLÉONORE ARNAUD

Formée au Cours Florent, au Studio Théâtre d’Asnières et au CNSAD, Éléonore Arnaud est nommée aux Molières 2015 dans la catégorie Révélation féminine pour La Discrète amoureuse mis en scène par Justine Heynemann. Membre du Collectif 49701 et du Birgit Ensemble (Festival IN d’Avignon 2017, Birgit Kabarett depuis 2021), elle incarne Cookie Mueller dans Cookie à la Huchette en 2023-2024. On la retrouve également dans les séries Ten Percent (Amazon), Des gens bien ordinaires (Canal+) et Criminal (Netflix).

CÉLINE MILLIAT BAUMGARTNER

Formée à la danse classique au Conservatoire de Lyon puis au Cours Florent, Céline Milliat Baumgartner travaille sous la direction de metteurs en scène aussi divers que Thierry de Peretti, Séverine Chavrier, David Lescot et Pauline Bureau. Comédienne, elle est aussi romancière : Les bijoux de pacotille (Éditions Arléa, 2015), adapté en monologue au Théâtre du Rond-Point (2018) et à la radio pour France Culture. En 2021, elle interprète Frida Kahlo dans D’un lit l’autre de Tünde Deak, puis crée Marilyn, ma grand-mère et moi.

SYLVAIN SOUNIER

Sorti du CNSAD en 2008, Sylvain Sounier construit un parcours exigeant : Au moins j’aurais laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne (Avignon In 2011), puis une longue collaboration avec Sylvain Creuzevault pour Le Capital et son singe (Théâtre National de La Colline) et Les Frères Karamazov. Il retrouve Justine Heynemann dans La Discrète amoureuse et Les Petites Reines. En 2024, il co-écrit et co-met en scène son premier projet personnel, J’ai dans la tête un sac de frappe.

VALÉRIAN BÉHAR-BONNET

Formé dès 14 ans puis professionnel à 18 ans au sein de la Cie Odyssée Théâtre (théâtre, chant, danse, musique, mime), Valérian Béhar-Bonnet intègre le cours Cochet à Paris en 2011 et cofonde la Cie Les Mauvais Élèves. Nommé aux Talents Cannes Adami 2014, il joue dans La Dame de chez Maxim (Zabou Breitman) puis enchaîne trois spectacles de Justine Heynemann : Songe à la douceur, Cookie et PUNK.E.S. Compositeur, il a signé et chanté la chanson du film Les Lendemains de Veille (2022).

ANTOINE PRUD’HOMME

Originaire de Chalon-sur-Saône, diplômé du CNSAD, Antoine Prud’homme aime les contrastes : du théâtre en milieu rural avec le collectif Y’a pas la mer à la Comédie-Française avec Léna Bréban (Sans Famille, 2021 ; Renversante, spectacle sur l’égalité femmes-hommes). Il travaille ensuite avec Olivier Letellier, directeur des Tréteaux de France, et est à l’affiche de Contre à la Comédie-Française en 2024.

MARIE SAMBOURG

Formée au CNSAD (promotion 2014), Marie Sambourg est membre fondatrice du Birgit Ensemble (Julie Bertin, Jade Herbulot), avec qui elle crée Berliner Mauer : vestiges, Memories of Sarajevo (Avignon IN 2017) et Roman(s) national. Elle joue également sous la direction de Clément Poirée (La Nuit des rois) et d’Alexis Michalik (Intra-Muros). Depuis 2022, elle explore la création in situ et en plein air avec le Lyncéus Festival.

SIMON COHEN

Débutant devant la caméra dès l’enfance (Le Premier Jour du Reste de ta Vie, Rémi Besançon, 2008), Simon Cohen se tourne ensuite vers le théâtre via les Cours Florent, puis une formation de trois ans à l’ESCA. Il joue dans Roberto Zucco de Koltès, Je voudrais crever au Studio d’Asnières et Wasted de Kae Tempest (Théâtre de Belleville, 2023). Pianiste aguerri sur une large palette de styles, il apporte à Olympe(s) une double présence de comédien et de musicien.

ADRIEN URSO

Passionné par l’improvisation théâtrale dès son adolescence à Versailles, Adrien Urso mène de front des études d’ingénieur et une formation au chant et à la danse au Cours Florent. Il participe en 2020 au Cabaret au Balcon (Léna Bréban), joué aux fenêtres des résidents d’EHPAD durant le confinement. Il joue ensuite dans Comme il vous plaira (Léna Bréban, Théâtre de la Pépinière puis Hébertot) et dans No Limit au Théâtre du Splendid (2024).

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LAURENT GERRA

Durée : 2h
Dès 14 ans

Après une tournée dans toute la France, qui se poursuit en 2025 et 2026, et une vingtaine de représentations à guichets fermés au Casino de Paris en décembre dernier, Laurent Gerra se produira au Forum avec son nouveau spectacle, encore plus piquant et savoureux que jamais.

Quand Laurent Gerra passe à table, on sait d’avance que tout sera mitonné aux petits oignons.

Une revue décapante où politiques, chanteurs, personnalités de la télévision et du cinéma passent à la casserole… même les végans !

L’actualité, revisitée à la sauce Gerra, vous est servie bien chaude et particulièrement relevée !

SE MET À TABLE !

Quand Laurent Gerra passe à table, on sait d’avance que tout sera mitonné aux petits oignons.

Après une vingtaine de représentations à guichets fermés au Casino de Paris en décembre 2024 et six représentations sold out aux Folies Bergère en décembre 2025, Laurent Gerra est de retour avec un nouveau spectacle, encore plus piquant et savoureux que jamais.

Une revue décapante où politiques, chanteurs, personnalités de la télévision et du cinéma passent à la casserole — même les végans ! L’actualité revisitée à la sauce Gerra vous est servie bien chaude et particulièrement relevée. À travers ses imitations légendaires, l’artiste dresse le portrait mordant de notre époque, avec cet art consommé du portrait qui a fait sa renommée depuis plus de trente ans.

