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Auteur/autrice : vincent

JEFFOU LE GNOU

JEFFOU LE GNOU

Avec Je panse donc je suis, Jean-François Perrone livre son premier one-man-show, un spectacle profondément personnel, à la fois comique et bouleversant, porté par un personnage devenu emblématique : Jeffou le gnou.

L’idée de ce spectacle est ancienne. Depuis longtemps, Éric Fraticelli souhaitait écrire pour lui un seul-en-scène inspiré des personnages qu’il incarne au cinéma et au théâtre, notamment dans Le Clan, Permis de construire ou Inestimable. Mais Jean-François Perrone refusait un projet limité à quelques représentations locales. Il attendait qu’une véritable production nationale s’engage. Cette rencontre a eu lieu avec la société « Ki m’aime me suive », déclenchant le lancement d’une tournée ambitieuse, aujourd’hui forte de dizaines de dates en France, en Belgique et bien sûr en Corse.

Le spectacle s’articule autour d’un jeu de mots devenu manifeste : Je panse donc je suis, détournement assumé de la célèbre formule de Descartes. Ici, le verbe « panser » dit la réparation, la cicatrice, le combat. Jean-François Perrone y raconte sans filtre son parcours, depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui, et notamment son rapport au corps, au regard des autres et à une obésité qui l’a conduit, il y a encore quelques années, à dépasser les 200 kilos. Femmes, sport, nourriture, vêtements, quotidien ordinaire : tout devient obstacle lorsque le corps déborde. Le spectacle raconte cette lutte, avec une autodérision féroce, mais aussi une émotion constante. L’humour n’est jamais une fuite, il est un moyen de dire vrai.

Tout dans ce spectacle est issu de son histoire personnelle, même si elle est volontairement caricaturée pour faire rire. Éric Fraticelli, qui connaît Jean-François Perrone depuis près de trente ans, était sans doute le seul capable d’écrire un texte aussi précis, aussi juste. Leur rencontre remonte au milieu des années 1990, au festival du rire de Sartène, avant de se poursuivre sur des tournages déterminants comme L’Enquête Corse, point de bascule dans la carrière de nombreux comédiens insulaires. Depuis, ils ne se sont plus quittés.

Le personnage de Jeffou le gnou est né de cette complicité. Une silhouette, une coupe de cheveux volontairement outrancière, un regard animal, un caractère brut. Fraticelli le surnommait déjà « le gnou » sur les tournages, et Jeffou est venu naturellement, diminutif affectueux de Jean-François, reflet d’un tempérament entier, sans fard. Un homme rustre mais sincère, « a l’anticu », sans concession mais profondément humain.

Les premières représentations ont eu lieu à Porto-Vecchio, ville natale de l’artiste. Un choix évident pour roder le spectacle, ajuster le rythme, réduire une première version de plus de deux heures à un format resserré d’environ une heure quinze. Face à l’engouement du public, les dates se sont multipliées, la salle agrandie, et près de 1 800 spectateurs ont assisté aux premières représentations avant le départ en tournée. Le succès s’est construit sans soutien médiatique initial, porté par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux, où les vidéos du personnage ont cumulé des millions de vues.

Habitué aux rôles de durs, notamment dans la série Mafiosa, Jean-François Perrone le reconnaît volontiers : faire peur est parfois plus simple que faire rire. Le one-man-show représente pour lui un véritable défi artistique, une mise à nu, mais aussi une nouvelle étape dans une carrière riche de plus de trente-quatre ans.

Fondateur et directeur de la compagnie I Chjachjaroni, héritier de l’enseignement de Mireille Baudon et passionné de commedia dell’arte, il est également à l’origine du festival Scen’è sonniu, construit sur un principe simple et exigeant : le spectacle payant en salle, gratuit dans la rue. Un engagement artistique et populaire qu’il poursuit en parallèle de cette aventure scénique.

Je panse donc je suis est bien plus qu’un seul-en-scène. C’est le récit d’un combat intime, transformé en matière comique, une traversée du regard des autres et de soi-même, portée par un comédien qui a choisi de rire de ce qui l’a longtemps fait souffrir.

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TU CONNAIS LA CHANSON ?

Durée : 1h20
Dès 10 ans

Louis Caratini vous convie à une soirée ludique et poétique où la chanson française est à l’honneur. Il propose une expérience entre concert et jeu, mêlant des tubes incontournables à des joyaux plus rares.

Ce blind test poétique fait revivre les classiques de la chanson française, tout en brisant les codes traditionnels du spectacle, encourageant le public à jouer, découvrir et redécouvrir les paroles et les artistes derrière chaque titre.

Accompagné de son piano, il alterne entre les tubes populaires et les mélodies moins connues.

Un rendez-vous parfait pour les passionnés de musique et les curieux… dont vous pourriez même repartir avec de nouvelles chansons préférées !

Concept: Louis Caratini
Écriture: Louis Caratini et Charlotte Adrien
Avec Louis Caratini
Mise en scène : Charlotte Adrien
Création lumières : Jérémie Gaston Raoul
Régie: Aurélien Dalmasso
Visuel: Sébastien Benedetto
Production : Les Productions Entropiques
En accord avec: Le Collectif Animale
Coproduction : Théâtre Le Funambule

TU CONNAIS LA CHANSON

Et si on jouait à « Tu connais cette chanson » ? Et pour une fois, en partant des paroles ? Parce qu’après tout, la chanson française, c’est une langue. Trenet traîne avec les surréalistes, Gainsbourg claque des vers de Verlaine. C’est peut-être ce qui définit la chanson française, la langue. Pourtant, elle emprunte aux genres musicaux du monde entier. Alors est-ce qu’elle est si française que ça ?

Si on s’amusait à trouver l’auteur de cette chanson ? Ou l’autrice ? Et d’ailleurs « où sont les femmes » dans l’histoire de la chanson ? Si elles sont plus dures à deviner, c’est qu’elles sont peut-être moins connues, ou reconnues. Et si la question du genre s’appliquait au genre musical ? Les artistes sont-ils plus ou moins reconnus selon leur genre musical ?

Et si on jouait à déjouer les règles du jeu ? À ne plus se sentir honteux de ne pas savoir. Mais à être fier de découvrir pour la première fois. À déconstruire la culture générale. Et s’apercevoir qu’elle est toujours particulière. Peut-être que notre goût est le fruit de notre éducation, ou de notre classe sociale ? Et si on apprenait à écouter ?

À écouter vraiment. Comme si on était aveugle. À se défaire de l’image des artistes pour écouter leurs œuvres. Vraiment. Et si le chanteur sur scène écoutait les personnes dans la salle qui sont venues l’écouter ? Écouter leurs réponses, avec attention, avec amusement, avec raillerie pourquoi pas ? Une forme interactive où chacun agit sur l’autre. Pour pouvoir mieux se connaître.

Et si on apprenait en écoutant ? Entre les morceaux, les transitions sont l’occasion d’interrogations et d’anecdotes. Pourquoi Barbara est plus connue qu’Anne Sylvestre ? Qu’est-ce qui est connu ou ne l’est pas ? Qui a écrit cette chanson ? Diam’s ou Dean Martin ? Est-ce que la propriété intellectuelle existe ? Peut-on faire groover le français ? Tout en déconstruisant des mythes, ces petites histoires permettent de tisser du lien et de retracer une grande histoire d’amour de la chanson.

Louis Caratini

LOUIS CARATINI

Formé à l’École supérieure d’Art dramatique de la Ville de Paris et diplômé du M.I.M.A. en chant,
apprenant le piano classique dès l’enfance, travaillant tardivement le trombone avec obsession,
parsemant ses spectacles de guitare, Louis Caratini est un artiste indiscipliné.

