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| JEAN-PAUL GASPARIAN

Récital

Durée : 1h05
Tout public

Jean-Paul Gasparian, étoile montante du piano français, nous invite à un voyage musical d’une rare intensité.


Programme :
Claude Debussy — Estampes
César Franck — Prélude, Choral et Fugue
Robert Schumann — Études symphoniques

JEAN-PAUL GASPARIAN

Jean-Paul a fait paraître en septembre 2024 son sixième album, le deuxième pour le label naïve. Entièrement consacré à la musique arménienne, Origins s’est vu décerner un Diapason d’or et recueille les éloges de la presse internationale (« A Musician of Enormous Imagination » – Gramophone). En 2023, son disque Debussy a été sélectionné parmi les douze meilleurs enregistrements classiques de l’année par le magazine Crescendo. Ses précédents albums, consacrés à Rachmaninoff et Chopin, avaient déjà été accueillis avec enthousiasme (« Un Nouveau Coup de Maître » – Le Figaro, « A Highly Accomplished Chopinist » – BBC Music Magazine).

En février 2020, Jean-Paul a remporté le Prix Thierry-Scherz aux Sommets Musicaux de Gstaad, ce qui lui a offert l’enregistrement d’un disque avec l’Orchestre symphonique de Berne pour le label Claves, incluant le Concerto pour piano n.2 de Rachmaninoff et la Ballade Héroïque d’Arno Babadjanian.

Jean-Paul est nommé aux Victoires de la musique classique 2021 dans la catégorie Révélation soliste instrumental.

En mai 2022, Jean-Paul a fait ses débuts à la Philharmonie de Paris, en soliste avec l’Orchestre National d’Ile-de-France. En mai 2023, il a assuré la création française du concerto pour piano de Howard Shore, Ruin and Memory, à la Maison de la Radio, en compagnie du Philharmonique de Radio France.

Jean-Paul est le vainqueur du prestigieux Concours Européen de Brême (Allemagne) en 2014, mais également lauréat des concours Internationaux José Iturbi (Espagne) en 2015, GPIPL de Lyon (France) et Hastings (Angleterre) en 2013. Il remporte le prix de la Fondation Cziffra en 2014 et devient Lauréat de la Fondation l’Or du Rhin en octobre 2016.

Le 1er Prix de Philosophie au Concours Général des Lycéens de France lui est attribué en 2013.

Parmi les orchestres qui l’ont accompagné en soliste, citons : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National d’Ile-de-France, Nürnberger Symphoniker, Bremer Philharmoniker, Berner Symphonieorchester, Robert-Schumann-Philharmonie, Nordwestdeutsche Philharmonie, Musikkollegium Winterthur, Deutsche Philharmonie Merck, Armenian State Symphony Orchestra, Orquesta Sinfónica de la Región de Murcia, Montenegrin Symphony Orchestra, RTS Symphony Orchestra, Orchestre de l’Opéra de Rouen, Orchestre Colonne, Orchestre de Chambre de Toulouse, Orchestre National d’Avignon…

En janvier 2018 il a remplacé au pied levé le célèbre pianiste Christian Zacharias dans le 24ème Concerto de Mozart sous la direction du grand chef autrichien Leopold Hager à la Stadthalle de Chemnitz.

Jean-Paul s’est produit en récital ou avec orchestre à la Philharmonie de Paris, Salle Gaveau, Fondation Louis Vuitton, Auditorium de la Maison de la Radio, Tonhalle de Zürich, Laeiszhalle de Hambourg, Gewandhaus de Leipzig, Meistersingerhalle de Nüremberg, Die Glocke de Brême, Mozarteum de Salzbourg, Salle Flagey de Bruxelles, Kolarac de Belgrade, Aram Khachaturian Concert Hall de Yerevan, et dans des festivals tels que La Roque d’Anthéron, Festival Radio-France de Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Festival de Menton, Un Violon sur le Sable, Piano aux Jacobins, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Lisztomanias, Les Flâneries de Reims, Nohant Chopin Festival, Festival de Saint-Denis, Festival International de Colmar, Sommets Musicaux de Gstaad, Piano à Saint-Ursanne, Schleswig-Holstein Festival, Festspiele Mecklenburg-Vorpommern, Kissinger Sommer Festival, Klavier-Festival Ruhr.