Entre caricature affectueuse et satire acérée, le spectacle oscille avec une précision redoutable, offrant un regard décalé sur l’actualité politique et médiatique qui tient à la fois du grand art vocal et de l’écriture ciselée. Un one-man-show servi avec la générosité et l’énergie qui sont la marque de fabrique de Laurent Gerra.

LAURENT GERRA

Né le 29 décembre 1967 à Bourg-en-Bresse, Laurent Gerra développe dès l’enfance une passion dévorante pour l’imitation, reproduisant avec une facilité déconcertante les voix qui l’entourent. C’est à Lyon qu’il fait ses premiers pas sur scène, en 1989, avec Paf dans la gueule !, un spectacle qui révèle d’emblée son talent singulier : une oreille absolue pour les intonations, une capacité à habiter ses personnages avec une précision presque chirurgicale.

La rencontre avec Virginie Lemoine est décisive. Ensemble, ils animent Ainsi font font font puis Studio Gabriel aux côtés de Michel Drucker, et se produisent sur les scènes du Théâtre Déjazet et du Casino de Paris. En 1997, le duo est récompensé du Molière du meilleur spectacle à sketchs, consacrant un travail d’écriture et d’interprétation unanimement salué.

La même année, Laurent Gerra entame une carrière solo qui ne connaîtra dès lors plus d’interruption. Il s’impose rapidement comme la référence de l’imitation satirique en France, enchaînant les one-man-shows qui font salle comble à l’Olympia — où il affiche complet à de nombreuses reprises — avant de conquérir le Casino de Paris et les Folies Bergère.

Chroniqueur de radio depuis de nombreuses années — d’abord à Europe 1, puis sur RTL où il anime son émission matinale pendant plus d’une décennie —, il a fait des ondes un laboratoire quotidien d’écriture et d’improvisation. Son répertoire d’imitations, qui couvre aussi bien les figures politiques que les stars du show-business, les sportifs et les personnalités des médias, compte aujourd’hui parmi les plus étendus de la scène française. Un billet « platine » symbolique lui a été remis pour avoir réuni près de 3 900 000 spectateurs depuis ses débuts.

Auteur, acteur, scénariste, Laurent Gerra a également étendu son univers à la bande dessinée et à l’écriture, témoignant d’un appétit créatif qui déborde largement le seul cadre du one-man-show.

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La prochaine fois que tu mordras la poussière

Sur le divan de la scène propose un regard issu de la psychanalyse sur les spectacles du Forum.

À travers ses textes, Michèle Freud interroge ce que le théâtre met en jeu de l’humain, de ses contradictions, de ses élans intérieurs et de ses mouvements inconscients.

La scène devient alors un espace de résonance et de réflexion, où le spectateur est invité à porter un autre regard sur ce qu’il voit et ressent.

Michèle Freud est psychothérapeute, diplômée en psychologie et psychopathologie clinique, formée à la psychotraumatologie, à l’EMDR, à l’ICV et aux thérapies intégratives.

Forte de plus de trente années de pratique clinique auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes, elle a également enseigné dans des structures universitaires et médicales, fondé un organisme de formation et collaboré à de nombreuses publications et émissions consacrées à la psychologie. 


SUR LE DIVAN DE LA SCÈNE

La prochaine fois que tu mordras la poussière, adaptation théâtrale par Paul Pascot du roman lumineux de son frère Panayotis, concentre son souffle sur la relation père-fils où palpitent des émotions retenues, à la fois fragiles et profondes.

Dans une salle d’attente d’hôpital, un fils se tient là, suspendu entre la vie de son père et la sienne. Capuche rabattue, il rassemble des souvenirs, reprend le fil de son histoire intérieure, revisite des scènes anciennes et façonne une parole chargée de sens et de désir de lien.
Le père apparaît alors parmi les spectateurs, figure à la fois proche et lointaine, offerte au regard du fils comme à celui du public. Ce dispositif instaure une adresse singulière.

Au coeur de la pièce se dessine une clinique du lien entravé : des attachements persistants, des ajustements subtils, où les émotions circulent par signes discrets.
Autour de ce pivot s’articulent la dépression, la construction identitaire et l’émergence du désir homosexuel.

Dès les premières scènes, l’intensité des non-dits, des silences pesants et des tensions accumulées se fait sentir.

En arrière-plan résonnent en sourdine les échos d’une réflexion plus large sur la masculinité contemporaine. À cet égard, la pièce me rappelle le livre de Guy Corneau, Père manquant, fils manqué, qui interroge le silence du père, la difficulté d’accès à l’intimité et les fragilités de la construction masculine.

Roméo Mariani incarne le fils avec une endurance stupéfiante : 1h30 de monologue fluide, souple, où le débit de parole impressionne par sa tenue et sa variation. Yann Pradal, en père taiseux, complète ce duo par une présence mesurée, essentielle au miroir de la scène.

Deux êtres proches dans leur manière de contenir l’émotion, de l’approcher sans l’exposer tout à la fois, de la laisser apparaître dans les silences plutôt que dans l’aveu frontal. Cette pudeur donne à la représentation sa force particulière : elle permet au spectateur de sentir avant même de comprendre.

L’humour, par petites touches, accompagne ce mouvement. Il allège la tension, laisse respirer la gravité sans la rompre, tissant ensemble douleur et légèreté, un équilibre profondément humain.

Cette continuité affective donne à la pièce sa densité et soutient un travail de sens exigeant.

Le théâtre devient un lieu de symbolisation. La parole s’y déploie, se transforme et trouve des voies de circulation. Le lien s’y rejoue, dans une tentative de mise en forme et de reconnaissance.

La pièce ouvre un espace où chacun rencontre ses zones sensibles, reconnaît ses attachements, ses distances, ses maladresses affectives.

Le théâtre se fait révélateur de ces difficultés essentielles — être, aimer, être aimé, se sentir légitime — si présentes dans l’espace thérapeutique. Il libère la parole là où tant de fragilités demeuraient tues, tissant les liens essentiels dans les demi-dits, les gestes retenus, les attentes silencieuses.

