PROGRAMME DE SALLE : LA SOURICIÈRE

Synopsis du spectacle

Londres, un meurtre vient d’être commis…
Pendant ce temps, l’émotive Mollie et l’ordinaire Giles Ralston ouvrent une pension de famille dans la campagne londonienne…
Alors qu’une tempête de neige les immobilise avec leurs cinq pensionnaires, la détestable Madame Boyle, l’espiègle Christopher Wren, le rigoureux Major Metcalf, l’étrange Mademoiselle Casewell et le fantasque Monsieur Paravicini, le méticuleux inspecteur Trotter vient leur annoncer que le meurtrier est l’un d’eux.
Ainsi se lève le rideau du plus grand succès de la reine du crime, Agatha Christie. Écrite pour les 80 ans de la reine Mary, La Souricière tient l’affiche sans interruption à Londres depuis 1952.
A ce jour, plus de 27 000 représentations : doute, suspicion, tension, interrogatoire, comédie et coup de théâtre sont au rendez-vous…

Note d’intention du metteur en scène

« Dans ma vie de metteur en scène, j’aime profondément faire le grand écart entre les univers, les écritures? Cette année est assez symbolique de cet exercice excitant et périlleux d’aller toujours vers l’inconnu et vers ce qu’on se sait pas complètement faire.
Cette nouvelle aventure commence par une proposition de La Pépinière qui m’offre, dans le lieu idéal pour monter ce spectacle et sans le savoir, un rendez-vous avec mon enfance…
Agatha Christie hante mes souvenirs d’adolescent car j’ai appris à aimer lire des livres grâce à ses romans. Je me revois dévorer ses histoires jusque tard dans la nuit pour connaitre l’identité du meurtrier.
La Souricière détient un record mondial. Elle se joue, de la même façon à Londres, sans discontinuer, depuis 1952!
Il m’a semblé intéressant de donner à cette pièce un nouveau souffle, une certaine une modernité. L’adaptation de Pierre-Alain Leleu va d’ailleurs dans ce sens : il réveille l’histoire, en faisant ressortir l’humour, tout en respectant les ressorts de l’intrigue.
Enfin, pour cette création inédite, j’aime l’idée de constituer une vraie troupe de potentiels criminels : j’ai mêlé ici des acteurs avec qui j’avais déjà travaillé, d’autres avec qui j’avais depuis longtemps envie de travailler, et d’autres encore découverts en audition pour l’occasion. Ils ont en commun leur sens de l’humour, et sont humainement compatibles tout en étant extrêmement différents les uns des autres.
Avec tout cela, on devrait, logiquement, bien s’amuser… S’amuser à vous faire peur ! »
Ladislas Chollat

Anecdote

Wikipédia dévoile le secret de « La Souricière » d’Agatha Christie

L’encyclopédie en ligne a révélé en 2010 le secret de l’intrigue de la romancière britannique. Un secret jusque-là bien gardé par une salle de théâtre de Londres. Voilà en résumé l’affaire qui fait aujourd’hui trembler les planches de la scène du vieux théâtre londonien de Saint Martin.

Depuis plus de trente ans, cette petite salle nichée au cœur du West End propose à ses spectateurs une pièce unique, The Mousetrap, tout droit sortie de l’imaginaire d’Agatha Christie, reine de l’intrigue sauce british. Ecrite en 1947, La Souricière (titre français) est une œuvre inspirée d’un vieux fait divers : la mort, en 1945, d’un jeune homme alors qu’il séjournait chez des fermiers du Shropshire.

Tripatouillant l’affaire, Agatha Christie en fît une pièce moulée parfaitement pour un bon vieux Cluedo en mettant en scène plusieurs personnages sous le toit d’un vieux manoir. Naturellement, l’un d’eux meurt ; naturellement, le meurtrier est parmi le reste de la bande. Ça sent fort le pudding, le chandelier du Colonel Moutarde, le valet de chambre victorien et la moustache de Poirot. Comme on aime.

Rédigée au départ pour être racontée sur les ondes de la BBC, la pièce a finalement été adaptée pour le théâtre en 1952 à Londres, avec notamment Richard Attenborough au casting. Depuis, la pièce a été jouée plus de 27000 fois dont une bonne partie sur les planches du théâtre de Saint Martin, qui a acquis ses droits « exclusifs » en 1974. En clair, en Angleterre, la pièce ne peut être jouée qu’une fois par an hors les planches du théâtre de West End. Le motif de cette clause : protéger le secret de l’intrigue de La Souricière.

Pour préserver au mieux le nom du meurtrier, le théâtre de Saint Martin a recours à un procédé encore plus subtil. A chaque représentation, le public donne son accord pour ne pas révéler les ressorts de la pièce. Une condition qui permet de ne jamais tarir la source de nouveaux spectateurs.

Voguant tranquille sur son succès, le théâtre a subi il y a 10 ans les maudites affres de l’Internet. Sur le site Wikipédia, la fiche référençant la pièce mit à mal le fameux secret en lançant quelques perches permettant de trouver facilement le nom du coupable. L’affaire fit tressaillir le théâtre londonien, tant est si bien que Matthew Pritchard, petit-fils et unique héritier d’Agatha Christie, demanda à Wikipédia de retirer le brûlant passage de la note.

« Cela a toujours dérangé ma grand-mère de voir que les fils de ses intrigues puissent être révélés dans les journaux – et  je ne pense pas que cette situation soit vraiment différente. C’est dommage qu’une publication, si je peux l’appeler ainsi, gâche le suspense de la pièce », a-t-il déclaré.

Le quotidien The Independant indiquait par ailleurs qu’une pétition avait été lancée pour demander à ce que Wikipédia retire les lignes incriminées.

De son côté, Wikipédia ne semble pas sourciller face à cette montée au créneau. Un dirigeant de l’encyclopédie en ligne réagissait lénifiant :

« Notre objectif est de récolter et de divulguer des connaissances et dans ce cas, il est extrêmement facile de contourner la vérité sur l’assassin : il suffit de ne pas lire la partie concernée. Demander à Wikipédia de ne pas révéler l’intrigue équivaut à demander à un libraire de retirer ses rayons les copies de La Souricière sous prétexte qu’on pourrait y aller pour lire le final. »

Et vous, saurez-vous ne jamais rien révéler de l’intrigue ?

Distribution

Molière 2020 de la révélation masculine pour Brice Hillairet.

D’après Agatha Christie

Mise en scène Ladislas Chollat

Adaptation Pierre-Alain Leleu

Avec Dominique Daguier, Sylviane Goudal, Stéphanie Hédin, Brice Hillairet, Pierre-Alain Leleu, Marc Maurille, Christelle Reboul, Frédéric Rose

Décors Emmanuelle Roy / Lumières Alban Sauvé / Costumes Jean-Daniel Vuillermoz / Maquillages et coiffures Catherine Saint Sever / Musique Frédéric Norel / Son Mathieu Boutel / Assistant mise en scène Éric Supply

 

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