Par ailleurs, le Festival Chopin de Nohant a publié un album d’archives dédié à Aldo Ciccolini, dans lequel est incluse la Sonate en sol mineur de Schumann enregistrée en live par Jean-Paul Gasparian (édition 2015). Le Magazine Classica a décerné à l’album son Choc du Mois et placé Jean-Paul parmi les 10 pianistes les plus prometteurs de la jeune génération.

Né en 1995 à Paris de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient brillamment son Master en 2015. Ses professeurs sont Olivier Gardon, Jacques Rouvier, Michel Béroff, Laurent Cabasso. Après un 3ème cycle au CNSMDP avec Michel Dalberto et Claire Désert, ainsi qu’au Royal College of Music de Londres avec Vanessa Latarche (Artist Diploma), il se perfectionne auprès d’Elisso Virsaladze en Italie. Il reçoit également, depuis plusieurs années, les conseils réguliers de Tatiana Zelikman lors de masterclasses à l’étranger.

Jean-Paul est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac, alumni de la Lieven Piano Foundation, lauréat de la Fondation Banque Populaire et de l’Académie musicale de Villecroze. Il est aussi, depuis l’été 2017, un Artiste Steinway.

NOTE DE PROGRAMME

Claude Debussy (1862-1918)

Estampes

Pagodes

Soirée dans Grenade

Jardins sous la pluie

Durée : environ 15 mn

Composé en 1903, Estampes rassemble trois pièces concises mais essentielles dans l’œuvre pour piano de Debussy. Elles inaugurent ce qui fera sa marque, la sensualité, le rêve, le renouveau esthétique, et annoncent ses célèbres Préludes.

En 1889 à l’Exposition universelle, Debussy découvre la musique indonésienne. Il s’en inspire dans Pagodes.

Debussy n’est jamais allé en Espagne. Pourtant il fera l’admiration de Manuel De Falla avec Soirée dans Grenade tant l’esprit de son pays y est bien traduit. Ravel avec sa Habanera avait suivi un chemin similaire quelques années auparavant.

Debussy revient à Paris (ou en Normandie) avec Jardins sous la pluie, célèbre page qui reprend les thèmes de Nous n’irons plus au bois et de Dodo, l’enfant do

Avec Estampes, terminées en Bourgogne en même temps que La Mer, Debussy ouvre le XXe siècle par un chef d’œuvre absolu, cheval non de bataille mais de poésie des pianistes.

César Franck (1822-1890)

Prélude, choral et fugue

Durée : 18 minutes envirron

Œuvre de la fin de vie (1884), Prélude, Choral et Fugue est, comme son nom l’indique, un hommage à Jean-Sébastien Bach et ses Préludes et fugues, auquel l’organiste de Sainte-Clotilde vouait une immense vénération. Cette œuvre réussit à combiner le respect de la rigueur des formes anciennes avec l’usage des possibilités du piano moderne développées au cours du XIXe siècle. Mais c’est finalement d’orgue qu’il s’agit ici, comme l’atteste l’ampleur sonore que ce triptyque exige de l’interprète.

Cette œuvre a été abondamment utilisée par Visconti dans son film Sandra (1965) avec Claudia Cardinale.

Robert Schumann (1810-1856)

Etudes symphoniques op.13

Kaléidoscope d’humeurs, le piano de Schumann se prêtait magnifiquement à la forme de la variation, succession de pièces sur un même thème, moyen de développer un sujet technique différent à chaque variation mais surtout un climat, une atmosphère, un état d’âme. On passera sur la genèse très chaotique de cette œuvre majeure pour ne retenir qu’une réalité : c’est tout le romantisme, ses brisures et ses idéaux, que chante le piano de Schumann.