On sort de la représentation avec le sentiment d’avoir traversé une expérience intérieure — une traversée douce, lucide, vibrante qui continue d’habiter le plateau bien après la dernière scène.

Par Michèle Freud, Psychothérapeute

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Des collégiens plongés dans L’Iliade

ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

En amont de la représentation, les comédiens Jérémy Jeannes et Fanny Couturier, de la cie Thespis, ont rencontré plusieurs groupes de collégiens du territoire pour les plonger au cœur de L’Iliade.

Après un temps d’échange autour du contexte de la pièce et des personnages, les élèves ont été invités à découvrir les bases du jeu théâtral à travers différents exercices.

La séance s’est ensuite prolongée par un moment fort : la mise en jeu, au ralenti, du combat d’Achille, scène emblématique du spectacle. Un exercice qui a permis aux élèves d’explorer l’intensité dramatique, le rapport au corps et à l’espace, tout en s’appropriant un passage clé de l’œuvre.

Une immersion concrète et vivante, pour entrer au plus près de la pièce avant de la découvrir sur scène.

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Installation du nouveau Conseil d’administration du Forum Estérel Côte d’Azur

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Le Forum a le plaisir d’annoncer l’installation de son nouveau Conseil d’administration, composé de 9 membres issus du Conseil communautaire d’Estérel Côte d’Azur Agglomération.

À l’issue de cette séance, Martine Petrus-Benhamou a été élue Présidente.

Sont également membres :
• Théo Tapiero, 1er vice-président
• Guillaume Decard, 2e vice-président
• Yoann Gnerucci, 3e vice-président
• Jean-Pierre Klinholff, 4e vice-président
• Josiane Chiodi
• Imane El Akkadi
• Yolande Lopez
• Paul Violet
 
Ce nouveau Conseil accompagnera le Forum dans la poursuite de son développement, au service d’une programmation exigeante, accessible et ouverte à tous les publics.
Le Forum remercie chaleureusement l’ensemble de ses administrateurs pour leur engagement au service du projet culturel du territoire.

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Vernissage de l’artiste Rico

EXPOSITION

Rico Art Galerie, partenaire du Forum Estérel Côte d’Azur et ambassadeur Lexus Fréjus

Retour sur une soirée marquante à l’occasion du vernissage de l’artiste Rico venu présenter sa nouvelle collection et ses emblématiques « Phadaboum ».

120 mécènes du Cercle du Forum et invités de l’artiste étaient réunis pour partager ce moment dans une ambiance simple et conviviale.

La soirée s’est poursuivie avec le concert de Calogero, dans le cadre de sa tournée.

L’exposition est à découvrir à la Rico Art Galerie, au 1er étage du Forum, jusqu’à la fin de la saison 2025/2026, du mardi au samedi de 12h30 à 18h30.

Renseignements et visites
07 87 79 60 75




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LE FORUM ET LE BERCAIL UNISSENT LEURS FORCES POUR L’INCLUSION CULTURELLE

PARTENARIAT

Dans le cadre de sa politique d’accessibilité à la culture pour tous les publics, le Théâtre Le Forum de Fréjus a formalisé un partenariat avec le Foyer d’Hébergement Le Bercail, établissement de l’association Umane, dédié à l’accompagnement de personnes en situation de handicap.

UNE COLLABORATION NÉE SUR SCÈNE

Ce partenariat trouve ses racines dans la saison culturelle 2024-2025, à l’occasion du spectacle Le Banquet des Merveilles, qui avait réuni pour la première fois les équipes du Forum et celles du Foyer d’Hébergement Le Bercail. Forte du succès de cette expérience, cette coopération s’inscrit désormais dans la durée, au travers d’une convention de partenariat pluriannuelle.

DES ACTIONS CONCRÈTES AU SERVICE DE L’INCLUSION

Ce partenariat trouve ses racines dans la saison culturelle 2024-2025, à l’occasion du spectacle Le Banquet des Merveilles, qui avait réuni pour la première fois les équipes du Forum et celles du Foyer d’Hébergement Le Bercail. Forte du succès de cette expérience, cette coopération s’inscrit désormais dans la durée, au travers d’une convention de partenariat pluriannuelle.

DES VALEURS COMMUNES

À travers cet engagement, le Théâtre Le Forum réaffirme sa conviction que la culture est un droit universel. En ouvrant ses portes et ses coulisses aux personnes accompagnées par Le Bercail, il contribue à la valorisation de leurs compétences, à leur participation citoyenne et à la sensibilisation du grand public au handicap.

Ce partenariat illustre la capacité du Forum à être bien plus qu’un lieu de spectacle : un acteur engagé sur le territoire de l’agglomération.


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MON JOUR DE CHANCE

Durée : 1h30
Tout public

Texte : Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras
Mise en scène : José Paul
Avec : Guillaume de Tonquédec, Loïc Legendre, Laurence Porteil, Jean Franco, Caroline Maillard

Décors : Édouard Laug
Costumes : Ana Belen Palacios Avila
Lumières : Laurent Béal
Musique : Michel Winogradoff
Vidéo : Sébastien Mizermont
Accessoiriste : Betty Lemoine
Assistant à la mise en scène : Guillaume Rubeaud
Coproduction : Théâtre Fontaine et Pascal Legros Organisation, Cinéfrance Studios, David Gauquié et Julien Dris
En accord avec : le Théâtre Fontaine

MON JOUR DE CHANCE

Sébastien passe un week-end avec des amis d’enfance. Ils se souviennent qu’à l’époque ils laissaient le sort décider pour eux et prenaient toutes leurs décisions en jouant au dé. Sébastien se rappelle précisément d’un soir où il a fait un quatre. Si seulement il avait fait un six, sa vie aurait été bien plus belle. Il en est convaincu.

Et si le destin lui donnait l’occasion de rejouer ?

Dans cette comédie virtuose, Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras jouent avec la grande question du hasard et du destin. Sébastien est emporté dans une succession d’univers parallèles, qu’il visite à chaque nouveau lancé du dé magique. Les personnages s’inversent, se recomposent, et le public se délecte des déboires de ce héros prisonnier d’une boucle temporelle — pour s’apercevoir bien vite que le meilleur des mondes possibles est justement celui qu’il voulait quitter.

