LIVRET DE SALLE | BIAIS ALLER-RETOUR
Entre science et fiction, Steven Matthews met à portée de jeune public un sujet complexe : les « biais cognitifs ». Pour rire et penser
Durée : 1h10
Dès 8 ans
Dramaturgie et collaboration à l’écriture : Jérôme Sire et Mathilde Soutter
Avec: Maud Faucherre, Lorin Kopp, Mathieu Fernandez-Villacanas, Verena Lopes, Jérôme Sire, Mathilde Soutter, Mirko Verdesca
Scénographie : Gaspard Boesch
Assistant scénographie : Andrzej Zeydler
Lumière: Rémi Furrer
Son : Benjamin Tixhon
Régie plateau : Théo Serez
Costumes : Clarissa Zoellner
STEVEN MATTHEWS
Après avoir travaillé en crèches pendant plusieurs années, Steven Matthews se lance en 2011 dans des études de théâtre à l’École Serge Martin, d’où il sort diplômé trois ans plus tard. Il joue dans de nombreux spectacles et collabore notamment avec la Compagnie Confiture, le Théâtre Spirale, la Compagnie Lesarts et la Compagnie Zikids.
En 2016, il fonde la Compagnie Don’t Stop Me Now et reçoit une bourse de la Ville de Genève pour le spectacle La princesse EST le chevalier, créé en 2018 au Théâtre La Parfumerie, repris avec succès en 2019. La même année, il crée au Théâtre des Marionnettes de Genève un second spectacle pour enfants, Tu comprendras quand tu seras grand, salué par le public et la presse. Au cinéma, Steven Matthews incarne Fritz Joss dans Un juif pour l’exemple de Jacob Berger, et joue également dans La preuve scientifique de l’existence de Dieu de Fred Baillif.
MATHILDE SOUTTER
Mathilde Soutter est musicienne et comédienne, diplômée de l’École Serge Martin en 2016. Elle a joué dans de nombreuses pièces et collabore avec plusieurs compagnies, notamment Les Arpenteurs et le Théâtre Spirale.
Elle a travaillé étroitement avec Steven Matthews pour la mise en scène de Conte un Jean et a coécrit le spectacle Tu comprendras quand tu seras grand au Théâtre des Marionnettes de Genève, dans lequel elle jouait également.
JÉRÔME SIRE
Après une suite de petits boulots, la rencontre avec l’improvisation théâtrale ouvre à Jérôme Sire un nouveau champ de perspective : le plaisir de la scène et le partage d’imaginaires. Il découvre dans le théâtre la construction collective d’histoires éphémères mais profondément réjouissantes.
Depuis, il poursuit ce chemin entre formation professionnelle, rencontres artistiques et spectacles, avec le désir constant de faire dialoguer les visions du monde par le jeu et l’écriture.
LORIN KOPP
Diplômé de l’École Serge Martin en 2014, Lorin Kopp joue dans Clowneries, reprise d’un spectacle de clown mis en scène par Jean-Claude Blanc. Très vite, il participe à la création de Cyranino, spectacle jeune public porté par Laurie Comtesse et Coralie Garcia.
Par la suite, il travaille sous la direction de Muriel Matile dans La Paix perpétuelle et développe un intérêt marqué pour les marionnettes, notamment dans Le Roi tout nu au Théâtre des Marionnettes de Genève. Il joue également dans Sirènes, création de la compagnie Balor.
MIRKO VERDESCA
Mirko Verdesca achève sa formation à l’École Serge Martin en 2014. Il joue dans plusieurs spectacles de la Compagnie Confiture, notamment Les 39 marches, Feydeau à Moto et La Starteupe.
Il se produit également dans Lysistrata avec le Collectif Puck, Un thé à Tanger de Tahar Ben Jelloun et La Parfumerie de Miklos Laszlo. Pianiste, il a suivi des cours au Conservatoire de musique de Genève et à l’EJMA.
MAUD FAUCHERRE
Maud Faucherre est formée à l’École Serge Martin. Elle a également suivi des formations en danse, chant, marionnettes et clown, notamment avec Noemi Lapzeson, Frédéric Gindraux et Neville Tranter.
Ces dernières années, elle a joué dans Juste après ou juste avant de la Compagnie 100 % Acrylique et dans Maybe – une vie de Sarah Marcuse.
MATHIEU FERNANDEZ
Mathieu Fernandez est diplômé de l’École Serge Martin. Il a suivi divers stages de masques, de clown et de pantomime.
Au théâtre, il a joué notamment dans L’invisible chemin, Celle qui n’est pas maudite (qu’il a coécrite avec Jérémie Nicolet) et Les Chronoclowns, présentés dans plusieurs lieux en Suisse romande.
VERENA LOPES
Verena Lopes est formée à l’École Serge Martin et a complété son parcours par de nombreux stages de jeu, notamment avec Benjamin Knobil, Brigitte Jaques-Wajeman, Mario Konstantin Bucciarelli et Marthe Keller.
Elle a récemment joué dans Heteroclite buffer-memory, If… une odyssée verte et Girls & Boys, dans une mise en scène de Bastien Blanchard.
GASPARD BOESCH
Elle livre la complexité à tiroirs de ce qui nous tisse. Les fragments se suivent, sans queue ni tête: un triangle ménagé dans le rideau accouche d’un homme nu, un pan latéral dévoile un Sisyphe qui répète le geste de tirer sur une corde au bout de laquelle rien jamais n’apparaît, il y a des courses sans fin, des dormeurs arrêtés en plein songe, des couples en postures intrigantes, un homme coupé en deux par un rideau, des groupes assis de dos… Freud, les mythes, l’absurde… Les images passent, performances rythmées sur les palpitations du cœur, suspendues comme hors sol dans un électro planant ou prises dans un swing tropical et communicatif…
Fidèle à sa manière, Shechter n’utilise aucun accessoire. Sa danse est un théâtre collectif où les corps seuls portent la charge de visions dont l’exécution fascine au moins autant, sinon plus, que la singularité. Il fait feu de leurs arcanes pour construire une heure trente de danse pure, dans un crescendo et avec un art de la répétition qui font sa signature. L’inquiétante étrangeté de certaines images succède à la jubilation de danser ensemble, pris par cette transe même qu’on partage sur les dancefloors. Elle emporte si bien les spectateurs qu’ils sortent de leurs fauteuils pour danser sur scène et mieux y retourner ensuite, lorsque l’espace de la scène se rétrécit pour enfermer une poignée de danseurs inquiets entre des murs de lumière rouge.
Le Theatre of Dreams fonctionne à plein. La scénographie permet à Schechter de faire danser l’espace, en plus des corps et des lumières. La musique mène le bal tout en accélérations, en séductions et en suspens. La danse éblouit, marquée par cette gestuelle hyperaffûtée, à l’énergie communicative et à la beauté irrésistible qui est celle de Shechter. Les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent vivre la danse dans leur tête plutôt que dans leurs corps s’agaceront de cette répétition de choses effleurées. Elles ne font sens que si on se laisse chavirer par leur rythme. Car le meilleur chemin possible pour monter dans le chaos organisé de ce Theatre of Dreams est de s’y laisser aller sans résister.