Avec son projet éponyme de chanson, il se retrouve finaliste de nombreux tremplins (Jacques Brel
de Vesoul, Grand Zebrock…) et lauréat au Carrefour de la Chanson de Clermont-Ferrand. Sur des
scènes de chanson française (La Menuiserie, ACP Manufacture Chanson…) ou de musiques actuelles
(Batterie de Guyancourt, Canal 93…), il chante en solo, s’accompagnant de piano et de fender
rhodes, ou suivi par un quartet jazz. Il sort deux E.P. : Méchants Sons en 2010 et Pour la bonne
cause
en 2014. Il chante aussi sur la scène de Maxime Le Forestier, et glane des techniques
d’écriture auprès de Kent, Claire Diterzi, Jean Fauque et Sanseverino.

Au théâtre, également comédien, il sert des metteurs en scène talentueux (Alexis Michalik, Guillaume
Barbot, Nicole Genovese, Cédric Revollon…). Metteur en scène, la musique reste au cœur de son
travail : le jazz dans Nica’s Dream, ou l’opéra dans L’Appel d’Ereshkigal du compositeur Benjamin
Attahir.

Louis Caratini est impliqué dans beaucoup d’actions culturelles. Il donne des ateliers d’écriture en
prison, crée des chorales avec des personnes isolées, ou des enfants.

CHARLOTTE ADRIEN

Après une formation au Conservatoire National de Région de Marseille sous la direction de Christian
Benedetti en parallèle d’un Master en Anthropologie, elle part se former à Minsk en Biélorussie
pendant un an. En rentrant en France, elle continue de se former auprès d’Ariane Mnouchkine, de
Célie Pauthe, de la Cie Preljocaj et d’Eric Blouet.

Puis elle travaille au théâtre sous la direction d’Alain Timàr, Guy-Pierre Couleau, Pierre Santini, Michel
Bruzat, Paco Azorin, Hervé Petit, Raphaël Patout, Serge Valletti…

Elle crée sa compagnie, le Collectif Animale, à Avignon en 2013, monte Les Sermons Joyeux de J-P
Siméon en 2014, La Fille de l’Eau en 2016. Elle écrit Turbulences en 2022, qu’elle développe actuellement
en résidence sur la Scène Nationale de Châteauvallon, à l’Entre-pont à Nice, et au Théâtre des Carmes
à Avignon.

En parallèle, elle crée Cardinale en 2018, projet transversal de musiques actuelles et de poésie
contemporaine (guitare, basse, batterie, clavier, synthé, chant) avec Guillaume Barbot à la mise en
scène, s’ensuit une série de concerts, dont la 1ère partie de Barbara Carlotti en octobre 2021.

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ATELIERS AUTOUR DE « GROU ! »

ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

À l’occasion du spectacle Grou !, plusieurs classes ont eu l’opportunité de participer à des ateliers d’initiation théâtre organisés directement en classe, les vendredis 7 et 21 novembre ainsi que le 5 décembre.

Animés par Aurélien Baré, comédien et collaborateur régulier auprès du Forum, ces ateliers ont permis aux élèves de découvrir le jeu théâtral à travers des exercices ludiques, d’explorer leur expression corporelle et vocale, et de travailler leur imaginaire.

Ces moments ont offert aux élèves une première expérience concrète du théâtre, en prolongement de leur rencontre avec le spectacle, favorisant créativité, confiance en soi et plaisir du jeu.


ARTICLES RÉCENTS

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SLAVA’S SNOWSHOW

CRÉATION ET MISE EN SCÈNE : SLAVA POLUNIN

Durée : 1h45
Dès 8 ans

Mise en scène: Viktor Kramer et Slava Polunin
Scénographie : Viktor Plotnikov, Slava Polunin
Conception de costumes et effets spéciaux : Slava Polunin
Son: Roman Dubinnikov, Slava Polunin

LE SLAVA’S SNOWSHOW

Entrons dans le songe de Slava. Laissons-nous attendrir par Assissaï, clown de théâtre mélancolique et hirsute, et par ses étranges compagnons, créatures humbles et irrévérencieuses, toujours loufoques. Suivons-les dans leurs aventures poétiques qui transforment la scène et la salle en vaste terrain de jeu. Voguons avec lui dans un univers à la fois troublant et touchant, empruntant ses images aux rêves, au drame et à la fantaisie. Jouons à aimer, à se quitter sur un quai de gare, à désespérer et à mourir d’aimer, et puis relevons-nous, pour jouer encore. Que l’émotion pure surgisse, grandisse et se déchaîne comme une tempête de neige. Découvrons une histoire, au-delà du bruissement des mots, exprimée avec la simplicité d’une poésie minimaliste et la folie d’effets grandioses. Prenons le temps d’un récit surréaliste, d’une épopée sensible parsemée de pitreries. Oscillons sans retenue entre rire et larme, en écoutant les palpitations d’un cœur en hiver. Retrouvons l’innocence de notre âme d’enfant, au contact de cette troupe de tendres fêlés, distillant ses bulles de malice. Et que l’art de Slava se mêle à nos vies, que la magie du clown opère, afin que nous puissions apprécier totalement ce merveilleux cadeau qu’est le Slava’s Snowshow !

SLAVA POLUNIN

Il a le cheveu hirsute et la parole qui fuse. Sous ses airs de dilettante, c’est un travailleur acharné. Clown de renommée mondiale, il a pour ambition première d’aller au bout de ses rêves et d’atteindre par là à l’absolue liberté. Il, c’est Slava Polunin, né le 12 juin 1950 à Novossil, petite ville située au sud de Moscou, sur le chemin de la mer Noire. Il grandit à la campagne et, à onze ans, découvre Charlie Chaplin dans ‘Le Kid’. « Je n’ai pas vu la fin, raconte-t-il, parce qu’on a éteint la télévision avant, mais… le lendemain, je savais avec certitude ce que je voulais faire de ma vie. » Quelques années plus tard, jeune homme, Slava gagne la ville qu’il tient pour « la plus belle du monde », Saint-Pétersbourg, alors appelée Leningrad. Il est censé y faire des études d’ingénieur, mais ne tarde pas à se lancer dans l’art de la pantomime. Il créé bientôt son personnage de clown, Assissiaï, petit bonhomme ridicule et touchant, en combinaison jaune et tatanes rouges à longs poils, promis à une gloire fulgurante. Assissiaï, c’est la quintessence de la mélancolie poétique qui caractérise le génial clown soviétique Enguibarov, du raffinement philosophique du mime Marceau, de l’humanité et du comique émouvant des films de Chaplin – les trois grands maîtres de Polunin. Peu à peu, à travers le personnage d’Assissiaï, naît le projet d’un théâtre de clowns, tous différents et pourtant aisément reconnaissables.

Ce kaléidoscope de caractères s’incarne plus particulièrement dans « le théâtre de clowns de St Petersburg », troupe créée par Polunin à la fin des années soixante et dont la popularité est, d’emblée, stupéfiante. Elle est dissoute vingt ans plus tard par son fondateur, qui s’en explique : « Il me semblait que la clownerie poétique était une aventure aboutie. Désormais, ce qui m’intéressait c’était la tragicomédie. » Slava veut « réconcilier le grotesque et l’épique », plonger, la tête la première, dans « quelque chose qui s’apparente à Gogol et Beckett ». À la base de son travail, le désir de « faire revenir le clown au théâtre ». Deux décennies durant, les grands projets succèdent aux entreprises les plus folles : une « Mime-parade » réunit, à Leningrad, plus de huit cents clowns venus de toute l’URSS ; elle est suivie d’un premier festival de théâtre de rue et d’un « Congrès national des fous ». Avant la chute du Mur de Berlin, la « Caravane de la Paix », théâtre nomade, sillonne l’Europe six mois durant, de Moscou à Paris. Puis, l’« Académie des Fous » s’attache à faire revivre l’idée du carnaval et donne naissance à une grandiose « Nef des Fous », rassemblant, à Moscou, les meilleurs clowns du monde, les plus extravagants, les plus imprévisibles. Sans oublier le légendaire « Snowshow », merveilleuse tempête de neige qui tourbillonne à travers le monde, transportant d’enthousiasme petits et grands sur son passage. « Au “Snowshow” de Polunin, écrit un critique, on n’a qu’une envie : qu’il ne s’arrête jamais !