La mise en scène de José Paul, précise et redoutablement efficace, sert une mécanique comique bien huilée où humour et profondeur se mêlent avec élégance. Car derrière les situations cocasses et les rebondissements, Mon jour de chance pose une question universelle : est-on capable de reconnaître sa propre chance quand on la tient entre les mains ?

PATRICK HAUDECŒUR

Dramaturge, comédien et metteur en scène français né à Lagny-sur-Marne, Patrick Haudecœur est l’une des figures majeures du théâtre de boulevard contemporain. Autodidacte passé par les troupes amateurs, il fait ses débuts sur les planches dès l’adolescence, dans Le Petit Prince de Saint-Exupéry, avant d’aborder des auteurs aussi différents que Feydeau, Vian ou Anouilh.

Il connaît son premier grand succès en co-écrivant et interprétant Thé à la menthe ou t’es citron ?, joué plus de 700 fois au Café de la Gare puis au Théâtre des Variétés (1991-1993). Suivront Les P’tits Vélos (300 représentations à la Comédie de Paris) et Frou-Frou les Bains (plus de 1 000 représentations, Molière du meilleur spectacle musical 2002). La Valse des pingouins (2007) lui vaut le Prix Raimu du meilleur auteur.

C’est avec Gérald Sibleyras qu’il forge sa collaboration la plus féconde. Après Silence, on tourne ! (2016, nomination aux Molières), le duo signe Berlin Berlin (2022, Molière de la meilleure comédie), puis Mon jour de chance (2024), troisième collaboration avec le metteur en scène José Paul. Fan de Bourvil, Stan Laurel et Buster Keaton, il signe des pièces chorales où il offre à chaque comédien un espace d’expression généreux — fidèle à son principe : « le théâtre doit se faire en bande ».

GERALD SIBLEYRAS

Né à Paris en 1961, Gérald Sibleyras est l’un des dramaturges les plus prolifiques et les plus joués de la scène française contemporaine. Chroniqueur à France Inter de 1996 à 1999, c’est à la radio qu’il rencontre Jean Dell, son premier collaborateur, avec lequel il co-écrit Le Béret de la tortue (2000) puis Un petit jeu sans conséquence (2002), pièce phare nommée neuf fois aux Molières dont le titre de meilleur auteur.

Parmi son abondante bibliographie théâtrale figurent Le Vent des peupliers (quatre nominations aux Molières 2003, adapté en anglais sous le titre Heroes par Tom Stoppard et couronné du Laurence Olivier Award de la meilleure comédie à Londres en 2006), La Danse de l’albatros, Les 39 Marches (Molière de l’adaptateur 2010), Des fleurs pour Algernon, ou encore Une situation délicate et Le Cercle des poètes disparus. Il est également lauréat du Prix Théâtre SACD 2007.

Ses œuvres sont adaptées dans de nombreux pays étrangers. Avec Patrick Haudecœur, il forme un duo complémentaire dont la griffe — absurde léger, situations en cascade, sens du dialogue — a conquis un vaste public populaire et la critique avec Silence, on tourne !, Berlin Berlin et Mon jour de chance.

JOSE PAUL

Comédien et metteur en scène formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, José Paul mène depuis plus de trente ans une carrière aussi riche que polyvalente. À l’aise dans le répertoire classique comme dans la comédie contemporaine, il s’impose progressivement comme l’un des metteurs en scène les plus recherchés du théâtre de boulevard.

Il signe notamment la mise en scène du Prénom, de La Garçonnière (Prix Beaumarchais du meilleur comédien pour Guillaume de Tonquédec en 2017, Molière du comédien), de Sept Ans de réflexion (Molière du comédien 2020), de J’ai envie de toi, et d’Une idée géniale de Sébastien Castro (Molière de la meilleure comédie 2023). Ses spectacles cumulent des centaines de milliers de spectateurs.

Avec Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras, il constitue un trio gagnant qui a déjà prouvé son efficacité sur Silence, on tourne ! et sur Berlin Berlin (Molière de la meilleure comédie 2022, plus de 350 000 spectateurs). Mon jour de chance est leur troisième collaboration, confirmant une alchimie artistique dont le public et la presse se font l’écho à chaque nouvelle création.

GUILLAUME DE TONQUEDEC

Né le 18 octobre 1966 à Paris, issu d’une famille de la noblesse bretonne, Guillaume de Tonquédec découvre le théâtre grâce à une professeure de français au collège. Après un baccalauréat en économie et un double cursus universitaire mené en parallèle, il entre au cours Florent puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, où il a pour professeurs Michel Bouquet, Jean-Pierre Vincent et Daniel Mesguich.

Il débute au théâtre en 1989 dans Le Baladin du monde occidental et enchaîne une quarantaine de pièces au fil des années, abordant aussi bien le répertoire classique (Molière, Shakespeare, Ibsen) que la comédie contemporaine. Il travaille notamment sous la direction de Jacques Nichet, Jérôme Savary et Jacques Weber, puis se distingue dans Le Prénom (2010) — dont l’adaptation cinématographique lui vaut le César du meilleur acteur dans un second rôle en 2013 — et dans La Garçonnière de Billy Wilder avec José Paul (Prix Beaumarchais 2017, Molière du comédien).

Le grand public le connaît à travers la série Fais pas ci, fais pas ça (2007-2017), dans laquelle il incarne pendant dix ans le père de famille Renaud Lepic. Au cinéma, il tourne avec Agnès Jaoui, Woody Allen (Coup de chance, 2023) et de nombreux réalisateurs populaires. Nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2015, il remporte le Molière du comédien en 2020 pour Sept Ans de réflexion, puis à nouveau en 2025 pour Mon jour de chance.

