LA PROMESSE DE L’AUBE
Livret de salle
Mardi 13 et mercredi 14 octobre 2026, 20h30
LA PROMESSE DE L’AUBE
Tigran Mekhitarian, d’après Romain Gary

Durée 1h25Dès 13 ansPalais des congrès, Saint-Raphaël
Une mère convaincue que son fils deviendra un grand homme, un fils décidé à lui donner raison. Tigran Mekhitarian porte à la scène le récit le plus intime de Romain Gary, avec humour, tendresse et une musique jouée en direct.
Le spectacle
« Si La Promesse de l’aube est le parcours extraordinaire d’une mère qui a sacrifié sa vie pour que son fils perdu au fin fond de la Pologne devienne l’un des plus grands écrivains français, la promesse de Tigran Mekhitarian, c’est de raconter cette folle aventure sur scène à trois comédiens avec toute son intensité et sa passion. »
Le Contrescarpe
Après plusieurs relectures remarquées de Molière, Tigran Mekhitarian s’empare du chef-d’œuvre autobiographique de Romain Gary. Il donne corps au lien indéfectible entre le jeune écrivain et sa mère, Nina, une femme habitée par une foi absolue en la destinée héroïque de son fils. Elle le voit ambassadeur, grand écrivain, héros de la France. Il passera sa vie à tenir cette promesse.
Sur scène, ils sont trois. Tigran Mekhitarian joue Romain Gary, de ses huit ans à l’âge d’homme. Narrateur et confident du public, il s’adresse directement à la salle et revit sous nos yeux les scènes de sa vie. Delphine Husté incarne la mère, débordante d’amour, d’idées et d’un humour bien involontaire. Léonard Stefanica, comédien et violoniste, prête ses traits à tous les autres personnages, du policier à la cliente de la maison de couture, et signe la musique jouée en direct.

La mise en scène fait le choix de l’épure. Quelques meubles de bois, des valises, et des costumes qui disent les âges du héros, un pull d’enfant, un gilet de bon élève, une tenue d’aviateur. Le violon accompagne le récit et marque les sauts dans le temps, puisant tantôt dans le répertoire classique, tantôt dans des mélodies venues de l’Est. Le texte de Gary est respecté, porté par un rythme et une musicalité qui doivent beaucoup au goût de Tigran Mekhitarian pour le rap. Pour figurer la guerre, il danse le krump, une danse urbaine née aux États-Unis au début des années 2000.
De la Pologne des années vingt à Nice, des leçons de violon aux escadrilles de la France libre, le spectacle retrace la force d’un amour maternel démesuré qui façonne toute une existence, et passe du rire à l’émotion avec un naturel qui a conquis le public. Créé le 2 octobre 2025 au Contrescarpe, à Paris, dans le cadre d’une carte blanche offerte par le théâtre à Tigran Mekhitarian, il est de nouveau à l’affiche du Contrescarpe jusqu’au 3 janvier 2027, en parallèle de sa tournée.
Distribution
D’après le roman de Romain Gary
Adaptation et mise en scène Tigran Mekhitarian
Avec Tigran Mekhitarian (Romain Gary)
Delphine Husté (la mère)
Léonard Stefanica (multi-rôles)
Assistante à la mise en scène Lucie Baumann
Musique Léonard Stefanica
Production La Française de Théâtre et Le Contrescarpe
Création 2 octobre 2025, Le Contrescarpe, Paris
La presse en parle
« Le trio d’interprètes, juste et captivant, nous entraîne dans le passé de Romain Gary. »
Cult.news, Lou Valette
« Delphine Husté incarne avec une parfaite justesse cette femme débordante de sentiments. »
La Terrasse, Siloé Lemaître
« C’est tout simplement brillant. »
L’Affiche
« Tigran Mekhitarian s’impose comme l’une des voix les plus singulières du théâtre contemporain. »
Aleteia