C’est un monde de vérités simples et accessibles, sages et cocasses à la fois. » Un Johnny de six ans lui fait écho, dans une lettre adressée à Slava : « Cher Monsieur le Clown, Tout ce que vous avez fait m’a plu. Surtout la petite locomotive et les gros ballons. Merci de m’avoir invité. Je vous aime. » Aujourd’hui, Slava, espiègle patriarche, occupe parfois ses ateliers de création théâtrale aux environs de Paris, dans un ancien moulin entièrement dévolu à la célébration du spectacle et de l’imagination, savant mélange, sur quatre hectares, d’art brut, de sciencefiction et de cirque fellinien : le « Moulin Jaune ». Une référence au Moulin Rouge ? Pas tout à fait. En russe, la « maison jaune », c’est la maison de fous. Un moulin pour s’échapper, en quelque sorte. Mais d’où ? De Novossil ? De Russie ? Du système ? Du quotidien ? Un moulin refuge, un moulin repaire, pour poser définitivement ses bagages et goûter une retraite bien méritée ? Que nenni !

Un moulin pour lire, méditer (Slava a annoté, entre autres, les Essais de Montaigne auquel il fait souvent référence, « parce que sa pensée fonctionnait comme la mienne : il prenait des choses simples et y trouvait des pensées fondamentales »), un moulin pour parfaire à l’infini l’œuvre à laquelle Polunin a consacré sa vie. « Faire de la vie un théâtre est le devoir de tout artiste », proclame le maître de ce lieu magique qui, paradoxalement, est aussi une constante invitation au voyage, entre « Nef des Fous » et yellow submarine. « Ici, dit encore Polounine, on est tenu de se conformer à son environnement. Il faut créer sa vie quotidienne selon les lois de l’art. Avec autant de détails qu’on le ferait pour un spectacle. » On ne peut s’empêcher de penser à la Factory d’Andy Warhol. Un laboratoire vivant, le Moulin jaune est une serre où faire germer les fleurs interdites. Étendant le bras d’un mouvement qui englobe tout le domaine, les eaux bruyantes, les murs peints par Os Gemeos, peintres graffitistes brésiliens, la grande table du dîner sous le saule pleureur, les dépendances où s’activent jardiniers et cuisiniers, le « jardin blanc », le « jardin rouge », le « jardin noir », les hamacs qui pendent près du kiosque indien, les canards dociles, la barque en forme de lune et le soleil couchant, Slava livre son grand secret : « Mon premier mérite – et peut-être le seul – est d’être capable d’inspirer aux gens l’envie de faire tout avec joie. Le mot travail est interdit dans la famille. Si ce que tu fais ne te procure pas de plaisir, fais autre chose. ».

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HOMMAGE À UNE LÉGENDE

INAUGURATION DE LA LOGE LARRIO EKSON

À l’occasion de la représentation du spectacle BATE FADO, dans le cadre du Festival de danse de Cannes – Côte d’Azur France, le Conseil d’administration et l’équipe du théâtre ont souhaité honorer un danseur légendaire installé sur le territoire. C’est ainsi que nous avons inauguré la Loge d’Attente Larrio Ekson, un nouvel espace situé aux abords des coulisses, pensé pour offrir encore plus de confort aux artistes juste avant leur entrée en scène.

Un hommage profondément symbolique, car Larrio Ekson fait partie de celles et ceux qui ont marqué l’histoire du Forum.

Danseur, chorégraphe et pédagogue, Larrio Ekson est une figure reconnue dans le monde de la danse contemporaine. Formé aux États-Unis avant de s’installer en France, il a travaillé avec de nombreuses compagnies, porté des projets ambitieux, transmis sa passion à des générations de danseurs, et tissé avec notre territoire un lien artistique fort et authentique. Son exigence, sa générosité et son regard unique ont inspiré nombre d’entre nous. Lui rendre cet hommage dans un lieu dédié aux artistes avait donc tout son sens.

Nous tenons à remercier chaleureusement Myriam Pervieux Wattebled, dont le fusain de Larrio est une œuvre magnifique, sensible et juste. Ce tableau monumental a désormais trouvé sa place dans cette loge.



ARTICLES RÉCENTS

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GROU !

MISE EN SCÈNE: ARTHUR OUDAR & BAPTISTE TOULEMONDE

Durée : 1h
Dès 7 ans

Écriture: Baptiste Toulemonde
Mise en scène et Jeu : Arthur Oudar et Baptiste Toulemonde
Oeil complice: Hugo Giordano
Scénographie et costumes: Bertrand Nodet
Création lumière: Amélie Géhin
Création sonore : Guillaume Vesin
Illustrations et Graphisme : Sophia Babari
Régie: Isabelle Derr en alternance Candice Hensel et Fanny Boizard
Ce spectacle a reçu le Prix de la Ministre de l’Enseignement Fondamental aux Rencontres de Théâtre Jeune Public de Huy 2018

ORIGINE DU PROJET

Au départ il y a la découverte par Baptiste Toulemonde du livre Brève Histoire du Monde d’Ernst Gombrich. Devenu aujourd’hui une référence, ce livre traverse avec dextérité l’Histoire des Hommes en quelques 300 pages. En le lisant, Baptiste a eu la sensation vertigineuse et grisante de voir les siècles défiler entre ses mains. Car c’est avec beaucoup de simplicité et un esprit de synthèse remarquable que Gombrich met en perspective l’Histoire dans ce livre. Il y tutoie et invective directement son lecteur, emprunte un ton léger, efficace, et nous amène à rêver pour mieux savoir. De ce plaisir de lecture est née une envie de plateau : l’envie de parler à des enfants de l’Histoire des Hommes en 50 minutes. Intéresser, éveiller, donner à voir la puissance de nos racines, en ce que cela comporte de beauté, d’absurdité, de hasard et de fascination… Avec cette question en toile de fond : comment le Passé peut-il nous aider à éclairer Aujourd’hui et à envisager Demain ?

LA PETITE HISTOIRE

L’idée, donc, n’est pas de proposer un cours magistral mais bel et bien d’utiliser l’événement théâtral comme un joyeux espace de curiosité. Nous voulons amener les enfants à se questionner sur notre passé de manière ludique et concrète, et que la grande Histoire soit mêlée à la petite pour la vivre et la ressentir. Pour ce faire, Baptiste a imaginé une rencontre improbable entre un homme de Cro-Magnon et un enfant moderne. Charles vient fêter son anniversaire seul dans sa cuisine et fait un vœu en soufflant ses bougies, rituel initié par sa grand-mère : grandir plus vite. Le résultat : Grou ! Un homme de Cro-Magnon qui surgit inopinément du four, habillé en peaux de bêtes avec une torche enflammée. Le dialogue se noue petit à petit et Charles comprend que Grou n’est pas qu’un drôle de sauvage, mais pourrait bien se révéler être un très lointain ancêtre capable de lui faire traverser les Âges… Le spectacle se mue alors en un grand voyage dans le Temps qui va leur permettre d’assister à la construction des grandes pyramides, se battre et rimer au temps des chevaliers, partager un mammouth, demander conseil à Diou ou encore discuter sous une pluie d’obus. Ainsi, de leurs différences va se tisser entre eux un lien nouveau, entre amitié et filiation millénaire ; leur apprentissage mutuel amènera Charles à une prise de conscience décisive pour son avenir.