LOÏC LEGENDRE

Né le 1er mars 1978, Loïc Legendre se forme à l’école Florent puis au Conservatoire du 10ème arrondissement de Paris. Il fait ses débuts sur les planches à la fin des années 1990, à travers des œuvres du répertoire classique — Molière, Shakespeare, Gogol — avant de se tourner vers la comédie de boulevard.

Au théâtre, son parcours le conduit des salles parisiennes de la rive gauche jusqu’aux grandes scènes du boulevard. Il co-écrit et joue dans Reste-t-il des gens civilisés à Paris ? avant d’enchaîner des rôles dans de nombreuses pièces, dont Le Malade imaginaire avec Daniel Auteuil (2019) et Donnant-donnant. C’est sa participation à Berlin Berlin de Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras (mis en scène par José Paul, Molière de la meilleure comédie 2022) qui marque son installation durable sur les scènes du Théâtre Fontaine. Il poursuit l’aventure dans Mon jour de chance.

Au cinéma, il est surtout connu pour avoir incarné le truculent curé de Chinon dans toute la trilogie Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (2014-2021) de Philippe de Chauveron. Il est également présent dans la saga Ducobu et au sein de plusieurs séries télévisées.

LAURENCE PORTEIL

Comédienne française polyvalente, Laurence Porteil partage sa carrière entre le théâtre, le cinéma, la télévision et le doublage. Formée dans les disciplines du jeu et de la communication, elle commence par exercer dans l’audiovisuel avant de faire le choix du plateau : son premier contrat de théâtre professionnel, décroché après une audition sur Internet, l’amène au Théâtre Fontaine — là même où elle retrouve aujourd’hui la scène avec Mon jour de chance.

Sa carrière théâtrale l’a conduite à travailler dans des registres très variés — du répertoire classique (Hamlet, Marivaux, Les Liaisons dangereuses, Qui a peur de Virginia Woolf ?) à la comédie populaire et de boulevard. Elle est dirigée à plusieurs reprises par José Paul, notamment dans Une idée géniale de Sébastien Castro (Molière de la meilleure comédie 2023, au Théâtre des Variétés), et par Arthur Jugnot dans Père ou fils.

Voix très appréciée pour le doublage, elle prête également sa voix à des fictions radiophoniques sur France Inter et France Culture. Au cinéma, elle a tourné sous la direction d’Anne Fontaine dans Présidents, notamment aux côtés de Jean Dujardin.

JEAN FRANCO

Né le 27 septembre 1978 à Nice, Jean Franco est admis à 16 ans au Conservatoire d’Antibes, dont il sort en 1995 avec deux premiers prix d’interprétation. Il se perfectionne ensuite à l’Atelier Julien Bertheau à Paris. Comédien, auteur et dramaturge, il aborde au fil des années tous les registres théâtraux — classique (Molière, Shakespeare, Marivaux, Feydeau, Tchekhov), boulevard, intimiste et contemporain — sous la direction de metteurs en scène comme Jean-Luc Moreau, Thomas Le Douarec, Clémentine Célarié, Arthur Jugnot ou Thierry Surace.

Il connaît son premier succès d’auteur en 2006 avec Elle nous enterrera tous, en compagnie de Marthe Villalonga au Théâtre Saint-Georges, puis enchaîne de nombreuses créations en tandem avec Guillaume Mélanie : Panique au ministère (avec Amanda Lear), Jamais 2 sans 3 (avec Camille Cottin et Liane Foly), Libres ! ou presque (2018-2019, Palais des Glaces, puis tournée), et pour le meilleur et pour le pire.

Il remporte le Molière du comédien dans un second rôle en 2020 pour Plus haut que le ciel au Théâtre Fontaine, et est nommé dans la catégorie meilleur acteur pour La Délicatesse en 2023. Au cinéma, on le retrouve dans La Cage dorée de Ruben Alves (2013).

CAROLINE MAILLARD

Comédienne française aux multiples facettes, Caroline Maillard se distingue aussi bien sur les planches que derrière le micro. Au théâtre, sa carrière est étroitement liée à José Paul, qui la dirige à plusieurs reprises, notamment dans La Sainte Catherine de Stéphane Wojtowicz (2006, nomination au Molière de la révélation théâtrale féminine), Sans mentir, L’Amour est enfant de salaud ou Il est passé par ici. Elle travaille également régulièrement sous la direction d’Alain Sachs (Les Bonniches, Un fil à la patte) et de Jacques Échantillon (Le Mariage de Barillon).

Parmi ses rôles récents figurent Bankable au Théâtre Montparnasse, Vient de paraître de Bourdet, La Ronde de Schnitzler, et 2 euros 20 au Théâtre Rive-Gauche. Elle rejoint Berlin Berlin de Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras (mise en scène José Paul, Molière de la meilleure comédie 2022) dès ses débuts au Théâtre Fontaine, et retrouve l’équipe pour Mon jour de chance.

Spécialisée dans le doublage, elle prête sa voix à des séries comme Heroes, à des fictions radiophoniques pour France Inter et France Culture, et se distingue également au cinéma, notamment dans Mes stars et moi de Laetitia Colombani (2007).

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LA PROCHAINE FOIS QUE TU MORDRAS LA POUSSIÈRE

Durée : 1h30
Dès 14 ans

Adaptation théâtrale du roman de Panayotis Pascot
Adaptation et mise en scène: Paul Pascot
Avec: Roméo Mariani et Yann Pradal
Assistante à la mise en scène : Marguerite De Hillerin
Scénographie : Christian Geschvindermann
Lumières: Dominique Borrini
Création sonore: Léo Nivot
Costumes: Clément Desoutter
Regard chorégraphique : Shanti Mouget
Coproduction Pillow Lava et Bon-Quà-Çà
En accord avec le Théâtre de la Porte Saint-Martin

PRÉSENTATION

Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, le père réapparaît. Des deux, qui sera le prochain à mordre la poussière ?

Si tu colles ton doigt sur un miroir, le doigt en réflexion ne touchera jamais ton vrai doigt. Tu peux regarder de plus près, il y aura toujours un tout petit écart, un millimètre d’écart. Peut-être que c’est ça, que j’ai toujours un millimètre d’écart, que tout me frôle, passe tout près mais ne me touche jamais. Il va bientôt mourir et je tiens ce millimètre d’écart de lui.