Romain Gary
Romain Gary naît Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilnius, alors ville de l’Empire russe. Élevé par sa mère, Mina, que le livre appellera Nina, il grandit entre Wilno et Varsovie avant de débarquer avec elle à Menton en 1928, à quatorze ans. Tous deux s’installent à Nice, où sa mère finit par diriger une petite pension de famille, la pension Mermonts, boulevard François-Grosso. Au lycée Masséna, le jeune homme remporte ses premiers prix de français, puis il étudie le droit à Aix-en-Provence et à Paris, et commence à écrire.
Naturalisé français, il est incorporé dans l’armée de l’air en 1938. Après l’appel du 18 juin 1940, il rejoint la France libre et sert en Afrique, au Moyen-Orient puis en Angleterre, comme officier observateur au sein du groupe de bombardement Lorraine. Il est fait compagnon de la Libération. La paix revenue, il mène une carrière de diplomate, jusqu’au poste de consul général de France à Los Angeles, tout en publiant ses romans, d’Éducation européenne (prix des Critiques 1945) aux Racines du ciel (prix Goncourt 1956).
Publié chez Gallimard en 1960, La Promesse de l’aube raconte cette jeunesse et, plus encore, l’amour sans limite d’une mère qui a décidé que son fils serait un grand homme. Gary y mêle le vrai et l’inventé, l’humour et le chagrin, au point que les spécialistes parlent volontiers d’autobiographie romancée. Vendu à plus d’un million d’exemplaires et étudié dans les classes, le livre a été porté à l’écran par Jules Dassin en 1970, avec Melina Mercouri, puis par Éric Barbier en 2017, avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney.
En 1975, sous le pseudonyme d’Émile Ajar, Romain Gary obtient un second prix Goncourt pour La Vie devant soi. Il reste à ce jour le seul écrivain récompensé deux fois par ce prix. Il meurt à Paris le 2 décembre 1980. Selon son vœu, ses cendres ont été dispersées en Méditerranée, au large de Menton.


Les interprètes

Tigran Mekhitarian
Romain Gary, adaptation et mise en scène
Né en Arménie, Tigran Mekhitarian arrive enfant en France avec sa mère et son frère, et grandit sur la Côte d’Azur. À douze ans, au conservatoire municipal de Menton, il découvre Molière auprès de Lucien Rosso, une rencontre qui le marque durablement. Il se forme ensuite au Cours Florent et auprès de Stanislas Nordey.
Comédien, il joue aussi bien les classiques que les auteurs contemporains et apparaît à l’écran dans Kaamelott d’Alexandre Astier, Antigang ou la série MOAH. En 2024, il incarne Missak Manouchian dans Monsieur Aznavour. Metteur en scène, il fonde L’Illustre Théâtre, en hommage à la première troupe de Molière, et signe des relectures très remarquées des Fourberies de Scapin, de L’Avare, de Dom Juan et du Malade imaginaire, où la langue du XVIIe siècle rencontre le rap et la danse. Au printemps 2026, il joue Alceste dans sa mise en scène du Misanthrope au Théâtre Antoine.
Avec La Promesse de l’aube, il retrouve une histoire qui fait écho à la sienne. Comme Gary, il a connu l’exil, une mère seule qui a tout misé sur l’avenir de ses enfants, et une arrivée au bord de la Méditerranée qui ouvre une vie nouvelle.

Delphine Husté
La mère
Diplômée docteure vétérinaire à Toulouse, Delphine Husté pratique le théâtre en amateur pendant plusieurs années avant de changer de vie en 2016 pour devenir comédienne professionnelle à Paris. Elle se forme au jeu face à la caméra, à la technique vocale et au jeu masqué.
Sur scène comme à l’écran, elle cultive la diversité des genres, de Feydeau à Marivaux, des fables de Florian au café-théâtre et au théâtre immersif, sans oublier le travail de voix et les tournages. On a pu la voir récemment dans Sherlock Holmes vs Conan Doyle à La Scène Parisienne, et à la télévision dans Scènes de ménages. Dans La Promesse de l’aube, elle prête à la mère de Gary son accent, sa fougue et sa drôlerie, un rôle qui lui vaut les éloges de la critique.

Léonard Stefanica
Multi-rôles et musique
Comédien et musicien, Léonard Stefanica est diplômé d’un master d’interprétation de la Haute École de Musique de Genève. Il commence le théâtre au Cours Myriade, à Lyon, puis travaille auprès de pédagogues, metteurs en scène et comédiens comme Yves Marc, Alexandre Pavlata, Pierre Marzin, Catherine Retoré, Sébastien Bonnabel, Jean Petrement, Nadège Prugnard, Geoffroy Rondeau, Marie-Christine Barrault, François Marthouret ou Xavier Lemaire.
Depuis 2011, il a joué dans plus d’une vingtaine de spectacles. Il porte notamment seul en scène La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Jean Petrement avec la compagnie Bacchus, dont il compose aussi la musique. Créé au festival Off d’Avignon en 2022, le spectacle a été salué par la presse. Dans La Promesse de l’aube, il passe d’un personnage à l’autre, violon en main, et signe la musique du spectacle.
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