UN DUO INVENTIF ET PHYSIQUE

À chaque époque, son attitude, ses codes, ses mystères. Le plaisir de parcourir le Temps est aussi un véritable plaisir de jeu. Tantôt pharaon, tantôt chevaliers, tantôt aventuriers ou cosmonautes, Grou et Charles se jetteront à corps perdu dans les différentes époques. Depuis nos débuts avec les Renards, nous tendons à mettre en place un travail à la fois inventif et physique. Pour Grou!, nous avons cherché les meilleurs « tremplins facétieux » au service des ambiances et des époques que nous traversons, grâce aux astuces et aux détournements d’objets. Nous ne cherchons pas à produire un savoir théorique mais bel et bien une expérience sensorielle et émotionnelle. Rendre un tel voyage possible avec peu de choses est primordial dans notre approche théâtrale, car cela ajoute au plaisir de l’histoire racontée celui de l’imaginaire et de la créativité.

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BATE FADO

Jonas&Lander (Portugal)

Durée : 1h45
Tous public

Suite au spectacle BATE FADO, vous aurez, vous aussi, l’opportunité de danser sur des rythmes portugais et afro-brésiliens grâce au DJ set de Lander aka DJ Pé Desculpa !
Rendez-vous dans le hall à l’issue du spectacle.

Direction Artistique et Chorégraphie : Jonas&Lander
Recherche: Jonas et Lander Patrick
Interprétation : Catarina Campos, Jonas, Lander Patrick, Lewis Seivwright et Melissa Sousa
Basse: Yami Aloelela – Guitare: Tiago Valentim
Guitare Portugaise : Bernardo Romão et Hélder Machado
Voix: Jonas
Composition Musicale : Jonas&Lander
Direction Musicale : Tiago Valentim
Conception Lumières : Rui Daniel
Direction Technique et Opération Lumières: Bruno Santos
Opération Sonore : Filipe Peres
Scénographie : Rita Torrão
Costumes: Fábio Rocha de Carvalho et Jonas
Chaussures: Gradaschi
Assistance Scénographie et Costumes: Fábio Rocha de Carvalho
Direction de Production (création): Patrícia Soares
Maison de Production: Associação Cultural Sinistra
Administration: Patrícia Duarte
Chargée de Production : Sara Alexandra
Diffusion: Inês Le Gué

FADO BATIDO

Connaissez-vous le fado batido ? Énergique, virtuose, inspiré des danses à claquettes, il était jadis très pratiqué à Lisbonne, en particulier par les couches les plus pauvres de la société, jusqu’au tournant du siècle dernier. Comme la samba ou le flamenco, le fado aujourd’hui réduit à sa simple expression vocale était en effet une danse aux diverses variantes. Et sa forme ‘battue’, qui associe au rythme des guitares les percussions nées des mouvements du corps, était sans doute l’une des plus authentiques. Puisant à cette source revigorante, Jonas Lopes et Patrick Lander mettent en scène un réjouissant concert dansé qui rend au fado son pas originel. Dans un décor épuré semblable à un kiosque en plein air, quatre danseurs entrent en communion avec quatre guitaristes et un chanteur (Jonas lui-même), sans que jamais les uns ne l’emportent sur les autres. Les talons frappant le sol contrastent avec des poses lascives qui rappellent comment, sous le régime fasciste de Salazar, cette danse aux origines afro-brésiliennes, supposée indécente, fut mise sous surveillance. Bate Fado vient ainsi réveiller la conscience de ce passé oublié. Tel un laboratoire de recherche, la pièce explore et réinterprète le visage chorégraphique d’une musique entrée en 2011 au patrimoine culturel immatériel mondial de l’Unesco.

JONAS & LANDER

Les deux chorégraphes portugais se sont rencontrés en 2010 à l’École supérieure de danse à Lisbonne. Ils ont depuis créé ensemble plusieurs spectacles, tel Matilda Carlota (2014), Adorabilis (2017) ou Coin Operated (2019), et développé des projets avec les communautés locales. En 2015, ils ont fondé dans le village de Sintra une maison de fado, Sinistra, siège de leur maison de production. Bate Fado, créé en 2021, a été salué par des journaux portugais comme la meilleure pièce de danse de l’année.

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RETOUR À VIE

Tout Public

Compagnie Nouveau Théâtre
Une pièce d’Alicia Notteau-Delaigue
Mise en scène: Mona Bodain assistée par Céleste Barrat
Avec: Alicia Notteau-Delaigue, Lou Fontaine, Riyad Hocini, Amine Mejrhirrou, Mona Bodain et Céleste Barrat
Musique / Création sonore : David Ostenga – David Oxxo

Le Forum soutient la création théâtrale locale en accueillant la deuxième pièce de la jeune autrice et comédienne fréjussienne Alicia Notteau-Delaigue.

L’histoire se déroule en 2041. Depuis les années 2010, les séparations dans les couples augmentent de façon fulgurante, tout comme l’infertilité. Face à cette chute de la natalité, l’État, inquiet, met en place une « Prime Natalité ». L’appât du gain incite les laboratoires à développer des thérapies destinées aux couples afin d’y déceler les expériences passées qui seraient à l’origine du blocage de la fertilité.

Dans ce monde futuriste, le destin d’Alice, une femme qui semble prête à donner la vie, lui échappe et tombe entre les mains de la science… À travers l’examen de la vie d’Alice, le spectateur est entraîné dans une intrigue où chaque détail compte. C’est ce voyage dans les souvenirs que la compagnie Nouveau Théâtre vous invite à découvrir.

RETOUR À LA VIE

Au sortir de la guerre, quand tout semble à reconstruire, que reste-t-il à sauver de l’humain ? Retour à la vie aborde cette question avec pudeur, humour et intensité. À travers une galerie de personnages brisés par le conflit, le spectacle raconte la lente reconquête de la joie, du désir et de la fraternité. Les gestes hésitent, les mots reviennent, les corps s’apprivoisent à nouveau : c’est une humanité cabossée qui tente de se relever.

Portée par une écriture ciselée, la pièce ne cherche pas la reconstitution historique, mais l’émotion juste. Elle met en lumière cette période charnière où les hommes et les femmes, encore habités par la peur, redécouvrent la liberté, la musique, la fête et la tendresse. La mise en scène, tout en retenue, mêle moments de silence et surgissements de vie. Elle nous entraîne dans un mouvement d’espoir, celui d’un monde qui vacille mais qui persiste à aimer.

Le texte trouve sa force dans sa simplicité : un regard posé sur l’après, sur le vertige de la paix et sur la difficulté de recommencer à vivre. Sans pathos ni grands discours, Retour à la vie nous invite à contempler la beauté fragile du quotidien retrouvé. La musique, les lumières et les ombres accompagnent cette renaissance, comme une respiration collective après l’étouffement. Chaque scène devient un fragment de mémoire, une étincelle de rire ou d’émotion arrachée à la nuit.

LE NOUVEAU THÉÂTRE

Fondée par une équipe de comédiens et de créateurs passionnés, la Compagnie du Nouveau Théâtre explore depuis plusieurs années les territoires de l’intime et du collectif. Son ambition : questionner le rapport entre l’individu et l’Histoire, entre le réel et la scène, entre la parole et le silence. Chaque création mêle exigence artistique et accessibilité au public, dans une écriture contemporaine ancrée dans la tradition populaire.