— Panayotis Pascot

En 2023, l’humoriste Panayotis Pascot publie son premier livre aux éditions Stock. Il s’y confie sans détour sur sa dépression, la difficulté de vivre son homosexualité et les rapports qu’il entretenait avec son père. Un récit autobiographique d’une sincérité rare, qui fait l’effet d’un journal intime partagé avec le lecteur.

Son frère Paul Pascot s’empare de ces mots et les porte à la scène, en trente tableaux intimes et émouvants. L’adaptation s’émancipe de l’œuvre originale pour donner vie à une autre histoire : celle d’un fils qui s’adresse à son père, et d’un père qui, peut-être, répond.

La mise en scène originale des personnages ouvre un dernier dialogue qui fait poindre, malgré les silences et les non-dits, une relation tendre et profondément touchante.

Une énergie et une sensibilité remarquables. Paul Pascot explore en profondeur cette filiation contrariée, mélange de non-dits, de silences et d’amour inébranlable.

— Le Figaro

PANAYOTIS PASCOT

Né en 1998, Panayotis Pascot est humoriste, acteur, scénariste, réalisateur et écrivain français. Dernier d’une famille de six enfants, fils de l’écrivain Philippe Pascot, il commence à se faire remarquer dès l’adolescence, d’abord sur les réseaux sociaux puis comme chroniqueur dans Le Petit Journal sur Canal+, à tout juste 17 ans.

En 2016, il rejoint Yann Barthès dans l’émission Quotidien sur TMC, qui le révèle au grand public. Parallèlement, il développe un travail de stand-up : son premier one-man-show Presque le mène dans de nombreuses salles françaises, belges et canadiennes, avant d’être diffusé sur Netflix en novembre 2022. En janvier 2023, il donne trois représentations exceptionnelles à guichets fermés au Palais Garnier à Paris.

En août 2023, il publie son premier récit autobiographique La prochaine fois que tu mordras la poussière aux éditions Stock, dans lequel il aborde ses périodes dépressives, son homosexualité et sa relation complexe avec son père. L’ouvrage connaît un succès considérable, caracolant plusieurs semaines en tête des ventes. En 2024, Panayotis Pascot annonce son nouveau spectacle Entre les deux.

PAUL PASCOT

Frère de Panayotis Pascot, Paul Pascot est acteur, auteur, metteur en scène et directeur artistique de la Compagnie Bon-Qu’à-Ça, fondée en 2017. Formé d’abord à l’École départementale de théâtre de l’Essonne puis à l’École Régionale d’Acteurs de Cannes (ERAC), il développe un travail scénique exigeant, ancré dans les réalités sociales et humaines.

Comédien, il joue sous la direction de Jacques Allaire, Anne-Laure Liégeois (Festival d’Avignon, On aura tout de Christiane Taubira, Les Soldats de Lenz, Roméo et Juliette), et dans des spectacles de danse. Titulaire d’un diplôme d’État de professeur de théâtre depuis 2018, il enseigne également au lycée Rosa Parks de Montgeron de 2019 à 2023.

En tant que metteur en scène, il signe des créations engagées : L’Amérique de Serge Kribus (2018-2021), le feuilleton Fleuve, et des projets participatifs en lien avec des communautés fragilisées — notamment à Aix-en-Provence, à Marseille et jusqu’au camp de Chatila à Beyrouth. Il travaille également comme administrateur de tournée et co-créateur des lumières du spectacle Presque de Panayotis Pascot.

En 2024, il adapte et met en scène La prochaine fois que tu mordras la poussière au Théâtre du Petit Saint-Martin, dans un spectacle qui connaît un succès immédiat et joue à guichets fermés avant de partir en tournée nationale.

ROMEO MARIANI

Né en 1997 à Strasbourg, Roméo Mariani se forme au théâtre au Conservatoire de Colmar avant d’intégrer l’École Régionale d’Acteurs de Cannes et de Marseille (ERACM) en 2017, dont il sort diplômé en 2020. Au cours de sa formation, il a l’opportunité de travailler avec des metteurs en scène tels que François Cervantès, Gérard Watkins, Catherine Germain et Olivier Py.

Dès sa sortie d’école, il collabore avec Tommy Milliot dans La Brèche, Baptiste Amann dans Amours Premiers, Olivier Py dans Hamlet à l’impératif au Festival d’Avignon, et Maëlle Poésy dans Gloire sur la Terre. Sur les écrans, il apparaît dans la série Transatlantic pour Netflix, ainsi que dans plusieurs productions France Télévisions : Bellefond aux côtés de Stéphane Bern et Bruno Solo, Tom et Lola, ou encore Ils étaient dix sur M6.

En 2025, il rejoint la tournée de La prochaine fois que tu mordras la poussière, dans laquelle il incarne le fils face au père incarné par Yann Pradal. Un rôle intimiste qui confirme son ancrage dans une génération de comédiens attachés à la précision du jeu et à la profondeur des œuvres contemporaines.

YANN PRADAL

Né à Saint-Germain-en-Laye, Yann Pradal est le fils du comédien Bruno Pradal. Bercé dès l’enfance par le monde du spectacle, il entre dans le métier à 16 ans, au moment du départ accidentel de son père. Il se forme dans plusieurs écoles parisiennes — Cours Jean-Michel Dupuis, Studio 34, cours Viriot — avant de mener une longue carrière partagée entre le théâtre, le cinéma et la télévision.

Au théâtre, il joue dans des œuvres du répertoire classique comme Le Mariage de Figaro, Les Femmes savantes, Les Précieuses ridicules (mis en scène par Richard Taxi), mais aussi dans des pièces contemporaines : La Souricière avec Cécile Bois, Collision ou Café Noir. Il est également l’auteur et l’interprète du seul en scène Turbulences, créé au Théâtre de la Pépinière à Paris.

