LIVRET DE SALLE | QUATUOR ZAIDE
FAST AND FURIOUS
Durée : 1h11
Tout public
Premier violon : Charlotte Maclet
Deuxième violon : Leslie Boulin Raulet
Alto: Céline Tison
Violoncelle: Stefan Hadjiev
JEAN-SÉBASTIEN BACH (1685-1750)
L’Art de la Fugue BWV 1080
Extraits : Premier et dernier Contrapunctus
Considéré comme la dernière œuvre de Johann Sebastian Bach, l’Art de la Fugue occupe bien sûr une place tout à fait particulière. De nombreux mystères planent encore sur cette composition, d’une durée de presque 90 minutes, issue d’une réflexion quasi scientifique. Bach travaille à cette œuvre dès 1740 et en termine une première version en 1745, puis y ajoute de nouveaux contrepoints jusqu’à sa mort en 1750. Cette œuvre a inspiré de nombreux compositeurs et doit être considérée comme une œuvre charnière entre le monde musical d’avant et celui d’après.
Durée : 10 mn environ
DIMITRI CHOSTAKOVITCH (1797-1828)
Quatuor à cordes n°8 en ut mineur op.110
Cinq mouvements enchainés : Largo / Allegro molto / Allegretto / Largo / Largo
Contrairement à ses symphonies, souvent exploitées par la propagande idéologique du pouvoir en Union Soviétique, les quatuors à cordes représentent pour Chostakovitch une échappatoire, un lieu où l’intime peut s’exprimer sans le filtre imposé par le Parti.
En juillet 1960, Chostakovitch part en voyage en Allemagne de l’Est assister au tournage du film de propagande Cinq jours, cinq nuits pour lequel il doit composer la musique. Il aura suffi de l’émotion ressentie à la vue des ruines de Dresde pour le détourner de sa commande et l’inciter à composer un quatuor à cordes, son huitième, qu’il achève en trois jours seulement : « J’avais beau me casser la tête à écrire la musique du film, pour le moment je n’y suis pas arrivé. À la place, j’ai composé ce quatuor idéologiquement condamnable et dont personne n’a besoin ».
Créé par le Quatuor Beethoven à Leningrad le 2 octobre 1960, le Quatuor à cordes n° 8 s’impose très rapidement comme une œuvre majeure du répertoire.
Durée : 21 mn environ
FRANZ SCHUBERT (1797-1828)
Quatuor à cordes en ré mineur D. 810 dit « La jeune fille et la mort »
Quatre mouvements : Allegro / Andante con moto / Scherzo – allegro molto – trio / Presto
Ce célèbrissime 14e quatuor de Schubert doit son nom à son deuxième mouvement, qui est un thème à variations basé sur un Lied « Der Tod und das Mädchen » D 531, que Schubert avait composé en 1817 sur un poème de Mathias Claudius. La première exécution a eu lieu, à titre privé, le 29 janvier 1826 et sa première publication en 1831, soit trois ans après le décès prématuré du compositeur.
Ce quatuor ne reçut pas un accueil chaleureux du public lors de ses premières auditions.
Celui-ci fut certainement décontenancé par l’angoissant climat de violence éruptive de ce nouveau quatuor tout entier hanté par le thème de la mort. Ici en effet, de la première à la dernière note, « les angoisses du compositeur devant cette mort dont il sait qu’elle l’habite, le réclame, le séduit et le berce à l’avance en même temps qu’elle le révulse et l’indigne, se succèdent et se heurtent entre abandon presque filial et rage contre l’implacable compagne qui l’entraîne. » selon Jean Hamon.
Cette œuvre est aujourd’hui considérée comme un sommet absolu de la Musique.
Durée : 40 mn environ