Le travail du Nouveau Théâtre s’articule autour d’une conviction : le théâtre n’est pas un divertissement, mais une expérience de partage et de lucidité. Qu’il s’agisse de redonner chair à des figures oubliées ou d’inventer des récits universels, la compagnie revendique une esthétique de la sincérité. Lumières sobres, dispositifs scéniques épurés, direction d’acteurs précise : tout concourt à faire surgir l’émotion dans sa forme la plus simple.

Avec Retour à la vie, la compagnie poursuit son chemin singulier, fidèle à son désir de raconter la fragilité humaine à travers le souffle du collectif. Le spectacle témoigne de ce qui fonde leur démarche : un théâtre qui parle au cœur sans jamais flatter, qui interroge notre mémoire commune et redonne sens à l’espérance.

ALICIA NOTTEAU-DELAIGUE

RÔLE : ALICE
Alicia a débuté le théâtre dès son plus jeune âge. Depuis 2014, elle est inscrite au Conservatoire de Saint-Raphaël, est actuellement en Cycle 3 au Conservatoire d’Aix-en-Provence, et poursuit un DEUST Métiers du théâtre à l’université.

LOU FONTAINE

RÔLE : MARJORY (INFIRMIÈRE)
Lou a suivi des cours de théâtre pendant cinq ans, puis l’option et la spécialité théâtre au lycée. Elle a écrit et joué dans une pièce à Avignon et à Millau. Elle a travaillé sur des spectacles classiques et d’improvisation.

DAVID VILLAR

RÔLE : MÉDECIN
Comédien de théâtre depuis 2012, David se perfectionne depuis neuf ans. Entre 2021 et 2023, il est entré au conservatoire régional de Toulon. Depuis septembre 2023, il poursuit un DEUST Métiers du théâtre et est inscrit au conservatoire d’Aix-en-Provence.

RIYAD HOCINI

RÔLE : MATHIEU (MARI D’ALICE)
Riyad est élève au Conservatoire d’Aix-en-Provence. Actuellement en Cycle Spécialisé, il a validé en amont ses Cycles 1-2-3. Parallèlement à cette formation, il a effectué divers stages, dont un à l’ERACM, et a réalisé une adaptation du Cid sur grand écran.

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INCONNU À CETTE ADRESSE

Portée par un duo inédit formé par Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon, sur une nouvelle mise en scène de Jérémie Lippmann, la pièce Inconnu à cette adresse opère son retour au théâtre.

Durée : 1h20
Dès 12 ans

D’après Inconnu à cette adresse paru aux Éditions Autrement
Adaptation: Michèle Lévy-Bram
Avec: Stéphane Guillon & Jean-Pierre Darroussin
Mise en scène : Jérémie Lippmann
Assistantes mise en scène : Sarah Gelle et Sarah Recht
Scénographie & lumières: Jean-Pascale Pracht
Vidéaste: Caroline Grastilleur
Costumes: Chouchane Abello-Tcherpachian
Habilleuse : Charlie Ferrari
Compositeur: David Parienty
JMD Production

INCONNU À CETTE ADRESSE

Publié pour la première fois en 1938 aux États-Unis, Inconnu à cette adresse est un court roman épistolaire signé Kathrine Kressmann Taylor. Derrière ce nom de plume se cache une autrice américaine née en 1903 à Portland, d’origine allemande, qui choisit d’écrire cette œuvre comme un cri d’alarme face à la montée du nazisme. Le texte met en scène la correspondance entre deux amis et associés : Max Eisenstein, Juif américain installé à San Francisco, et Martin Schulse, rentré vivre en Allemagne au début des années 1930.

À travers leurs lettres, c’est une amitié profonde qui se fissure au rythme des événements politiques. Peu à peu, Martin se laisse séduire par la propagande hitlérienne, tandis que Max, confronté à l’antisémitisme croissant, découvre la trahison et l’inhumanité d’un monde qui sombre dans la barbarie. La dernière lettre, marquée de la mention postale « Inconnu à cette adresse », clôt ce dialogue tragique en une formule d’une puissance bouleversante.

Œuvre brève, d’une intensité rare, Inconnu à cette adresse a connu un destin singulier : oubliée pendant plusieurs décennies, elle fut redécouverte dans les années 1990 et traduite en de nombreuses langues. Son actualité demeure saisissante. En moins de vingt pages, Kathrine Kressmann Taylor parvient à dire l’irréparable, à montrer comment une idéologie peut corrompre le cœur d’un homme et détruire l’amitié la plus sincère.

À la fois témoignage, avertissement et leçon d’humanité, ce texte est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature engagée du XXe siècle, rappelant avec force que les mots, parfois, peuvent tuer — mais aussi, par leur lucidité, sauver la mémoire des hommes.

JÉRÉMIE LIPPMANN

Né en 1979, Jérémie Lippmann est une figure de la scène théâtrale et culturelle française. À la fois comédien et metteur en scène, il est aujourd’hui aux commandes d’une nouvelle adaptation sur les planches du roman épistolaire Inconnu à cette adresse. Formé au Cours Florent et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, il obtient en 2015 un Molière pour son travail sur la pièce La Vénus à la fourrure. Jérémie Lippmann propose aujourd’hui une version poétique, intense et très actuelle de l’œuvre de Kressmann Taylor.

JEAN-PIERRE DARROUSSIN



Né en 1953, Jean-Pierre Darroussin est un acteur et comédien français. César du Meilleur acteur dans un second rôle en 1997 pour sa prestation dans le film Un air de famille de Cédric Klapisch et Molière du Meilleur comédien dans le théâtre privé en 2018 pour son rôle dans la pièce “Art” de Yasmina Reza, il s’est formé au Cours Florent puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Il incarne aujourd’hui le personnage de Max Eisenstein, Juif américain confronté à la radicalisation de son ancien ami allemand Martin Schulse lors de la montée du nazisme. Puisant dans la complexité de ce personnage troublé par les événements, il en transmet toute la profondeur et l’émotion.

STÉPHANE GUILLON

Né en 1963, Stéphane Guillon est une personnalité polyvalente du domaine culturel français. Tour à tour acteur, comédien, chroniqueur et humoriste, il obtient notamment la distinction de Meilleur one-man show lors de la cérémonie des Globes de Cristal en 2012. Rompu à l’exercice, il a en effet déjà interprété plusieurs fois la pièce Inconnu à cette adresse. Dans la mise en scène de Jérémie Lippmann, il incarne Martin Schulse, allemand confronté à lidéologie nazie croissante dans son pays. Adhérant à cette pensée, il bascule de plus en plus dans le nazisme, provoquant une rupture avec son ami Max Eisenstein. Personnage en recherche didentité, Martin Schulse est un homme fragilisé par de nombreux questionnements. Stéphane Guillon en livre une interprétation nuancée propre à matérialiser cette profondeur.

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JEAN-PAUL GASPARIAN

Récital

Durée : 1h05
Tout public

Jean-Paul Gasparian, étoile montante du piano français, nous invite à un voyage musical d’une rare intensité.

Programme :
Claude Debussy — Estampes
César Franck — Prélude, Choral et Fugue
Robert Schumann — Études symphoniques

JEAN-PAUL GASPARIAN

Jean-Paul a fait paraître en septembre 2024 son sixième album, le deuxième pour le label naïve. Entièrement consacré à la musique arménienne, Origins s’est vu décerner un Diapason d’or et recueille les éloges de la presse internationale (« A Musician of Enormous Imagination » – Gramophone). En 2023, son disque Debussy a été sélectionné parmi les douze meilleurs enregistrements classiques de l’année par le magazine Crescendo. Ses précédents albums, consacrés à Rachmaninoff et Chopin, avaient déjà été accueillis avec enthousiasme (« Un Nouveau Coup de Maître » – Le Figaro, « A Highly Accomplished Chopinist » – BBC Music Magazine).