Au cinéma, il a collaboré avec des réalisateurs aussi différents que Yves Robert (Montparnasse-Pondichéry), Jacques Audiard (Un héros très discret), Bertrand Blier (Combien tu m’aimes) ou Dany Boon (La Maison du bonheur). À la télévision, on le retrouve notamment dans Plus Belle la Vie, Braquo, Candice Renoir, ou encore dans la minisérie Un si grand Soleil.

Dans La prochaine fois que tu mordras la poussière, il prête son visage et sa voix au père — un rôle profondément humain dans lequel sa maturité d’acteur trouve une expression juste et bouleversante.

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Le Forum s’associe au SDIS du Var

PARTENARIAT

Dans le cadre de sa mission de service public et de son engagement envers la sécurité, le Théâtre Le Forum de Fréjus a conclu une convention de partenariat avec le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Var (SDIS 83).

Un partenariat au service de la formation des sapeurs-pompiers
Cette convention de site permet aux agents du corps départemental de sapeurs-pompiers du Var d’utiliser les locaux du Forum comme terrain d’exercices, d’entraînements et de formation. En mettant ses installations à disposition, le Forum contribue activement au maintien et au développement des compétences opérationnelles des sapeurs-pompiers varois.

Un engagement concret pour la sécurité publique
La mise à disposition du site est consentie à titre gracieux, témoignant ainsi de la volonté du Forum Estérel Côte d’Azur de s’inscrire pleinement dans une démarche de responsabilité citoyenne et de solidarité avec les services de secours du territoire. Chaque intervention est organisée en concertation étroite avec la direction du Forum, garantissant la bonne coordination entre les équipes du SDIS 83 et le fonctionnement habituel de l’établissement.

Le Forum, acteur de la vie locale
À travers ce partenariat, le Forum réaffirme son rôle d’acteur engagé de la vie locale, au-delà de ses missions culturelles. Cet accord illustre la capacité des équipements publics à contribuer, à leur échelle, à la préparation des services d’urgence.


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L’ILIADE

Durée : 1h25
Dès 10 ans

Adaptation: Thai-Son Richardier
Mise en scène et scénographie : Thai-Son Richardier et Lysiane Clément
Avec: Amandine Barbier, Loïc Bonnet, Lysiane Clément, Jérémy Jeannès, Laurent Secco
Musique et interprétation live : Laurent Secco
Création lumière : Arthur Puech
Régie: Camélia Puyo
Création sonore : Thai-Son Richardier
Costumes: Lysiane Clément

L’ILIADE

Qu’est-ce qui nous retient au monde quand l’horizon se dérobe ? Qu’est-ce qui nous pousse à agir quand le destin semble déjà écrit ?

Les héros de l’Iliade se débattent avec ces questions depuis trois mille ans. Achille, Hector, Priam — chacun avance sous le poids de sa moïra, cette part d’existence assignée à chaque homme : sa portion de gloire, de souffrance, de jours comptés. Ils ne maîtrisent pas l’issue. Ils choisissent pourtant. Ils désirent, s’emportent, doutent, pleurent leurs morts. Ils sont, en cela, nos contemporains.

Homère compose un monde sans morale au sens strict, mais non sans éthique. Ce qui traverse le poème, c’est une exigence d’équilibre : entre la passion et la raison, entre l’élan individuel et la limite imposée par la condition humaine. Le héros homérique n’est pas celui qui triomphe de ses désirs, c’est celui qui apprend, non sans violence, à les tenir.

Ce que la scène cherche ici, ce n’est pas à célébrer la guerre ni à adoucir la brutalité du poème. C’est à montrer ce qu’Homère fait de la matière la plus dure de l’existence : il en tire une beauté. Non pour dire que la vie est belle, mais pour dire qu’on peut faire quelque chose de grand de ce qu’elle a de plus rude.

THAI-SON RICHARDIER

D’abord titulaire d’un DESS en management, Thai-Son Richardier change d’horizon et se forme aux arts de la scène en 2007, participant à de nombreux stages sous la direction d’Alberto Nason, Heinzi Lorenzen ou encore François Cervantès. En 2009, il fonde la Compagnie Thespis à Lyon, dont il assure depuis lors la direction artistique. Il y met en scène La Locandiera de Goldoni, La Nuit des Rois et Comme il vous plaira de Shakespeare, L’Odyssée d’Ulysse d’après Homère, ainsi que Life on Mars ?, une création collective dirigée. Pour L’Iliade, il signe à la fois le texte de l’adaptation, la mise en scène, la scénographie et l’intégralité de la création sonore.

LYSIANE CLÉMENT

Formée à l’école pluridisciplinaire TDMI à Lyon en alternance avec un Master Arts du spectacle théâtre, Lysiane Clément travaille pour plusieurs compagnies avant de co-diriger la Compagnie Thespis : Le Lien Théâtre, le Théâtre des Asphodèles — où elle joue notamment dans Dom Juan —, et Les Désaxés, dirigée par Lionel Armand. Au sein de Thespis, elle est à la fois comédienne, co-metteuse en scène et créatrice des costumes. Elle a mis en scène plus particulièrement la pièce de théâtre immersive Shakespeare’s ghosts et la pièce déambulatoire L’Énéide. Pour L’Iliade, elle co-signe la mise en scène et la scénographie avec Thai-Son Richardier, et réalise l’ensemble des costumes.

LOÏC BONNET

Formé en 2007 au conservatoire d’art dramatique L’Iris à Lyon, Loïc Bonnet développe son parcours de comédien au sein de plusieurs compagnies : la Cie Soleluna pour des pièces mises en scène par Pierre Bianco, la Cie Le Petit Théâtre dirigée par Thierry Vincent, et la Cie Parole en Acte de Gautier Marchado. Il intègre la Compagnie Thespis en 2013 pour Comme il vous plaira et y reprend ensuite un rôle dans L’Odyssée d’Ulysse, renouant ainsi avec le répertoire homérique que la compagnie affectionne particulièrement.

