PROGRAMME DE SALLE – L’Amérique

« En mars dernier, j’ai reçu un texto de quelqu’un que je ne connaissais pas. Paul Pascot organisait deux lectures de ma pièce dans un théâtre et il me demandait comment procéder pour les droits d’auteur. La vie est comme ça, quand le boulanger vous remet un billet de vingt euros alors qu’il est censé vous rendre 20 cents, il y a ceux qui se disent : « Putain, le con ! » Et il y a ceux qui ne se disent rien et qui font remarquer au boulanger leur erreur. Ce texto m’a surpris et il m’a d’emblée paru de bonne augure.

Un peu plus tard, j’ai rencontré Paul Pascot. Nous avons parlé. Il m’a raconté la lecture qu’il avait faite de mon texte. Il m’a raconté son projet, son ambition, son désir, ses complices, ses partenaires. Je l’écoutais. Ce qu’il exprimait était clair, senti, précis, ambitieux. Ensuite il m’a posé quelques questions. J’ai commencé à répondre. Et j’ai guetté du coin de l’oeil. Parler est une chose. Écouter en est une autre. Paul écoutait. Il n’avait pas posé de questions pour donner le change, pour faire illusion, pour rouler des mécaniques. Non, il avait posé des questions simplement parce qu’il avait des questions à poser. Il écoutait. Et comme je le regardais écouter, je me suis surpris à penser que je vivais probablement une rencontre comme on en fait, heureusement, quelques fois. Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une lecture de L’Amérique que Paul a organisée au Théâtre Monfort. Je me suis assis. Je n’étais ni anxieux, ni angoissé, ni même inquiet. J’étais confiant. La lecture a commencé. J’ai fermé les yeux. J’ai entendu un texte qui m’a surpris. Et deux acteurs que j’ai trouvé formidables, justes, généreux, vivants. J’ai ri, j’étais ému mais en réalité, je n’étais pas surpris. Je ne connaissais pas le travail du metteur en scène mais j’avais vu l’homme. Un homme honnête qui connait la valeur du travail, qui tient à le rétribuer, non par posture intellectuelle, mais simplement, parce qu’il connait le travail, qu’il sait de quoi ce travail est fait. Et qu’il s’y engage lui, à son tour, avec son savoir, son savoir faire, son écoute, et son talent. »

Lettre de Serge Kribus, octobre 2017


Est-ce que j’ai le choix ?
Qu’est-ce que je ferai quand je serai grand ?

Est-ce que j’ai vraiment choisi ma vie ?
Est-ce que c’est déjà fini quand on est grand ?

Qu’est-ce que je peux faire pour changer le monde ?
Quelles sont toutes les questions qu’on peut avoir en commun ?

Et j’en ai combien, de l’espoir ?
Jusqu’à quand j’aurai envie ?
Qui sont ceux que j’ai rencontrés dans ma vie et qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui ?

Est-ce que je me rappelle de tous ?
Paul Pascot octobre 2018

 

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