En février 2020, Jean-Paul a remporté le Prix Thierry-Scherz aux Sommets Musicaux de Gstaad, ce qui lui a offert l’enregistrement d’un disque avec l’Orchestre symphonique de Berne pour le label Claves, incluant le Concerto pour piano n.2 de Rachmaninoff et la Ballade Héroïque d’Arno Babadjanian.

Jean-Paul est nommé aux Victoires de la musique classique 2021 dans la catégorie Révélation soliste instrumental.

En mai 2022, Jean-Paul a fait ses débuts à la Philharmonie de Paris, en soliste avec l’Orchestre National d’Ile-de-France. En mai 2023, il a assuré la création française du concerto pour piano de Howard Shore, Ruin and Memory, à la Maison de la Radio, en compagnie du Philharmonique de Radio France.

Jean-Paul est le vainqueur du prestigieux Concours Européen de Brême (Allemagne) en 2014, mais également lauréat des concours Internationaux José Iturbi (Espagne) en 2015, GPIPL de Lyon (France) et Hastings (Angleterre) en 2013. Il remporte le prix de la Fondation Cziffra en 2014 et devient Lauréat de la Fondation l’Or du Rhin en octobre 2016.

Le 1er Prix de Philosophie au Concours Général des Lycéens de France lui est attribué en 2013.

Parmi les orchestres qui l’ont accompagné en soliste, citons : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National d’Ile-de-France, Nürnberger Symphoniker, Bremer Philharmoniker, Berner Symphonieorchester, Robert-Schumann-Philharmonie, Nordwestdeutsche Philharmonie, Musikkollegium Winterthur, Deutsche Philharmonie Merck, Armenian State Symphony Orchestra, Orquesta Sinfónica de la Región de Murcia, Montenegrin Symphony Orchestra, RTS Symphony Orchestra, Orchestre de l’Opéra de Rouen, Orchestre Colonne, Orchestre de Chambre de Toulouse, Orchestre National d’Avignon…

En janvier 2018 il a remplacé au pied levé le célèbre pianiste Christian Zacharias dans le 24ème Concerto de Mozart sous la direction du grand chef autrichien Leopold Hager à la Stadthalle de Chemnitz.

Jean-Paul s’est produit en récital ou avec orchestre à la Philharmonie de Paris, Salle Gaveau, Fondation Louis Vuitton, Auditorium de la Maison de la Radio, Tonhalle de Zürich, Laeiszhalle de Hambourg, Gewandhaus de Leipzig, Meistersingerhalle de Nüremberg, Die Glocke de Brême, Mozarteum de Salzbourg, Salle Flagey de Bruxelles, Kolarac de Belgrade, Aram Khachaturian Concert Hall de Yerevan, et dans des festivals tels que La Roque d’Anthéron, Festival Radio-France de Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Festival de Menton, Un Violon sur le Sable, Piano aux Jacobins, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Lisztomanias, Les Flâneries de Reims, Nohant Chopin Festival, Festival de Saint-Denis, Festival International de Colmar, Sommets Musicaux de Gstaad, Piano à Saint-Ursanne, Schleswig-Holstein Festival, Festspiele Mecklenburg-Vorpommern, Kissinger Sommer Festival, Klavier-Festival Ruhr.

Par ailleurs, le Festival Chopin de Nohant a publié un album d’archives dédié à Aldo Ciccolini, dans lequel est incluse la Sonate en sol mineur de Schumann enregistrée en live par Jean-Paul Gasparian (édition 2015). Le Magazine Classica a décerné à l’album son Choc du Mois et placé Jean-Paul parmi les 10 pianistes les plus prometteurs de la jeune génération.

Né en 1995 à Paris de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient brillamment son Master en 2015. Ses professeurs sont Olivier Gardon, Jacques Rouvier, Michel Béroff, Laurent Cabasso. Après un 3ème cycle au CNSMDP avec Michel Dalberto et Claire Désert, ainsi qu’au Royal College of Music de Londres avec Vanessa Latarche (Artist Diploma), il se perfectionne auprès d’Elisso Virsaladze en Italie. Il reçoit également, depuis plusieurs années, les conseils réguliers de Tatiana Zelikman lors de masterclasses à l’étranger.

Jean-Paul est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac, alumni de la Lieven Piano Foundation, lauréat de la Fondation Banque Populaire et de l’Académie musicale de Villecroze. Il est aussi, depuis l’été 2017, un Artiste Steinway.

NOTE DE PROGRAMME

Claude Debussy (1862-1918)

Estampes

Pagodes

Soirée dans Grenade

Jardins sous la pluie

Durée : environ 15 mn

Composé en 1903, Estampes rassemble trois pièces concises mais essentielles dans l’œuvre pour piano de Debussy. Elles inaugurent ce qui fera sa marque, la sensualité, le rêve, le renouveau esthétique, et annoncent ses célèbres Préludes.

En 1889 à l’Exposition universelle, Debussy découvre la musique indonésienne. Il s’en inspire dans Pagodes.

Debussy n’est jamais allé en Espagne. Pourtant il fera l’admiration de Manuel De Falla avec Soirée dans Grenade tant l’esprit de son pays y est bien traduit. Ravel avec sa Habanera avait suivi un chemin similaire quelques années auparavant.

Debussy revient à Paris (ou en Normandie) avec Jardins sous la pluie, célèbre page qui reprend les thèmes de Nous n’irons plus au bois et de Dodo, l’enfant do

Avec Estampes, terminées en Bourgogne en même temps que La Mer, Debussy ouvre le XXe siècle par un chef d’œuvre absolu, cheval non de bataille mais de poésie des pianistes.

César Franck (1822-1890)

Prélude, choral et fugue

Durée : 18 minutes envirron

Œuvre de la fin de vie (1884), Prélude, Choral et Fugue est, comme son nom l’indique, un hommage à Jean-Sébastien Bach et ses Préludes et fugues, auquel l’organiste de Sainte-Clotilde vouait une immense vénération. Cette œuvre réussit à combiner le respect de la rigueur des formes anciennes avec l’usage des possibilités du piano moderne développées au cours du XIXe siècle. Mais c’est finalement d’orgue qu’il s’agit ici, comme l’atteste l’ampleur sonore que ce triptyque exige de l’interprète.

Cette œuvre a été abondamment utilisée par Visconti dans son film Sandra (1965) avec Claudia Cardinale.

Robert Schumann (1810-1856)

Etudes symphoniques op.13

Kaléidoscope d’humeurs, le piano de Schumann se prêtait magnifiquement à la forme de la variation, succession de pièces sur un même thème, moyen de développer un sujet technique différent à chaque variation mais surtout un climat, une atmosphère, un état d’âme. On passera sur la genèse très chaotique de cette œuvre majeure pour ne retenir qu’une réalité : c’est tout le romantisme, ses brisures et ses idéaux, que chante le piano de Schumann.

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LA VALSE DES PINGOUINS

de et avec Patrick Haudecœur

Durée : 1h30
Tout public

Après « Silence on tourne » et « Berlin Berlin », retrouvons Patrick Haudecœur pour célébrer le retour de sa comédie hilarante et burlesque. Cette nouvelle pépite théâtrale entraîne le public dans une soirée aussi extravagante qu’inattendue, où chaque instant réserve son lot de surprises.