LAURENT SECCO

Comédien, chanteur et musicien aux multiples formations, Laurent Secco est diplômé de l’ENM de Villeurbanne en musiques actuelles et titulaire d’un DEM de chant. Il a également suivi une formation théâtrale à l’IREP Scènes et au Théâtre de l’IRIS de Villeurbanne. Créateur et interprète de plusieurs spectacles musicaux — dont En Avian la zizique et Carte Blanche avec la Cie les Bisons Ravis —, il apporte à L’Iliade une dimension musicale live unique, assurant en temps réel la bande-son qui habille et amplifie les émotions de l’épopée.

JÉRÉMY JEANNÈS

Comédien, musicien et circassien, Jérémy Jeannès a fait ses premières armes dans la rue, terrain d’apprentissage exigeant qui forge sa présence et sa réactivité sur scène. Passionné par le spectacle vivant dans toutes ses formes, il découvre le théâtre d’improvisation au sein du CLAP en 2012. Aujourd’hui, il continue de travailler la composition instantanée en tant que co-directeur artistique de la compagnie le 13ème Cri, où il explore les frontières entre jeu, musique et performance.

AMANDINE BARBIER

Formée à l’école Arts en Scène, Amandine Barbier mène une carrière qui embrasse aussi bien le théâtre jeune public que les répertoires classique et contemporain. Elle travaille pour la Comédie du Fol Espoir et pour Broutille & Cie. Côté Thespis, elle a joué dans Comme il vous plaira avant de rejoindre la distribution de L’Iliade. Elle prête également sa voix aux studios Anatole et Korewen pour des séries d’animation, dont la série Monks.

ARTHUR PUECH

Formé au GRIM EDIF en 2009, Arthur Puech forge son regard auprès des grandes structures culturelles lyonnaises : Le Toboggan, Les Subsistances, les Célestins, La Maison de la Danse, Pôle en Scènes ou encore Les Nuits de Fourvière. Ces collaborations lui permettent de s’imprégner des univers du cirque, du théâtre, du concert et de la danse, et de s’ouvrir à différentes méthodes de travail. Depuis 2012, il crée et collabore avec de nombreuses compagnies — dont la Cie Propos de Denis Plassard, Soul City, la Cie Caktus, le collectif Parages et l’ensemble Odyssée — et participe régulièrement à des tournées nationales et internationales.

CAMÉLIA PUYO

Formée à l’université Lyon 2 en Arts du spectacle, Camélia Puyo complète son parcours au GRIM EDIF en 2023, où elle se spécialise en création lumière. Elle débute ses premières régies professionnelles au festival off d’Avignon 2023 pour la Compagnie Thespis, plongeant d’emblée dans l’univers de L’Iliade. Son regard technique et sa capacité d’adaptation font d’elle un pilier discret mais essentiel du bon déroulement de chaque représentation.

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RECLAIM

Théâtre d’Un Jour (Belgique)

Durée : 1h
Dès 10 ans

Chanteuse Lyrique : Blandine Coulon
Violoncellistes: Eugénie Defraigne et Suzanne Vermeyen en alternance avec Ambre Tamagna
Artistes de cirque : Chloé Chevallier, César Mispelon, Lisandro Gallo, Paul Krügener, Joaquin Diego Bravo en alternance avec Lucas Elias
Scénographie et Costumes: Oria Puppо
Marionnette : Polina Borissova
Masques: Isis Hauben
Travail du fer: Jean-Marc Simon
Travail chorégraphique : Dominique Duszynski
Assistante à la mise en scène: Lola Chuniaud
Création lumière : Frédéric Vannes
Régie générale & régie lumière: Adrien De Reusme
Administration: Auriane Richard

PATRICK MASSET

Patrick Masset a fondé le Théâtre d’Un Jour en 1994. Comédien, metteur en scène ayant obtenu une licence en philosophie, Patrick Masset est issu du théâtre et est passionné par le main à main ; il défend un théâtre physique et transdisciplinaire ancré sur le réel. En 2008, il crée l’Enfant qui …, un spectacle autour de l’ oeuvre du sculpteur Jephan de Villiers et de ses créations, qui sera donné plus de 300 fois. Avec Strach – a fear song, il se laisse guider par deux envies : rassembler le cirque et l’ opéra, via le concept original des  » portés de voix  » et retrouver un cirque des origines, sauvage et étrange. Son dernier projet, Reclaim, est un rituel imaginaire où l’écriture et la dramaturgie amènent le travail des corps et de la voix vers une proposition fondamentalement artistique et non pas uniquement une démonstration technique – questionnement la place de la femme dans nos sociétés patriarcales.

RECLAIM

Le spectacle trouve son origine dans un travail de recherche amorcé aux Halles de Schaerbeek en mars 2023. Une première lecture y est proposée comme un point de départ, volontairement ouvert, destiné à évoluer au fil du travail de plateau et des représentations. Cette démarche a permis à l’équipe artistique de construire une forme vivante, en constante transformation, nourrie par l’expérience collective.

Reclaim s’inscrit à la croisée du théâtre, de la danse, de la musique et de la performance. Le spectacle convoque des dynamiques profondément humaines, en explorant les rapports de force, les tensions et les équilibres qui traversent les individus comme les groupes.

Plutôt que de suivre une narration linéaire, la pièce se déploie en une succession de séquences, comme autant d’états ou de passages. Les interprètes y engagent pleinement leur corps et leur présence, dans un travail où le mouvement, le rythme et l’énergie occupent une place centrale.

La musique et la voix structurent l’espace et participent à la construction d’un langage commun, tandis que certaines figures viennent traverser le spectacle, faisant évoluer les relations entre les interprètes.

Au fil de la pièce, différentes formes d’interaction se dessinent, oscillant entre confrontation, tension et recherche d’équilibre. Des moments plus collectifs alternent avec des situations plus resserrées, révélant d’autres qualités de relation.

Le langage, enfin, fait progressivement son apparition, ouvrant de nouvelles perspectives sans jamais imposer une lecture unique.

À travers cette expérience sensorielle, Reclaim propose au spectateur un espace de projection et d’interprétation, où chacun est libre de tracer son propre chemin.

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