Une comédie écrite et mise en scène par Patrick Haudecœur
Avec: Patrick Haudecœur, Philippe Beglia, Urbain Cancelier, Isabelle Spade, Elisa Habibi, Marina Pangos, Véronique Hatat, Antonio Macipe, Patricia Grégoire, Guillaume Laffly
Assistante à la mise en scène : Lou Pantchenko
Décors : Stéfanie Jarre
Costumes : Alain Blanchot
Lumières : Laurent Béal
Directeur musical : Vincent Prezioso
Chorégraphe : Patricia Grégoire
Accessoiriste : Christophe Guillaumin
Musiciens : Robert Ménière en alternance avec Éric Langloiset Éric Bouvelle en alternance avec Nicolas Rapicault
Pascal Legros Organisation
en accord avec le Théâtre des Nouveautés

LA VALSE DES PINGOUINS

Ce soir, on met les petits plats dans les grands : soirée mondaine chez les Mondini, qui ont convié le Comte et investisseur Jean-Patrick de la Garandière. L’objectif : lui en mettre plein la vue en lui présentant le prototype d’une botte révolutionnaire qui se déchausse automatiquement !

Les pièces de Patrick Haudecœur, c’est toujours une surprise. On ne sait jamais à quoi s’attendre, sinon à rire. Et cette Valse des Pingouins ne déroge pas à la règle. L’histoire rocambolesque démarre sur les chapeaux de roues, avant de plonger le spectateur dans un théâtre musical aussi joyeux que débridé. Le charme désuet de cette opérette repose sur son rythme effréné, mais aussi sur l’humour constant des situations et la précision des effets visuels. Décor et costumes, soigneusement ouvragés, participent de cette exubérance délicieuse. Tout y est coloré, rythmé, enlevé. La soirée, censée être grandiose, tourne au désastre, et plus rien ne semble pouvoir arrêter la succession de quiproquos et de catastrophes, servis par une troupe à la virtuosité comique éclatante.

Patrick Haudecœur est un expert en la matière. Après les succès de Thé à la menthe ou t’es citron, Frou-Frou les Bains, Silence, on tourne, Berlin Berlin ou Mon jour de chance, il signe ici un divertissement « branquignolesque » et « hellzappoppinesque » où les dérapages et les rebondissements s’enchaînent sans répit. L’intrigue se déroule dans le salon bourgeois d’une villa de province : un chef d’entreprise dans la chaussure reçoit, pour une soirée de gala, un investisseur potentiel qu’il espère séduire à coups de champagne, de musique et de feu d’artifice. Mais la fête déraille. Très vite, la soirée bascule dans un délire orchestré avec maestria, où tout tourne de travers et où les gags se succèdent avec une précision redoutable.

Entre chansons et répliques percutantes, La Valse des Pingouins s’impose comme une comédie jubilatoire, à la croisée du théâtre de boulevard, de l’opérette et du music-hall. C’est un feu d’artifice de situations et de jeux d’acteurs : Patrick Haudecœur, parfait en chef d’entreprise maladroit ; Philippe Beglia, irrésistible de fantaisie ; Urbain Cancelier, impeccable en notable dépassé ; Isabelle Spade, épatante en bourgeoise excentrique ; Élisa Habibi, étonnante en jeune fille à la diction chaotique ; Marina Pangos et Antonio Macipe, duo complice et piquant ; Patricia Grégoire, qui dirige la chorégraphie avec entrain ; Guillaume Laffly, d’un humour désinvolte et ravageur. Sous la baguette de Haudecœur, tout s’emboîte, se détraque et se reconstruit dans un joyeux désordre. Car pour réussir un bon pastiche, il faut une bonne dose d’humour, un brin de folie, une pincée d’absurde et beaucoup de talent.

La Valse des Pingouins est une fête, une vraie : un moment de joie communicative où le rire, la musique et la tendresse valsent ensemble jusqu’à l’ivresse.

PATRICK HAUDECŒUR

Patrick Haudecœur a débuté au théâtre dans une petite compagnie à douze ans. Douze ans plus tard, pour cette même compagnie, il co-écrit sa première pièce : Thé à la menthe ou t’es citron ? Il assure la mise en scène et aura joué son personnage plus de mille sept cents fois en tout. C’est un succès, une rencontre avec le public, à Avignon puis à Paris au Café de la Gare, puis au Théâtre des Variétés en 1992… Et ça ne fait que commencer.

Devenu acteur professionnel, il joue Le Graphique de Boscop de Sotha, Le Bal des Voleurs de Jean Anouilh mis en scène par Jean-Claude Brialy et Monsieur de Saint-Futile de Françoise Dorin aux Bouffes Parisiens. Mais résolument auteur, il co-écrit Les P’tits Vélos, créée à la Comédie de Paris en 1996 et jouée 300 fois. Devenu chanteur pour la première fois dans une opérette de Maurice Yvain, Là-haut, à l’affiche du Théâtre des Variétés, on lui confie le rôle de Célestin dans L’Auberge du cheval blanc au Théâtre Mogador.

En 2000, Alain Sachs l’engage dans Le Sire de Vergy, aux Bouffes Parisiens. Entre-temps, il joue Chat en poche de Georges Feydeau aux côtés de Jean-Laurent Cochet. En 2001, il écrit et interprète sa troisième pièce : Frou-Frou les Bains, une parodie d’opérette mise en scène par Jacques Decombe, créée en Suisse à Montreux. Frou-Frou les Bains reçoit le Molière du meilleur spectacle musical en 2002.

En 2003, Patrick tourne pour le cinéma aux côtés de Gérard Jugnot dans Il ne faut jurer de rien, réalisé par Éric Civagnan, puis joue dans Portrait de famille mis en scène par Marion Bierry en tournée théâtrale. La quatrième comédie de Patrick Haudecœur, commandée par Francis Nani, est à nouveau musicale, créée au Théâtre des Nouveautés en 2007 : La Valse des Pingouins, compte deux nominations aux Molières.

On le retrouve au cinéma dans Musée Haut, Musée Bas de Jean-Michel Ribes et Gérard Jugnot l’engage dans son film Rose et Noir. En 2010, l’aventure inouïe de Thé à la menthe ou t’es citron ? a repris, intemporelle, d’abord au Théâtre Fontaine et en tournées successives… et reçoit le Molière du meilleur spectacle comique en 2011.

En 2015, le comédien reprend à merveille le rôle du naïf François Pignon dans la célèbre pièce de Francis Veber, Le Dîner de cons, au Théâtre de la Michodière. En 2016, Patrick Haudecœur revient au Théâtre Fontaine avec une équipe de cinéma délirante : Silence, on tourne !, co-écrite avec Gérald Sibleyras.

Vingt ans après sa création, il porte sur la scène du Théâtre Édouard VII Frou-Frou les Bains, son opus musical culte, où il est à la fois l’auteur, le metteur en scène et le comédien principal du spectacle. Plus récemment, il signe un nouveau succès avec Gérald Sibleyras : Berlin Berlin. La pièce est plébiscitée par la critique et le public, elle reçoit deux Molières en 2022 pour la meilleure comédie et le meilleur comédien.

Le duo d’auteurs enchaîne sur un autre succès, toujours accompagné de José Paul à la mise en scène : Mon Jour de chance, au Théâtre Fontaine, avec à l’affiche Guillaume de Tonquédec, est plébiscitée par la critique et le public. Elle reçoit deux Molières en 2022 pour la meilleure comédie et le meilleur comédien. Le spectacle sera joué pendant deux ans à Paris et en tournée.

PHILIPPE BEGLIA

Philippe Beglia est un comédien français. Il se forme en suivant les cours de Raymond Girard, René Simon et Robert Hossein. Ce dernier l’engage au théâtre dans Roméo et Juliette dans sa mise en scène de 1973.

Il est par la suite sur les planches plusieurs fois par an entre les années 70 et 2000. En 2001, il partage l’affiche avec Clémentine Célarié dans la pièce Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou, mise en scène par Alain Sachs, au Théâtre Antoine.

En 2009, il est cette fois aux côtés de Christian Clavier et Didier Bourdon dans La Cage aux folles. Alternant entre le théâtre classique (Molière, Shakespeare, Marivaux, Feydeau) et moderne (Veber, Ray Cooney), il fait déjà partie de la distribution d’origine du spectacle La Valse des Pingouins en 2007.

Plus récemment, on a pu le voir sur la scène du Théâtre des Nouveautés pour La Raison d’Aymé d’Isabelle Mergault en 2018. En parallèle de sa carrière au théâtre, il est également très présent au cinéma et à la télévision.

On le retrouve notamment devant la caméra de Philippe de Broca, Gérard Jugnot, Francis Veber, Catherine Corsini, Valérie Lemercier, Marjane Satrapi ou encore Philippe Lacheau. Philippe Beglia est également un personnage récurrent de la série La Petite Histoire de France sur W9 avec cinq saisons et une sixième en préparation pour septembre 2025.

Fidèle à sa manière, Shechter n’utilise aucun accessoire. Sa danse est un théâtre collectif où les corps seuls portent la charge de visions dont l’exécution fascine au moins autant, sinon plus, que la singularité. Il fait feu de leurs arcanes pour construire une heure trente de danse pure, dans un crescendo et avec un art de la répétition qui font sa signature. L’inquiétante étrangeté de certaines images succède à la jubilation de danser ensemble, pris par cette transe même qu’on partage sur les dancefloors. Elle emporte si bien les spectateurs qu’ils sortent de leurs fauteuils pour danser sur scène et mieux y retourner ensuite, lorsque l’espace de la scène se rétrécit pour enfermer une poignée de danseurs inquiets entre des murs de lumière rouge.

Le Theatre of Dreams fonctionne à plein. La scénographie permet à Schechter de faire danser l’espace, en plus des corps et des lumières. La musique mène le bal tout en accélérations, en séductions et en suspens. La danse éblouit, marquée par cette gestuelle hyperaffûtée, à l’énergie communicative et à la beauté irrésistible qui est celle de Shechter. Les fans seront aux anges. Ceux qui préfèrent vivre la danse dans leur tête plutôt que dans leurs corps s’agaceront de cette répétition de choses effleurées. Elles ne font sens que si on se laisse chavirer par leur rythme. Car le meilleur chemin possible pour monter dans le chaos organisé de ce Theatre of Dreams est de s’y laisser aller sans résister.

URBAIN CANCELIER

Urbain Cancelier est un habitué des plus grandes salles parisiennes comme le Théâtre Marigny, la Gaîté Montparnasse ou encore le Théâtre Édouard VII.

On le voit aussi au Théâtre Hébertot, à la Michodière, aux Bouffes Parisiens, au Daunou, au Palais-Royal, au Fontaine, à la Renaissance, aux Variétés, aux théâtres de Chaillot, de Paris et Antoine…

Il y a donné la réplique à Hélène Duc, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Bernard Déhan, Jacques François, Sophie Marceau, Lambert Wilson, Michel Duchaussoy, Pierre Richard, Darry Cowl, Jean-Paul Belmondo, Jean-Claude Brialy, Annie Gregorio, Francis Huster, Pierre Arditi, Micheline Dax, Lorànt Deutsch, Chantal Ladesou, François Berléand, Jean Piat, Isabelle Nanty, Johnny Hallyday…

On le retrouve au cinéma dans Ridicule, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Malabar Princess, Belle et Sébastien. Il apparaît dans plus de 35 films aux côtés de Jean Rochefort, Fanny Ardant, Audrey Tautou, Michel Serrault, Dany Boon, Michel Galabru, Jean Yanne, Daniel Auteuil, Jacques Villeret, Fabrice Luchini, Gérard Jugnot, Charles Aznavour, Jamel Debbouze, Jean Lefebvre, Jean Reno ou Olivier Gourmet…

De 2000 à 2003, il joue le Directeur de Frou-Frou les Bains. En 2019, Pascal Legros remonte la pièce au Théâtre Édouard VII avec la distribution d’origine.

ISABELLE SPADE

Isabelle Spade est une comédienne française. Elle se forme à l’art dramatique avec les Cours Simon, Acting in English et le Théâtre de la Tempête.

Au théâtre, elle a collaboré avec des metteurs en scène tels que Nicolas Batille, Francis Perrin, Philippe Rondest et bien d’autres. Elle chante dans certaines pièces, elle est notamment à l’aise avec les comédies musicales et les opérettes.

Elle joue dans plusieurs pièces de Patrick Haudecœur telles que Frou-Frou les Bains, Thé à la menthe ou t’es citron ? et la première exploitation de La Valse des Pingouins.

Au cinéma, elle est à l’affiche de nombreux films de Patrice Leconte.

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MARINE LEONARDI

Production: Agapè & All Good Production

Durée : 1h15
Dès 16 ans

Marine Leonardi décortique avec cynisme et humour noir les contrariétés du quotidien, du couple en passant par la maternité. C’est cru, drôle et authentique !

MARINE LEONARDI

Ancienne diplômée de l’ESSEC, Marine Leonardi quitte le monde de l’entreprise pour suivre une vocation tardive : faire rire. D’abord repérée sur les réseaux sociaux grâce à ses vidéos devenues virales notamment la série « Vous n’êtes pas seules » elle y dépeint avec un humour mordant et sincère la vie quotidienne des femmes, entre maternité, couple et charge mentale.

Son parcours atypique, entre business school et stand-up, façonne une écriture à la fois lucide, nerveuse et profondément humaine. Sur scène comme à l’écran, elle assume sa part de vulnérabilité : les contradictions de la maternité, les pressions sociales, les désirs enfouis. En mêlant tendresse, ironie et colère, elle redonne aux mères une parole libre et souvent libératrice.

Rayonnante sur les planches, Marine Leonardi revendique un humour « féminin mais pas féministe » : elle préfère rire des travers du monde moderne plutôt que d’en dresser le procès. Ses sketches, empreints de justesse et d’autodérision, explorent les paradoxes de la parentalité, la fatigue du quotidien et la beauté chaotique des relations humaines.

Aujourd’hui, forte d’une communauté de plus de 400 000 abonnés, elle s’impose comme l’une des voix les plus singulières du stand-up contemporain : une humoriste qui parle vrai, qui ose, et qui nous rappelle que le rire est souvent le meilleur moyen de dire la vérité.

MAUVAISE GRAINE

Dans Mauvaise Graine, Marine Leonardi creuse le sillon qui a fait son succès : celui des contradictions du quotidien. Mère débordée, épouse imparfaite, femme lucide, elle s’attaque à tout ce que la société exige d’elle et de toutes les autres : être performante, épanouie, disponible et toujours souriante.

Sur un ton à la fois cru et tendre, elle raconte la maternité sans filtre, la fatigue, la libido en berne, la culpabilité, la solitude des parents. Elle parle aussi du couple, de l’amour qui s’use, de l’amitié, de la liberté qu’on tente de sauver dans le chaos domestique. Mauvaise Graine n’est pas un exutoire : c’est une radiographie drôle et poignante du monde moderne vu par une femme qui en rit pour ne pas en pleurer.

Marine Leonardi y mêle humour cinglant, sincérité désarmante et sens du rythme. Chaque sketch, chaque anecdote résonne : on y reconnaît nos propres travers, nos petites lâchetés, nos grandes colères. C’est une comédie du vrai, portée par une interprète à la présence magnétique, où l’on rit beaucoup, et où l’on se sent moins seul.

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